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administrateur de mission humanitaire

Qu'il intervienne au Darfour, au Pakistan ou en Tchétchénie, l'administrateur de mission humanitaire a 3 missions principales : le budget, la gestion du personnel et les formalités administratives. Il peut être responsable de centaines d'employés et de millions d'euros. Sans oublier son rôle de formateur d'assistants locaux. Les organisations non gouvernementales (ONG) recherchent des personnes expérimentées.

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Offres d'emploi

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Vie professionnelle

Volontaire ou salarié
La plupart des ONG recrutent leur personnel expatrié sous statut de volontaire. Les volontaires de la solidarité internationale bénéficient d'une prise en charge du transport, de l'hébergement et des frais de vie sur place, de la couverture sociale et d'une indemnité mensuelle de 800 à 900 euros. Certaines offrent des contrats à durée déterminée (CDD) pour les postes d'administrateur, de coordinateur, de chef de mission...
Des évolutions variées
À titre d'exemple, chez Médecins sans frontières, 10 % des départs concernent des administrateurs. Les candidatures étant nombreuses, la sélection est sévère. Les missions durent en moyenne entre 3 mois et 2 ans. Avec de l'expérience, il est possible d'évoluer sur d'autres postes de terrain, en tant que coordinateur ou chef de mission. À terme, certains humanitaires obtiennent un poste au siège, en gardant la possibilité de retourner sur le terrain. Quelques-unes se font recruter par les organisations internationales (Croix-Rouge, UNICEF). La réinsertion dans la vie active en France est possible, mais plus difficile au-delà de 4 à 5 ans d'expatriation.
Salaire du débutant
De 900 à 1700 euros brut par mois.

Conditions de travail

Sur le terrain ou au QG
L'administrateur travaille pour une ONG dans un pays où celle-ci assure un programme d'aide ou de développement. Pendant sa mission, il peut se déplacer sur le terrain. Aller, par exemple, dans les centres nutritionnels et de soins lui apporte une vision plus concrète. Il peut ainsi mieux évaluer l'adéquation entre les moyens financiers et l'activité. Cependant, il se trouve souvent au quartier général (QG), à gérer les comptes derrière son ordinateur.
Entouré d'assistants
L'organisation d'une mission varie en fonction de l'ONG, du pays, et des moyens déployés. L'administrateur peut gérer, seul, un programme de petite taille. Le plus souvent, il encadre des assistants administratifs et financiers. Ce sont des « nationaux » qu'il forme aux pratiques de gestion. Si la mission est implantée depuis longtemps dans un même pays, il est plus facile de déléguer le suivi administratif, les contacts avec les banques ou les autorités locales... Souvent, un administrateur général est basé dans la capitale du pays. Il sert alors d'appui aux logisticiens administrateurs qui interviennent sur les différents sites.

Compétences

Adaptable, honnête et rigoureux
Chaque mission est spécifique au pays dans lequel elle se déroule. Parfois, il faut pallier l'absence de banque ou celle de bailleurs institutionnels internationaux (financeurs de programmes d'urgence : ONU, par exemple). D'autres fois, il faut gérer une surabondance de fonds financiers. À cela s'ajoutent des informations de terrain qui font évoluer la mission en permanence. Pour suivre ces changements, capacité d'adaptation, réactivité et sens de l'initiative dans la prise de décisions sont primordiaux. Sans oublier l'honnêteté et la rigueur comptable pour gérer les budgets.
Un pédagogue à l'écoute
L'administrateur a un rôle important de formation envers ses assistants locaux. Il leur transmet ses pratiques de gestion pour qu'à leur tour, ils deviennent autonomes. Écoute, patience, maîtrise de la langue et connaissance des pratiques culturelles sont autant d'atouts pour assurer ce rôle.

Nature du travail

Gestionnaire de l'urgence
L'administrateur est le bras droit financier du chef de mission humanitaire. Il prépare les budgets et les plans de trésorerie. Quand une organisation affecte des fonds à la réhabilitation d'une zone, le chef de mission définit l'objectif. L'administrateur répartit ces fonds sur les différents sites. Il détermine comment, et à quel rythme, l'argent sera dépensé. La situation est instable ? Les priorités sont réajustées, en accord avec le chef de mission. Ce comptable de l'urgence révise constamment ses budgets.
Noter les mouvements de fonds
Recruter et gérer le personnel local, passer les contrats de location d'entrepôts ou de camions, suivre les achats de matériels, payer les factures et les salaires, s'occuper des formalités administratives concernant les expatriés... autant d'activités réglées, au quotidien, par l'administrateur. Il enregistre les mouvements de fonds sur le « balzac », qui sert de document comptable. Régulièrement, il rédige des rapports financiers pour le siège de son organisation non gouvernementale (ONG) et les financeurs. Il peut gérer des budgets importants et des équipes de 300 à 500 personnes.

Formation pour accéder au métier

Les ONG recrutent en priorité des volontaires diplômés (en particulier des titulaires d'un bac + 5) en gestion, commerce, finance, comptabilité, audit... complétée par au moins 2 ans d'expérience professionnelle. Les qualités personnelles sont également passées au crible. On peut faire la preuve de son engagement dans le cadre d'activités bénévoles. La maîtrise de l'anglais est indispensable.
Niveau bac
• Formation d'administrateur de solidarité internationale de l'Institut Bioforce (Vénissieux, 69) : admission sur concours (30 places en 2007) aux bacheliers (ou aux titulaires d'un BEP + solide expérience en gestion). Durée : 9 mois.
Niveau bac + 3
• Diplôme de comptabilité et de gestion (filière expertise comptable); • Formation de coordonnateur de programme de développementde l'Institut de formation et d'appui aux initiatives de développement (IFAID, Bordeaux 33) : accès avec un bac + 2 en économie, gestion, sanitaire, social;
Niveau bac + 5
• Diplôme supérieur de comptabilité et gestion (filière de l'expertise comptable); • Masters pro comptabilité, contrôle, audit; contrôle de gestion; administration des entreprises; finance d'entreprise... • Diplôme d'école supérieure de commerce; • Formation en gestion, commerce international, développement (+ approche interculturelle) de l'École 3A à (Lyon 69) : admission en 1re année avec le bac. Durée : 5 ans. À noter : accès possible en 2e année avec un bac + 1, en 3e année avec un bac + 2.