animalier(ière) de laboratoire
technicien animalier de laboratoire
Dans un centre de recherche, l'animalier de laboratoire s'occupe d'animaux qui sont l'objet d'expérimentations : souris, rats, lapins, singes... Ce professionnel doit, avant tout, veiller au confort des animaux. Ses activités sont centrées autour de l'élevage, de la sélection, de l'entretien des locaux, du matériel, et de l'enregistrement des données techniques. Une réglementation stricte s'applique aujourd'hui. C'est à lui de veiller au respect de cette réglementation et de donner son avis sur les conditions d'hébergement et d'utilisation des animaux.
Offres d'emploi
Retrouvez les offres d'emploi pour animalier de laboratoire :
Vie professionnelle
Surtout le secteur public
Les Débouchés se situent essentiellement dans les laboratoires de recherche publics ou parapublics : l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l'Institut national de la recherche agronomique (INRA)... Les laboratoires pharmaceutiques pour la recherche-développement de nouveaux médicaments, les grands hôpitaux , les centres universitaires emploient également des animaliers.
Concours obligatoire
Pour tous les organismes publics, l'accès à un poste de titulaire passe obligatoirement par un concours comme pour toute administration. Les postes dans le domaine public sont les suivants : agent animalier, animalier, technicien en gestion d'élevage expérimental, technicien en expérimentation animale. Ces postes correspondent à la branche d'activité professionnelle «Sciences du vivant», famille «élevage, expérimentation, développement animal».
Salaire du débutant
Variable, autour de 1200 euros par mois.
Conditions de travail
Dans les laboratoires
Les laboratoires de recherche publics, l'industrie pharmaceutique et les universités sont les principales structures qui emploient les animaliers et techniciens animaliers de laboratoire. Les recherches portent sur le comportement, la reproduction, la recherche médicale... Le recrutement s'effectue sur concours.
Une attention en continu
Les conditions d'hygiène sont draconiennes pour assurer la réussite des expériences, éviter la propagation des maladies et offrir des conditions de vie décentes aux pensionnaires. Le nettoyage des cages, l'alimentation et la surveillance des animaux s'effectuent avec le plus grand soin et en continu, week-end compris. L'animalier doit être disponible en cas d'urgence. Les horaires peuvent donc être contraignants.
Expériences en toile de fond
Les pensionnaires des laboratoires sont principalement des rongeurs, des lapins ou des singes, mais également des insectes, des grenouilles, des poissons, des porcs... qu'il faut surveiller du point de vue de la santé et du comportement et sur lesquels il faut pratiquer des soins, des analyses, voire des autopsies. Âmes sensibles, s'abstenir.
Compétences
Formation spécifique
Une formation spécifique est indispensable à un animalier de laboratoire : il doit posséder des notions d'éthologie pour comprendre les comportements, avoir des connaissances en biologie animale et en anatomie, savoir manipuler des animaux. Ses connaissances devront être adaptées au type d'animal à sa charge.
Observateur et inventif
L'animalier doit être méthodique et méticuleux, attentif et observateur. Il doit savoir adapter son travail selon les besoins des programmes de recherche, être bricoleur et inventif, mais aussi et surtout avoir un comportement calme, savoir transmettre les informations et expliquer les éventuels problèmes constatés sur les animaux du point de vue de leur santé et de leur comportement.
Nature du travail
Hygiène et alimentation
Au sein d'un laboratoire de recherche, l'animalier assure les opérations d'hébergement et d'élevage en respectant les normes d'hygiène et de sécurité. Il assure l'entretien et l'aménagement des locaux, tout en veillant au confort des animaux. Il manie, bien sûr, pelle, seau et balai, mais aussi marteau et tournevis, viande, fruits, pâtée et écuelles.
Participation à la recherche
L'animalier participe au bon déroulement des expériences. Il représente l'élément indispensable entre l'animal et le chercheur. Il donne l'alerte dès le premier signe de souffrance ou de comportement inhabituel des animaux dont il a la charge. Il peut être chargé d'effectuer des interventions de base (injections, prélèvements...) et de réaliser certaines opérations élémentaires dans le cadre strict d'un protocole d'expérience : pesée, administration de produits, soins pré- et postopératoires...). Il lui arrive également de pratiquer des autopsies sur des animaux morts, pour examiner leurs tissus et éventuellement détecter des maladies transmissibles à l'homme.
Formation pour accéder au métier
Les formations adaptées à cette profession sont le BEPA Animalerie spécialité laboratoire ou le BTA Production spécialité technicien animalier de laboratoire. Il est ensuite possible de se présenter aux concours d'agent technique ou de technicien animalier.
• Le BEPA Animalerie spécialité laboratoire se prépare en deux ans après la 3e . Pour avoir accès à cette formation, il est indispensable d'être âgé au minimum de 16 ans au 31 décembre de l'année d'inscription.
• Le BTA Production spécialité technicien animalier de laboratoire forme de futurs techniciens susceptibles d'avoir la responsabilité d'un secteur ou d'une équipe d'animaliers. La préparation de ce diplôme, en deux ans, s'adresse particulièrement aux élèves issus d'une classe de seconde générale et technologique, mais également aux titulaires d'un BEPA de même option ou d'une option voisine.
Selon la loi, toute personne en contact avec des animaux utilisés à des fins expérimentales doit détenir une autorisation réglementaire. À ce titre, ces formations donnent l'autorisation de participer aux expérimentations sous la responsabilité d'une personne détenant l'autorisation d'expérimenter.
Un seul établissement en France délivre les deux diplômes en formation initiale, conduisant au métier d'animalier de laboratoire : le lycée agricole de Vendôme (41).
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