éleveur

Viande, oeufs, lait, laine, cuir... Sans éleveur, nous n'aurions pas accès à ces produits ! Si la base du métier reste toujours la même; nourrir les animaux, les soigner, veiller à leur développement et à leur reproduction; les techniques, elles, ont évolué. De plus en plus informatisées et perfectionnées, elles nécessitent des compétences nouvelles.

Cours d'Anglais à partir d'1€/jour 24h/24



.

Offres d'emploi

Retrouvez les offres d'emploi pour éleveur :

Vie professionnelle

Des éleveurs agriculteurs
On recense 191 500 exploitations qui font de l'élevage et dont les terres sont aussi souvent cultivées pour nourrir les animaux. Ces exploitations sont généralement familiales, gérées par deux personnes (père et fils, par exemple). Les nombreux départs à la retraite ont contribué cependant au rajeunissement des exploitants : la moitié d'entre eux ont moins de 50 ans. D'autant que des mesures facilitent aujourd'hui l'installation : dotation aux jeunes agriculteurs ou prêts à taux bonifiés.
De l'indépendance à l'EARL
Les matériels et équipements peuvent atteindre des sommes importantes qu'il faut amortir. D'où la nécessité pour celui qui s'installe à son compte d'opter pour la spécialisation adéquate dès le départ. Mais il est difficile parfois de survivre dans de petites exploitations individuelles. C'est pourquoi elles se transforment souvent en EARL (exploitations agricoles ýý responsabilité limitée), surtout dans les élevages hors sol de volailles et de porcs.
Les tendances du marché
Vache folle, tremblante du mouton, grippe aviaire... Malgré les crises sanitaires des dernières années, l'élevage des bovins, destiné à commercialiser la viande, se maintient à un haut niveau, tandis que le nombre d'élevages laitiers tend à diminuer.
Salaire du débutant
Pour un chef d'exploitation, le revenu est variable en fonction de la taille de l'exploitation, de la région et du résultat dégagé.

Conditions de travail

Individuellement ou en regroupement
Salarié ou indépendant, l'éleveur exerce en exploitation agricole individuelle, en EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) ou au sein d'un GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun). Et, plus rarement, dans un parc animalier, un haras ou un chenil. L'élevage porcin concerne surtout la Bretagne; les bovins, la Lorraine, la Bourgogne, l'Auvergne, le Limousin, la région Midi-Pyrénées, les Pays de la Loire...
Un travail à temps plein
S'occuper d'animaux est passionnant mais souvent contraignant : l'élevage nécessite du temps et de l'attention, 7 jours sur 7, en comptant les nuits, quand les animaux sont malades ou quand ils mettent bas (accouchement).
La technologie est dans le pré
Si le métier reste dur, les équipements modernes facilitent certaines tâches. Des engins motorisés transportent les sacs ou les cuves. Dans les grandes exploitations, l'automatisation sert souvent à distribuer les rations alimentaires. Ouvert sur le monde extérieur, l'éleveur maîtrise aussi bien les techniques agricoles que les nouvelles lois sur la qualité. Enfin, l'informatique lui est indispensable au minimum pour gérer les comptes.

Compétences

Techniques industrielles et de gestion
Une santé de fer ajouté à l'amour des animaux et de la nature ne suffisent pas pour devenir éleveur. Des connaissances variées dans les techniques d'élevage, en agronomie et en agriculture sont nécessaires. Et pour faire tourner son exploitation, il est désormais indispensable de maîtriser la gestion, la comptabilité, l'informatique et l'administration.
Connaissance des animaux...
L'éleveur vit au rythme des animaux dont il prend soin. Patience, robustesse et sens de l'observation : pour bien élever un animal, il faut aussi apprendre à le connaître. Malade, nerveux ou prêt à se reproduire... Tous les comportements doivent être compris pour intervenir rapidement en cas d'urgence. Des connaissances en biologie et anatomie animale sont requises.
... et de l'activité agricole
La situation économique d'un éleveur l'oblige à s'intéresser à la transformation des productions animales, à connaître les procédés de fabrication et de conditionnement, les réseaux de distribution et les techniques de vente. Curiosité et suivi de l'actualité agricole et para-agricole sont nécessaires au développement de son élevage et/ou exploitation.

Nature du travail

Rentabiliser l'exploitation
Élever, c'est alimenter les animaux, mais pas seulement. C'est aussi veiller à leur développement, les soigner et entretenir les locaux et les pâturages. Qu'il s'occupe de vaches, de porcs, de chèvres ou de volailles, l'éleveur peut vendre les animaux dès leur naissance ou en prendre soin sur la durée. Le temps de les faire grossir ou de commercialiser ce qu'ils produisent (oeufs, lait, miel, fromage, viande...). Pour rentabiliser une exploitation, un éleveur peut accueillir des touristes dans sa ferme (table d'hôtes ou auberge-gîte).
Élevage industriel ou bio
Dans un élevage industriel, les animaux sont élevés dans des bâtiments ou des hangars (en batterie ou en « hors sol »). Certains animaux bénéficient d'une semi-liberté, à l'intérieur ou en plein air. Certains modes d'élevage privilégient l'obtention de labels officiels : en plein air, nourris aux grains, biologique. Un éleveur peut produire ses propres cultures pour nourrir ses bêtes.
Améliorer la qualité et la productivité
L'éleveur travaille à son compte, mais il est aidé parfois d'un employé d'élevage salarié. L'éleveur est souvent amené à travailler avec l'inséminateur, le contrôleur de performances ou encore le vétérinaire. Un conseiller agricole peut aussi l'aider à améliorer la qualité et la productivité.

Formation pour accéder au métier

Les formations pour travailler dans un élevage s'étendent du CAP à bac + 2. Les employés dans un élevage doivent être titulaires d'un CAPA (CAP agricole) ou d'un BPA (brevet professionnel agricole) du secteur souhaité. Ces diplômes peuvent être complétés par un CS (certificat de spécialisation) agricole en élevage avicole, caprin, ovin... Ces formations se font le plus souvent par apprentissage ou en cours d'emploi. Pour s'installer et bénéficier des aides, il faut posséder au moins un diplôme de niveau bac. Les écoles d'ingénieurs en agriculture ou agronomie proposent aussi des options en productions animales. Les diplômés s'orientent alors davantage vers la recherche (fondamentale ou appliquée) ou travaillent au sein d'industries agro-alimentaires. • CAPA production agricole, utilisation des matériels spécialité productions animales • BPA travaux de production animale • BPA travaux de l'élevage canin et félin • Bac pro conduite et gestion de l'exploitation agricole option système à dominante élevage • Bac pro conduite et gestion d'une entreprise du secteur canin et félin • BP responsable d'exploitation agricole • BTSA productions animales