bijoutier(ière)-joaillier(ière)
C'est en utilisant les pierres et les métaux précieux (l'or, l'argent ou le platine) que le bijoutier-joaillier fabrique, selon les techniques anciennes ou plus modernes, les bagues, bracelets, colliers et objets de parure. Le bijoutier crée ou répare les bijoux tandis que le joaillier monte les pierres précieuses, mais le plus souvent les deux activités se recouvrent. Méticuleux et perfectionniste, le bijoutier-joaillier travaille en atelier, comme salarié ou artisan indépendant.
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Offres d'emploi
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Vie professionnelle
Des places comptées
Les offres d'emploi sont surtout liées au remplacement des professionnels qui partent à la retraite. Et si le nombre d'entrées en formation est en légère progression, il est toujours très ardu de trouver un maître d'apprentissage, surtout en province. Domaine plus porteur en revanche pour le créateur de bijoux fantaisie qui assemble à moindre coût des éléments en bois, en cuir, en plastique...
Une production concentrée
Près de 50 % des ateliers se trouvent à Paris. Les autres sont concentrés dans la région lyonnaise et dans le Berry. Le 3e pôle français de la bijouterie-joaillerie se trouve à Saint-Amand-Montrond (18). La réputation de la joaillerie française n'étant plus à faire, le bijoutier-joaillier peut aussi s'expatrier pour trouver un emploi.
Du côté des évolutions
Après quelques années d'expérience, l'ouvrier salarié peut devenir chef d'atelier ou s'installer à son compte. Il doit alors acquérir les notions de gestion et de commerce indispensables pour administrer son entreprise. Une ouverture possible du côté des bijoux contemporains qui jouent la carte de l'élégance et de la modernité (pendentif en bois précieux, collier en anneaux plastifiés).
Salaire du débutant
1400 euros brut par mois.
Conditions de travail
Différents statuts
Le bijoutier-joaillier peut être ouvrier salarié dans une entreprise, chef d'atelier ou artisan à son compte. Dans les ateliers artisanaux, qui emploient en général 2 ou 3 personnes, les horaires sont dictés par les commandes de la clientèle et donc parfois irréguliers.
Des tâches à géométrie variable
Dans le secteur industriel, où les bijoux sont fabriqués à grande échelle, le travail se limite souvent à des tâches d'exécution. Dans les petits ateliers en revanche, on réalise des pièces uniques ou produites en petite série, des réparations et fabrications en sous-traitance ainsi que quelques restaurations. Ce métier peut s'exercer dans les secteurs de la bijouterie d'or, de la grande ou petite joaillerie ou de la bijouterie fantaisie.
Du matériel de valeur
Le matériel du bijoutier-joaillier représente un gros investissement. Dans son atelier, se côtoient ainsi les outils traditionnels (lime, marteau, chalumeau...) et la technologie de pointe (laser ou conception assistée par ordinateur).
Compétences
Le sens de la perfection
Précis, patient et minutieux, le bijoutier-joaillier possède l'habileté manuelle nécessaire au façonnage des plus belles pièces. Tout au long de sa carrière, il doit se former aux nouvelles techniques. Il travaille très souvent au 10e de millimètre près. Car le moindre écart de mesure sur une toute petite pièce peut provoquer une déformation du bijou...
De l'imagination artistique
Sa sensibilité artistique, son sens des volumes et des formes lui permettent de réaliser des projets pour des professionnels ou des particuliers à partir de dessins ou d'idées que ces derniers lui soumettent. En tant qu'artisan, il doit savoir imaginer ses propres créations ou reproduire des bijoux anciens. À lui de rester à l'écoute des tendances du marché.
Des connaissances scientifiques
La préparation des alliages fait appel à des notions de physique et de chimie. Des connaissances en gemmologie pour identifier des pierres précieuses, fines, synthétiques... sont également nécessaires. Pour le bijoutier-joaillier indépendant, des aptitudes commerciales sont indispensables pour fidéliser et développer une clientèle.
Nature du travail
Un métier à facettes
Les activités de bijoutier et de joaillier se recouvrent, le métal et la pierre étant souvent associés dans le montage d'un bijou. Alors que le bijoutier crée, répare ou transforme les bijoux en or, argent, platine... le joaillier prépare la monture des pierres précieuses ou des perles pour les mettre en valeur.
Étude et fabrication
Avant de créer un bijou, le bijoutier-joaillier, en concertation avec le client, conçoit et dessine le bijou avant d'en donner une estimation. Il passe ensuite à la fabrication : fonte des métaux, composition des alliages, façonnage de la matière première pour réaliser la maquette en cire, puis en métal. Enfin, après avoir déterminé l'emplacement des pierres, il procède au perçage et au fraisage.
Un travail en collaboration
Pour le travail de finition et de polissage, le bijoutier-joaillier peut faire appel à des spécialistes. Par exemple, le lapidaire ou le diamantaire pour tailler pierres et diamants. Le sertisseur pour la fixation des pierres sur les montures ou encore le polisseur qui donne au bijou brillance et éclat. Quant au gemmologue, il identifie les pierres précieuses et fines.
Formation pour accéder au métier
Plusieurs diplômes allant du CAP au DMA permettent d'acquérir les techniques de base des métiers de la bijouterie-joaillerie. À noter que l'école Boulle et l'Institut de gemmologie proposent par ailleurs des stages de perfectionnement de différentes durées.
Niveau CAP
• CAP art et techniques de la bijouterie-joaillerie option bijouterie joaillerie, option bijouterie sertissage, option polissage finition; lapidaire, option pierres de couleur;
Niveau MC
• MC joaillerie;
Niveau BP
• BP gemmologue;
Niveau bac
• BMA art du bijou et du joyau;
• MC sertissage en joaillerie;
Niveau bac + 2
• DMA art du bijou et du joyau
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