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Definition du metier

aquaculteur(trice)

Poissons, huîtres, moules, coquilles Saint-Jacques, algues... Autant de spécialités cultivées en milieu aquatique par les "paysans" de la mer ou de la rivière : les aquaculteurs. Pour tous, des points communs : sélection des espèces, élevage des larves ou des oeufs, éclosion, soins, alimentation... Le tout en utilisant une technologie très poussée et en subissant des contrôles stricts. Il s'agit ensuite de faire parvenir les produits aux poissonniers et aux restaurateurs, avant de les retrouver... dans votre assiette.

Offres d'emploi

Retrouvez les offres d'emploi pour aquaculteur :

Vie professionnelle

Le podium européen et mondial
Près de 540 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 370 millions pour les coquillages. Des chiffres qui font de la France le n°1 de la production européenne d'huîtres, le n°2 de la production aquacole européenne et le n°3 de la production mondiale de truites.
Des emplois au compte-gouttes
Tous les diplômés (surtout les pisciculteurs) n'arrivent pas à trouver une place dans le secteur aquacole. L'emploi de personnes sans qualification est courant. Les techniciens arrivent à décrocher un poste dans quelques organismes de recherche et de développement marins. La progression de carrière est lente. Certains tentent leur chance à l'étranger ou dans des secteurs voisins en tant que technico-commerciaux, chercheurs de laboratoire ou conseillers d'organismes de protection de l'environnement.
Devenir patron
L'aquaculteur n'a qu'une solution pour évoluer : s'installer à son compte, puis s'agrandir. Les débutants commencent souvent par reprendre une ferme déjà existante ou s'associent. Dans les deux cas, c'est un lourd investissement. Les conchyliculteurs se concentrent surtout en Poitou-Charentes, en Languedoc-Roussillon et en Bretagne. Les pisciculteurs en Aquitaine, en Bretagne, en Midi-Pyrénées et en Rhône-Alpes.
Salaire du débutant
Variable en fonction de la taille de l'exploitation.

Conditions de travail

En plein air ou à l'abri
Selon sa spécialité, l'aquaculteur peut travailler en extérieur, soumis aux aléas du climat, avec de l'eau parfois jusqu'à la taille. Il peut travailler dans des entreprises aquacoles de taille modeste, familiale ou individuelle ou dans des fermes de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER). Activités autonomes, intensives La plupart des aquaculteurs travaillent en toute autonomie, faisant appel aux compétences de conseillers en cas de marée noire, de prolifération d'algue toxique ou de maladies touchant les élevages. Pour surveiller certains élevages et intervenir rapidement en cas de problème, le personnel doit se relayer 24 heures sur 24 autour des bassins. Quant aux horaires, ils sont parfois calés sur les heures de marée. Un travail plus intensif a lieu autour des fêtes de fin d'année.
Des outils modernes
Si le métier d'aquaculteur reste très dur physiquement, il est aujourd'hui «soulagé» par les nouvelles technologies : grues hydrauliques, pêcheuses marines, navires amphibies, calibrage informatisé...

Compétences

Santé, savoir-faire, motivation
L'amour de la mer et de l'eau en général est essentiel, évidemment. Mais il faut compter aussi sur une solide santé (surtout pour le travail en plein air) et une motivation à toute épreuve. Se montrer bricoleur, avoir des aptitudes au métier de marin, être à l'aise avec un ordinateur, savoir gérer ses comptes... Autant de qualités requises chez l'aquaculteur. Enfin, la patience peut aider quand on sait qu'il faut trois ans pour faire grossir une huître !
Esprit curieux et novateur
Il est plus confortable de travailler dans une ferme marine ou un organisme de recherche et d'assistance technique. Mais, selon les postes, cela requiert aussi des connaissances scientifiques et biologiques pour créer des produits et renouveler les techniques aquacoles. Sans oublier la maîtrise des techniques et des circuits de distribution, pour s'adapter aux besoins du marché.

Nature du travail

Tous des aquaculteurs
Pisciculteur continental (truites, carpes, gardons, écrevisses...) ou marin (dorades, turbots, bars, homards...), ostréiculteur (huîtres), mytiliculteur (moules), conchyliculteur (coquillages), pectiniculteur (coquilles Saint-Jacques), ou algoculteur (algues), tous ces professionnels sont des aquaculteurs.
De l'eau au plateau
Quelle que soit sa spécialité, l'aquaculteur commence par se fournir en «bébés». Il capte le naissain (tout petits coquillages) en milieu naturel. Ou bien il produit et/ou achète des alevins (tout petits poissons) dans des fermes aquacoles. Puis il accompagne leur développement au cours de nombreuses opérations (tri, calibrage...). Arrivées à maturité (parfois au bout de 3 ans), les espèces sont conditionnées et prêtes à être vendues auprès des poissonniers, des restaurateurs, des entreprises de restauration collective...
Rompu aux technologies
Pieds et mains dans l'eau, ce professionnel est aussi un technicien, avec des connaissances en biologie. En salmoniculture (truites), par exemple, l'aquaculteur effectue lui-même la fécondation artificielle des poissons.

Formation pour accéder au métier

• Après la 3e , en 2 ans : CAP Conchyliculture (maritime) ; CAP Développement option 5 gestion et entretien en milieu marin  ; CAP Mareyage. • Après la 3e , en 3 ans : bac pro Productions aquacoles ; bac pro Cultures marines. • Après bac pro ou techno : BTSA Productions aquacoles (2 ans) ; DEUST Technicien de la mer et du littoral option valorisation des produits de la mer (2 ans) ; DU Technicien spécialisé en aquaculture (14 mois). • Après bac + 2 : licence en sciences du vivant ; licences pro agronomie ; productions animales ; licence pro Droit, économie, gestion commerce spécialité transformation et commercialisation des produits de la mer; DESTA Gestionnaire d'entreprise et d'activités aquacoles du CNAM et de l'université Montpellier 2 (20 mois). • Après bac + 3 : masters professionnels ou masters recherche (2 ans) ; DU Chef de projet et d'exploitation d'aquaculture (1 an). • Écoles d'ingénieurs en biologie, biotechnologies, zootechnie et productions animales, etc. Admission sur concours aux niveaux bac, bac + 2, + 3, + 4. • Compléments de formation : certificats de spécialisation de durée variable. Les formations complémentaires en cultures marines (240 heures) donnent accès aux concessions du domaine public maritime. Le stage préparatoire à l'installation en cultures marines (40 heures) permet aux jeunes éleveurs de coquillages de solliciter des aides financières.