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chercheur en chimie

Cosmétique, agroalimentaire, environnement, enseignement, industrie pétrolière ou des matériaux (colles, peintures, plastiques...), les chimistes sont partout. Et c'est sans compter le secteur pharmaceutique très friand de professionnels de la chimie. À l'origine de chaque médicament, il y a un chimiste. De même, tout ce qui a trait à la transformation de matières premières est du ressort du chimiste.

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Offres d'emploi

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Vie professionnelle

Des partenariats public-privé
Les chercheurs d'organismes publics tels que le CNRS, l'INSERM ou l'INRA, et les enseignants-chercheurs universitaires sont des fonctionnaires recrutés sur concours. Ils sont très sélectifs : environ 10 à 20 % des candidats sont admis comme chargés de recherche dans les organismes publics. Mais, faute de moyens, les organismes publics multiplient les partenariats avec des entreprises privées, sur des missions ponctuelles, donnant lieu à des contrats à durée déterminée (CDD), souvent d'un an.
Et des pôles de compétitivité
Malgré de gros besoins en innovation, la recherche-développement en chimie comme dans les autres disciplines souffre fortement d'un manque de financement. Elle devrait cependant profiter de la création des pôles de compétitivité consacrés aux biocarburants, aux biotechnologies et à l'agroalimentaire. Évolution possible vers la direction d'unité de recherche.
Salaire du débutant
2000 euros/mois en moyenne.

Conditions de travail

En labo public ou privé
Les chercheurs en chimie mènent leurs travaux de recherche fondamentale au sein des laboratoires des organismes de recherche publique. Leurs découvertes sont ensuite mises en application par les laboratoires de recherche et développement du secteur pharmaceutique, agroalimentaire, de l'environnement... Tandis qu'en recherche fondamentale on travaille sur des problématiques à long terme, l'industrie a des objectifs plus ciblés, avec une mise en application dans un horizon d'un à deux ans. Cependant, recherche académique et recherche industrielle mènent des projets en commun dans le cadre de partenariats.
De la paillasse à l'ordinateur
Le chercheur partage son temps entre la paillasse et l'ordinateur. Par exemple, quand il n'observe pas des réactions chimiques entre les deux composants d'un futur médicament ou d'un biocarburant à venir, il consulte les bases de données mondiales sur l'avancée des recherches. Et il rédige beaucoup : pour retranscrire ses manipulations, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports d'activité et des articles scientifiques. Publier est primordial dans un environnement aussi compétitif.

Compétences

Curieux et persévérant
Spécialiste dans son domaine, le chercheur a le goût de la quête et accepte d'être remis en question. Autonome, il sait identifier des problèmes nouveaux. Il s'adapte au travail en solitaire comme au travail d'équipe. Un programme de recherche associe des chercheurs, des thésards (doctorants), des ingénieurs et des techniciens.
Un scientifique de haut vol
Un doctorat dans le domaine de la chimie est incontournable pour accéder à la recherche publique. Mais il est loin d'être un sésame. La concurrence aux concours de chercheur des organismes publics et d'enseignant-chercheur à l'université est forte. De leur côté, les entreprises de pharmacie, cosmétique... attendent des profils pointus. Aussi, recrutent-elles des ingénieurs docteurs. À noter : la pratique courante de l'anglais, langue de communication de la recherche, est partout exigée.

Nature du travail

L'art des mélanges
Comment faire des CD à partir du maïs ? Comment transformer le pétrole en matière plastique ? Comment neutraliser les polluants dans la mer ? Comment colorer des pâtes à papier ? Comment aider une enzyme à se développer ? Ce sont autant de sujets sur lesquels planche un chimiste. Et les réponses, il les trouve à force de manipulations, de mélanges de composants divers et variés pour étudier leurs réactions. Un travail de longue haleine qui a permis d'élaborer des produits facilitant la vie quotidienne de tout un chacun.
Communiquer, échanger
La vie du chercheur se nourrit d'observations, de formulations, d'hypothèses mises à l'épreuve par l'expérimentation. Elle est faite aussi de tâtonnements, car on peut faire des manipulations et des analyses pendant des mois avant d'obtenir un résultat probant. Le chercheur participe à des colloques au plan international. Cela lui permet de savoir ce qui se passe dans d'autres laboratoires, d'entrevoir de nouvelles directions de recherche, mais aussi de faire connaître ses travaux. Il rédige parfois des articles dans des revues spécialisées et consacre beaucoup de temps à la lecture de publications scientifiques.

Formation pour accéder au métier

• Le parcours de formation du chercheur passe par l'obtention d'une licence (bac + 3), d'un master recherche (bac + 5) et la préparation d'une thèse de doctorat (bac + 8). • La licence de départ portera sur les domaines de la chimie ou de la biochimie. • Le master recherche sera plus spécialisé ; au choix : formulation, chimie fine, polymères, développement pharmaceutique, cosmétique, plasturgie... • Pour le doctorat, il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Il est possible de réaliser sa thèse au sein d'une entreprise dans le cadre d'une convention CIFRE. • Et le post-doctorat ? De nombreux docteurs en chimie complètent leur cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat souvent menée dans un laboratoire renommé et situé à l'étranger. Il s'agit d'une mission scientifique, à durée déterminée et rémunérée. À condition de bien choisir le laboratoire et le thème de la mission, et de préparer son retour en France, c'est un atout lors des concours de recrutement des instituts de recherche publique. Un post-doctorat d'1 à 2 ans, sera valorisé par une entreprise privée, s'il porte sur un thème de recherche qu'elle développe.