La sage-femme (ou le maïeuticien, pour les hommes) accompagne la future mère, du début de sa grossesse jusqu'à la naissance de son enfant. Elle effectue les consultations prénatales, surveille la croissance du bébé et l'état de santé de la future maman. Si un accouchement se présente bien, elle en assure l'entière responsabilité, du diagnostic du travail à la délivrance. À la naissance, elle s'assure de la bonne santé du nouveau-né et lui prodigue les soins nécessaires, ainsi qu'à sa mère.
L'accès à la formation est soumis à un numerus clausus (nombre restreint) défini par le ministère de la Santé. Actuellement, on recense plus de 16 000 sages-femmes. Trouver un emploi n'est pas un souci dans cette profession, car les besoins en personnel sont très importants. Certaines cliniques n'hésitent pas à offrir une prime à l'embauche pour recruter ! Souvent, les sages-femmes débutent par des remplacements ou des gardes à durée déterminée à l'hôpital.
Devenir cadre de santé
Après 3 ans d'activité, une sage-femme peut préparer un diplôme de cadre sage-femme pour accéder à une fonction d'encadrement dans un service hospitalier, un centre de PMI... ou devenir formatrice dans une école de sages-femmes.
Changer d'orientation
Avec de l'expérience, la sage-femme peut aussi s'installer en libéral ou changer d'orientation. En effet, elle bénéficie d'une dispense partielle de scolarité pour certains métiers du paramédical : ergothérapeute, masseur-kinésithérapeute, infirmier. Elle peut encore se spécialiser dans une école de puéricultrices.
Salaire du débutant
1600 euros brut par mois.
Conditions de travail
Une grande autonomie
La sage-femme exerce une profession médicale. Elle prescrit les examens et médicaments nécessaires au bon déroulement de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches.
Salariée à l'hôpital
80 % des sages-femmes exercent à l'hôpital ou en clinique. En général, la journée comprend entre 8 et 12 h de garde, le plus souvent seule. Lorsqu'une complication se présente, la sage-femme en réfère au gynécologue-obstétricien. Elle travaille également avec d'autres professionnels : l'anesthésiste qui pose la péridurale ou le chirurgien qui pratique les césariennes.
Parfois en libéral
Quelques sages-femmes ouvrent leur propre cabinet. 12 % d'entre elles se consacrent exclusivement à une activité libérale. Information sur l'allaitement, sur l'hygiène du bébé, sur le choix d'une contraception : les couples trouvent des réponses à leurs questions auprès d'elles. Dans une PMI ou un centre de planification familiale, la sage-femme joue surtout un rôle de communication et de prévention : séances d'information, visites à domicile, sensibilisation aux risques d'accouchement prématuré...
Compétences
Essentiellement une femme
Sur les 16 000 professionnelles de la maternité, moins de 200 d'entre elles sont... des hommes ! On les appelle alors des maïeuticiens.
Sens du relationnel et soutien
Dotée de compétences scientifiques et médicales, la sage-femme possède aussi un excellent sens relationnel. Sa capacité à établir une relation de confiance avec la femme enceinte est primordiale. C'est un métier d'aide et de soutien, où pédagogie et mise en confiance sont indispensables.
Une grande stabilité émotionnelle
Une grande résistance physique et psychologique est indispensable pour exercer cette profession médicale. En effet, confrontée à des situations parfois compliquées, la sage-femme doit pouvoir enchaîner les accouchements même si elle est éprouvée. Mieux vaut donc avoir les nerfs solides et savoir résister à la fatigue.
Nature du travail
Assurer le suivi prénatal
La sage-femme suit les femmes enceintes tout au long de leur grossesse. Examens, échographies, dépistage des facteurs de risques... sont assurés par cette spécialiste de la maternité. L'accompagnement psychologique des futures mères fait également partie de ses attributions. Elle assure les séances de préparation à l'accouchement.
Préparer l'accouchement
La sage-femme pratique les accouchements en toute autonomie, ou avec un médecin. Elle surveille, pas à pas, l'évolution du « travail » jusqu'à la naissance. Si un risque se révèle ou qu'une césarienne est à prévoir, elle fait appel au gynécologue-obstétricien ou au chirurgien. Après l'accouchement, elle examine le nouveau-né, contrôle ses réflexes et sa bonne santé.
Assurer le suivi postnatal
Durant les jours qui suivent l'accouchement, elle prodigue les soins nécessaires à la mère et surveille son rétablissement. À la sortie de la maternité, la sage-femme peut aussi rendre visite à la jeune maman chez elle. Enfin, quelques semaines après la naissance, elle assure les séances de rééducation postnatale.
Formation pour accéder au métier
Le diplôme d'État de sage-femme est préparé en 4 ans, dans l'une des 35 écoles agréées (dépendant d'un centre hospitalier), après avoir réussi le concours de la première année commune aux études de santé. Au total, la formation dure donc 5 ans.
• Diplôme d'État de sage-femme : en 2010, 1 015 places proposées pour l'ensemble des écoles.
Source :
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