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Definition du metier

chercheur(euse) en biologie
biologiste

Cosmétique, agroalimentaire, environnement, enseignement... les biologistes sont partout. Mais c'est dans le secteur de la santé qu'ils sont le plus attendus. Leurs travaux de recherche, en particulier dans le domaine de la génomique, permettent en effet aux médecins d'envisager de nouveaux traitements contre le cancer et à l'industrie pharmaceutique de mettre au point des biomédicaments. Un parcours de longue haleine qui associe laboratoires publics et start-up en biotechnologies.

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Vie professionnelle

Des débuts difficiles
Trois ans après l'obtention du doctorat, un peu plus du quart des biologistes exercent dans la recherche publique et 20 % dans la recherche privée. Ils sont soumis à la précarité : un tiers d'entre eux sont employés en contrat à durée déterminée et 10 % sont sans emploi (cf. Enquête Génération 2001 du CEREQ). C'est pourquoi près de la moitié des biologistes effectuent un post-doctorat, et très souvent à l'étranger. La pyramide des âges des effectifs en postes aura, cependant, un effet favorable sur le recrutement. De jeunes chercheurs remplaceront les nombreux partants à la retraite.
Des besoins en innovation
Les chercheurs d'organismes publics tels que le CNRS, l'INSERM ou l'INRA, et les enseignants-chercheurs universitaires sont des fonctionnaires recrutés sur concours. Ils sont très sélectifs : environ 10 à 20 % des candidats sont admis comme chargés de recherche dans les organismes publics. Malgré de gros besoins en innovation, la recherche-développement en biologie comme en biotechnologies souffre fortement d'un manque de financement. Elle devrait cependant profiter de la création de pôles de compétitivité consacrés aux biothérapies, aux biotechnologies végétales, et à l'agroalimentaire. Évolution possible vers la direction d'unité de recherche.
Salaire du débutant
2000 euros par mois en moyenne.

Conditions de travail

En labo public ou privé
Les chercheurs en biologie mènent leurs travaux de recherche fondamentale au sein de laboratoires des organismes de recherche publique. Leurs découvertes sont ensuite mises en application par les laboratoires de recherche et développement du secteur pharmaceutique, agroalimentaire, de l'environnement... ainsi que dans les sociétés de biotechnologies. Tandis qu'en recherche fondamentale on travaille sur des problématiques à long terme, l'industrie a des objectifs plus ciblés, avec une mise en application dans un horizon d'un à deux ans. Cependant, recherche académique et recherche industrielle mènent des projets en commun dans le cadre de partenariats.
De la paillasse à l'ordinateur
Le chercheur partage son temps entre la paillasse et l'ordinateur. Par exemple, quand il n'observe pas des souris auxquelles on a inoculé un défaut génétique, il se constitue une base de données sur un gène qu'il est parvenu à isoler. Et il rédige beaucoup : pour retranscrire ses manipulations, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports d'activité et des articles scientifiques. Publier est primordial dans un environnement aussi compétitif.

Compétences

Curieux et persévérant
Spécialiste dans son domaine, le chercheur a le goût de la quête et accepte d'être remis en question. Autonome, il sait identifier des problèmes nouveaux. Il s'adapte au travail en solitaire comme au travail d'équipe. Un programme de recherche associe des chercheurs, des thésards (doctorants), des ingénieurs et des techniciens.
Un scientifique de haut vol
Un doctorat dans le domaine des sciences de la vie est incontournable pour accéder à la recherche publique. Mais il est loin d'être un sésame. La concurrence aux concours de chercheur des organismes publics et d'enseignant-chercheur à l'université est forte. De leur côté, les entreprises de biotechnologies attendent des profils très pointus. À côté des universitaires, elles recrutent des ingénieurs docteurs. Le chercheur pratique couramment l'anglais, langue de communication de la recherche.

Nature du travail

Découvrir pour appliquer
Pour mettre au point des médicaments, il faut comprendre le fonctionnement des molécules, mais aussi celui des organismes vivants (humain, animal, végétal). L'industrie pharmaceutique a donc besoin de biologistes, de biochimistes, de physiologistes, de généticiens... Spécialiste des sciences du vivant, le biologiste peut être amené à étudier l'évolution des écosystèmes, notamment en vue de favoriser la protection de l'environnement.
Communiquer, échanger
Le doute est l'essence même de la vie du chercheur. Elle se nourrit d'observations, de formulations, d'hypothèses mises à l'épreuve par l'expérimentation. Elle est faite aussi de tâtonnements, car on peut faire des manipulations et des analyses pendant des mois avant d'obtenir un résultat probant. Le chercheur participe à des colloques au plan international. Cela lui permet de savoir ce qui se passe dans d'autres laboratoires, d'entrevoir de nouvelles directions de recherche, mais aussi de faire connaître ses travaux. Il rédige parfois des articles dans des revues spécialisées et consacre beaucoup de temps à la lecture de publications scientifiques.

Formation pour accéder au métier

Le parcours de formation du chercheur passe par l'obtention d'une licence (bac + 3), d'un master recherche (bac + 5) et la préparation d'une thèse de doctorat (bac + 8). Un cursus en trois temps : • La licence de départ portera sur les domaines biologie ou biologie-biochimie. • Le master recherche sera plus spécialisé ; au choix : biologie cellulaire et moléculaire, physiologie, génétique, génomique et protéomique, pharmacologie, biologie végétale ou animale, nutrition... • Pour le doctorat, il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Il est possible de réaliser sa thèse au sein d'une entreprise dans le cadre d'une convention CIFRE. • Et le post-doctorat ? De nombreux docteurs en biologie complètent leur cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat souvent menée dans un laboratoire renommé et situé à l'étranger. Il s'agit d'une mission scientifique, à durée déterminée et rémunérée. À condition de bien choisir le laboratoire et le thème de la mission, et de préparer son retour en France, c'est un atout lors des concours de recrutement des instituts de recherche publique. Un post-doctorat d'1 à 2 ans, sera valorisé par une entreprise privée, s'il porte sur un thème de recherche qu'elle développe.