
Toute personne ayant commencé à travailler avant l’âge de 19 ans et qui a accumulé 41 annuités (41 années de travail).
Un aménagement spécifique est accordé aux mères et aux chômeurs :
110 000 personnes, soit seulement 0,4% des actifs
Les bénéficiaires du nouveau calendrier de départ à la retraite pourront s'arrêter de travailler entre neuf mois et deux ans plus tôt que ce que prévoyait la réforme du gouvernement Fillon de 2010.
Pour savoir si vous êtes concernés par cette mesure, retrouvez cet article par Les Echos
La très grande majorité des français ne partiront effectivement pas à la retraite à 60 ans, seulement une personne sur six sera concernée, comme l’a indiqué hier, la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine dans Libération.
En effet, la population française est vieillissante et la part des plus de 60 ans passera de 22 à 32% d’ici à 2030, cela pose d’ores et déjà un problème de taille pour le financement des retraites par répartition.

Sources : Insee, Part des plus de 60 ans – Projection de population 2007-2060
La durée de cotisation actuellement à 41 ans est soumise depuis 2010 à la reforme de Xavier Bertrand et est déterminée en fonction de l’espérance de vie qui ne cesse d’augmenter.
L’espérance de vie en 2050 pourrait être de 84 ans pour les hommes et 88 ans pour les femmes. (Scénario central). Cela impactera donc naturellement la durée de cotisation qui pourrait même atteindre les 43 annuités.

La mesure de François Hollande est sensée concerner les personnes ayant commencé à travailler à 18, 19 ou 20 ans, mais il est mathématiquement impossible pour une personne née après 1955 de partir à la retraite à 60 ans, si elle a débuté sa carrière après 18 ans et demi. (Cet article du Huffington Post vous explique pourquoi)
En 2015, il faudra 41.5 annuités pour partir à la retraite, et les futures durées de cotisations devront être déterminées par les prochains gouvernements. Une situation problématique pour les jeunes générations qui n’ont que très peu de visibilité à long terme sur leur retraite.
Les courbes et les chiffres de l’évolution de la population et du nombre d’actif sont, malheureusement suffisamment parlant pour illustrer l’impérieuse nécessité d’une future nouvelle réforme des retraites.
La question en suspend est donc quand et quel gouvernement héritera de cette patate chaude. Le nouveau gouvernement vient d’être nommé, espérons qu’il aura le courage de ne pas repousser une réforme qui sera d’autant plus douloureuse qu’elle sera tardive.
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