Il faut au moins 10 ans d'études pour former un médecin spécialiste. De la dermatologie à la pédiatrie, la profession compte une quarantaine de disciplines. 75 % des médecins spécialistes exercent à temps plein ou à temps partiel en milieu hospitalier. Et la moitié d'entre eux possèdent leur propre cabinet. Actuellement, la France manque d'anesthésistes-réanimateurs, de pédiatres, de gynécologues-obstétriciens et de psychiatres.
Actuellement, on compte plus de 105 000 médecins spécialistes en exercice. Avec les départs à la retraite, l'absence de médecins dans certaines régions, le relèvement du nombre d'admis en médecine, les perspectives d'emploi sont favorables aux futures générations. Certaines disciplines souffrent malgré tout d'une véritable pénurie : l'anesthésie-réanimation, la pédiatrie, la psychiatrie, la gynécologie-obstétrique et la chirurgie.
Le Nord plus accueillant
On note de grandes disparités d'emplois selon les régions. Ouvrir un cabinet dans le Nord de la France est beaucoup plus facile qu'à Paris ou dans le Sud ! Les petits hôpitaux de province intéressent moins que ceux des capitales... mais ils embauchent ! L'installation en médecin libéral nécessite, quant à elle, de lourds investissements. C'est pourquoi, il est souvent préférable de s'associer pour partager les charges financières... tout en maintenant une seconde activité à l'hôpital.
Salaire du débutant
De 1800 à 8500 euros brut par mois.
Conditions de travail
Des échanges quotidiens
Cette profession est riche en contacts, aussi bien avec les patients, qu'avec les confrères et les autres professionnels de la santé. Ainsi le pneumologue peut solliciter l'avis du radiologue, l'anesthésiste-réanimateur celui du chirurgien et des infirmiers du bloc opératoire.
À l'hôpital et/ou en ville
Près de 75 % des médecins spécialistes travaillent à temps plein, plusieurs jours par semaine dans les hôpitaux et les cliniques. Près de la moitié d'entre eux possède aussi leur propre cabinet en ville. Très souvent, ils effectuent alors, en parallèle, leurs consultations à l'hôpital. Les gardes et les astreintes à domicile sont fréquentes dans certaines professions comme chez les anesthésistes-réanimateurs, par exemple.
À la tête d'un service
À l'hôpital, le médecin spécialiste dépend d'un service lié à son domaine de compétences. Avec de l'expérience, il peut diriger cette unité en devenant médecin chef de service.
Compétences
Des techniciens... humains
Les spécialistes de la santé sont avant tout des praticiens de haut niveau, capables d'établir des relations de confiance avec leurs malades. En plus de leurs compétences médicales et de leurs aptitudes développées dans la pratique de leur spécialité, la disponibilité, l'équilibre personnel et le sens de l'observation figurent parmi leurs principales qualités.
Résistance nerveuse et physique
La ténacité et la patience des spécialistes sont des qualités réelles qu'ils ont déjà éprouvées au cours de leurs longues années d'études. C'est pourquoi, quelle que soit la spécialité exercée, une grande résistance physique et nerveuse vient soutenir la motivation de ces professionnels, régulièrement confrontés à des situations délicates et compliquées.
Nature du travail
Des orientations variées
Anesthésie, dermatologie, pédiatrie, orthopédie, chirurgie (cardio-vasculaire, esthétique...), phlébologie, stomatologie, ophtalmologie, obstétrique, gériatrie, rhumatologie, psychiatrie... la liste des spécialités vers lesquelles peut se tourner le médecin n'est pas exhaustive ! Son choix se fera en fonction du goût pour la pathologie à traiter, des techniques à maîtriser, du public concerné et du lieu d'exercice (hôpital, clinique privée).
Prise en charge et suivi
Comme un médecin généraliste, le médecin spécialiste accompagne souvent ses malades sur la durée. Son rôle de prévention et de surveillance est important : dépistage de risque de cancer pour le gynécologue, suivi des vaccinations pour le pédiatre, contrôles réguliers de la vision pour l'ophtalmologiste...
Formation pour accéder au métier
Au moins 10 d'études sont nécessaires pour former un médecin spécialiste. Des études longues, organisées en 3 cycles, et qui débouchent sur le diplôme d'État de docteur en médecine, avec mention de la spécialité, délivré à l'issue de la soutenance d'une thèse.
Niveau bac + 5 et plus
• 1ercycle d'études médicales (PCEM) : accessible après le bac (la filière scientifique est recommandée). Le PCEM dure 2 ans. Il commence par la première année commune aux études de santé, à l'issue de laquelle les étudiants passent un concours au nombre de places restreint (le numerus clausus).
• 2ecycle d'études médicales (DCEM) : il dure 4 ans et forme à ce qu'on appelle traditionnellement l'externat.
• 3ecycle d'études médicales : le choix de la spécialité dépend des résultats et du rang de classement lors des épreuves nationales classantes (ENC) à la fin de la 6e année (DCEM4). Internes, les étudiants préparent alors un diplôme d'études spécialisées (DES) pendant 4 ou 5 ans. Le succès de la soutenance d'une thèse débouche sur le diplôme d'État de docteur en médecine, avec mention de la spécialité.
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