arboriculteur(trice)
La passion de l'arboriculteur ? La culture des arbres, sous tous leurs aspects. Arbres fruitiers, arbres d'ornement pour les parcs et jardins (publics ou privés) ou arbres choisis pour le renouvellement d'espaces boisés : l'arboriculteur peut se spécialiser dans l'une de ces trois principales catégories. Il connaît les caractéristiques propres à chaque arbre, les gestes appropriés, les soins à prodiguer à chaque saison. Travaillant la plupart du temps au grand air, l'arboriculteur peut aussi travailler en entrepôt pour le conditionnement des fruits avant leur expédition vers les points de vente.
Offres d'emploi
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Vie professionnelle
Secteur vivant avec son temps
Évolutions sanitaires, innovations technologiques, concurrence internationale, exigences des clients et des consommateurs, l'arboriculture est au coeur de toutes ces préoccupations.
Une main-d'oeuvre qualifiée
En 2e place derrière la viticulture, l'arboriculture fruitière est la plus employeuse de main-d'oeuvre (salariée et permanente mais surtout saisonnière pour des travaux particuliers de cueillette, de taille, d'emballage...). Une main-d'oeuvre de plus en plus qualifiée pour respecter les notions de qualité, de sécurité, d'aspect, critères de vente et de survie économique des exploitations.
L'usage veut qu'un salarié soit payé au Smic, auquel s'ajoutent des primes de rendement. Dans les faits, il est très difficile d'évaluer le montant des revenus, car l'emploi saisonnier est très fréquent en arboriculture.
Évolution de carrière
S'il est capable d'organiser les chantiers et s'il dispose d'une expérience de l'encadrement de personnel saisonnier, l'arboriculteur peut passer du statut d'ouvrier à celui de chef d'équipe. Lorsqu'il aura acquis suffisamment de connaissances en arboriculture et qu'il aura développé son autonomie et sa prise d'initiatives, il accèdera au titre de chef de culture. Avec des compétences en économie et en gestion, ainsi que des connaissances plus pointues en arboriculture, il pourra également devenir arboriculteur exploitant.
Salaire du débutant
Smic + prime de rendement sont l'usage.
Conditions de travail
À l'extérieur et à l'intérieur
La cueillette, l'élagage et la taille se font en plein air, suivant un calendrier précis. Par exemple, la cueillette s'étend de mai à novembre. La taille, en hiver.
Travailler à l'abri des intempéries ou de la chaleur en arboriculture, c'est possible. À l'intérieur d'une «station», un bâtiment agricole, l'arboriculteur procède au tri, au calibrage et au conditionnement des fruits.
Un rythme aléatoire
Le rythme de travail en arboriculture est souvent imprévisible et irrégulier. Il faut compter sur de longues journées, alternant avec des périodes d'attente. C'est surtout vrai dans le secteur fruitier qui dépend des aléas de la météo. En station, les commandes des clients donnent le rythme. Une commande reçue le matin, c'est une marchandise livrée l'après-midi.
Innovations (bio)technologiques
En arboriculture, certains gestes sont exclusivement manuels. Mais l'outillage, de plus en plus performant, réduit fatigue et accidents : nacelles et plates-formes élévatrices supplantent les escabeaux. Des espèces d'arbres sont créées, où les fruits poussent à hauteur de bras ou produisent tout au long de l'année.
Compétences
Autonome, observateur, sportif
De la plantation à la récolte, l'arboriculteur s'appuie sur un travail en équipe tout en restant autonome. Il applique les consignes du chef de culture ou de l'exploitant. Bon observateur, il détecte la présence d'un animal nuisible ou les prémices d'une maladie. Il possède une bonne résistance physique et de l'endurance : les charges sont parfois lourdes et le travail s'effectue souvent en plein air.
Respectueux de la nature
L'arboriculteur saisonnier spécialisé dans les fruits doit faire preuve de flexibilité et de capacités d'adaptation. Par exemple, en acceptant les aléas de la météo, de la nature (tous les fruits ne sont pas «calibrés» naturellement).
Mobilité tous azimuts
L'arboriculteur doit se montrer adaptable quand il passe d'un fruit à l'autre (de la mirabelle à la châtaigne) et d'un poste à l'autre (de la taille à la cueillette). Il accepte des emplois parfois éloignés de son domicile ; il change de patrons, de méthodes de travail et d'organisation.
Polyvalence de rigueur
La tendance est au développement d'arboriculteurs polyvalents dans les secteurs de l'agriculture, de l'artisanat et du tourisme.
Nature du travail
Tailler et nettoyer
L'arboriculteur suit le rythme des saisons. Notamment pour réaliser la taille des arbres, propre à chaque espèce. À l'aide d'outils spécifiques (sécateur , scie , échenilloir , tronçonneuse ...) il procède à la taille des arbres. Objectif ? Éliminer le bois mort, favoriser les jeunes pousses pour accroître la production de fruits.
Mettre en forme
Le palissage est aussi très important. Il s'agit de donner une forme aux branches en les maintenant sur des fils tendus selon des formes particulières. Cette technique favorise la production des fruits, mais facilite aussi la cueillette et réduit l'encombrement au sol.
Soigner et récolter
Son travail consiste encore à traiter les arbres pour lutter contre les maladies et les parasites. Le désherbage des parcelles entourant les arbres est également indispensable. Quand il travaille à la production de fruits, l'arboriculteur participe aussi aux opérations de ramassage, de tri, de calibrage, de nettoyage et de conditionnement de la récolte.
Conduire et réparer
Dans la majorité des exploitations, il est amené à conduire des engins agricoles , voire même, à en assurer l'entretien courant.
Formation pour accéder au métier
• En 2 ans après la 3e , on peut préparer un CAPA production agricole, vigne et vin ou productions horticoles, productions fruitières, pépinières...ou encore un BPA du secteur.
• Après la 3e , on peut aussi s'orienter vers un bac professionnel Productions horticoles.
• Après le bac pro, et pour les meilleurs, cap sur un BTSA en 2 ans. Par exemple, BTSA production horticole, agronomie ou viticulture-oenologie.
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