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éleveur

Viande, oeufs, lait, laine, cuir, animaux reproducteurs, champions de course hippique... Sans l'élevage, rien de tout ça ne serait produit ! Si la base reste toujours la même (nourrir les animaux, les soigner, veiller à leur développement et à leur reproduction), les techniques, elles, ont évolué. De plus en plus informatisées et perfectionnées, elles nécessitent des compétences nouvelles.

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Offres d'emploi

Retrouvez les offres d'emploi pour éleveur :

Vie professionnelle

Des agriculteurs éleveurs
On recense 300 000 éleveurs en France (soit 1 agriculteur sur 2) et deux actifs en moyenne par exploitation, généralement membres de la même famille. Les nombreux départs en retraite ont contribué au rajeunissement des exploitants (53 % d'entre eux ont moins de 50 ans). Pour faciliter l'installation, des mesures sont mises en place : dotation aux jeunes agriculteurs, prêts à taux bonifiés...
De l'indépendance à l'EARL
De façon générale, on assiste à une réduction des petites exploitations au profit d'exploitations de plus de 100 ha. Pour survivre, elles se transforment souvent en exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL), surtout dans les élevages hors-sol de volailles et de porcs.
Hausse de la consommation
Vache folle, tremblante du mouton, grippe aviaire... Les crises sanitaires des dernières années ont marqué et marquent encore les esprits. Pourtant, tous élevages confondus et en dehors des crises temporaires, on constate une hausse générale de la production et de la consommation.
Salaire du débutant
En moyenne 1400 euros brut par mois, en fonction de la taille de l'exploitation et de la région.

Conditions de travail

Indépendant ou regroupé
L'élevage se pratique en exploitation agricole individuelle, en exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) ou au sein d'un groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC). Plus rarement, dans un parc animalier, un haras ou un chenil. L'élevage porcin concerne surtout la Bretagne, les bovins la Lorraine, la Bourgogne, l'Auvergne, le Limousin, Midi-Pyrénées, les Pays de la Loire...
Au rythme des animaux
S'occuper d'animaux est passionnant mais parfois contraignant : la gestion d'un élevage nécessite du temps et de l'attention. Sans oublier les nuits blanches, quand les animaux sont malades ou quand il y a des naissances.
Un travail modernisé
Même si le métier reste difficile, les technologies ont réduit la pénibilité de certaines tâches. Ballots de foin et de paille, sacs, citernes sont levés et tractés par des engins motorisés. Les rations alimentaires sont distribuées automatiquement grâce à un programme informatique spécial. Le travail de gestion bénéficie également de l'informatisation.

Compétences

Santé et savoirs
Une santé de fer et l'amour de la nature ne suffisent pas pour devenir éleveur. Des connaissances variées (techniques d'élevage, agronomie, agriculture, biologie, anatomie animale, gestion, comptabilité, informatique...) sont désormais indispensables.
Connaissance des animaux
L'éleveur vit au rythme des animaux dont il prend soin. Patience, robustesse et sens de l'observation : pour bien élever un animal, il faut aussi apprendre à le connaître. Malade, nerveux ou prêt à se reproduire... Tous les comportements doivent être compris pour intervenir rapidement en cas d'urgence.
Ouverture d'esprit
La situation économique d'un éleveur l'oblige parfois à s'intéresser à la transformation des produits, à connaître les procédés de fabrication et de conditionnement, les réseaux de distribution et les techniques de vente. Curiosité et suivi de l'actualité (para)agricole sont alors nécessaires.

Nature du travail

Une spécialisation au choix
Élever ? C'est alimenter les bêtes, veiller à leur développement, à la reproduction. C'est prodiguer des soins (nettoyage, vaccination, médication) et entretenir les locaux et les pâturages. L'éleveur naisseur fait naître des animaux pour les vendre aussitôt à d'autres éleveurs. L'éleveur engraisseur les accueille dans son élevage pour les faire grossir. Un autre vend ce qu'ils produisent (oeufs, lait, miel...) ou les transforme (fromages, viandes, plats cuisinés...).
Différents modes d'élevage
En «hors sol» ou en «batterie», les animaux sont élevés dans des bâtiments. Ils sont nourris par des systèmes automatisés. Certains animaux bénéficient d'une semi-liberté, à l'intérieur ou à l'extérieur. D'autres modes d'élevage peuvent aller jusqu'au label officiel : en plein air, nourris aux grains, biologique...
Une diversification possible
Un éleveur peut produire ou diversifier ses propres cultures pour nourrir ses bêtes. Il peut aller jusqu'au stade de la transformation et de la vente des produits (viande, produits cuisinés, laitiers...). D'autres s'orientent vers le tourisme rural (accueil à la ferme, ferme-auberge, gîte...).

Formation pour accéder au métier

Les formations, pour travailler dans un élevage, s'étendent du CAP à bac + 2. Ceux qui veulent devenir employé dans un élevage, doivent être titulaires d'un CAPA (en 2 ans après la 3e ) du secteur souhaité. Par exemple, CAPA Production agricole, utilisation des matériels spécialité productions animales. Ces diplômes peuvent être complétés par un CS (certificat de spécialisation) agricole en élevage avicole, caprin, ovin... Ces formations se font le plus souvent par apprentissage ou en cours d'emploi. En revanche, pour s'installer et bénéficier des aides, il faut posséder au moins un diplôme de niveau bac. Par exemple, bac pro Conduite et gestion de l'exploitation agricole option productions animales  ; BP Responsable d'exploitation agricole (élevage et cultures fourragères ou élevage hors sol et spécialisé) ; BTA production ; BTSA Productions animales... À noter : les écoles d'ingénieurs en agriculture ou agronomie proposent aussi des options en productions animales. Les diplômés s'orientent alors davantage vers la recherche (fondamentale ou appliquée) ou travaillent au sein d'industries agroalimentaires.