facteur(trice) d'instruments
Luthier, facteur d'orgue, de piano... ils manipulent tous des instruments de musique. Ils les fabriquent, les réparent, les restaurent. Pour parvenir à vivre de leur métier, véritable sacerdoce, ils doivent consacrer deux tiers de leur temps à des activités de restauration, de réparation et, parfois, d'expertise. Les places sont limitées dans ce petit monde des artisans d'art.
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Vie professionnelle
Un long apprentissage
Plus qu'une vocation, ce métier est un sacerdoce. L'apprentissage est long. Les professionnels conseillent de travailler 6 à 8 ans chez un maître-artisan pour acquérir les bases du métier, se perfectionner, élargir ses compétences, faire des rencontres, assister à des concerts, contacter des musiciens et se faire connaître.
Un secteur artisanal
La facture (fabrication) d'instruments reste un secteur artisanal. Avec moins d'une centaine d'emplois chaque année, l'activité concerne près de 240 entreprises, dont 140 pour les instruments du quatuor (violon, alto, violoncelle, contrebasse ou viole de gambe) et une centaine pour les guitares. La majorité des ateliers se situe à Paris.
Des commandes ciblées
Les commandes reçues par le facteur d'instruments proviennent essentiellement des musiciens, des professeurs de conservatoire, des élèves, des professionnels du marché de l'art, des collectionneurs...
Salaire du débutant
1280 euros brut par mois.
Conditions de travail
Salarié ou indépendant
La plupart du temps, le facteur d'instruments travaille, en solitaire, dans un petit atelier comportant de 1 à 3 personnes. En fonction des commandes passées, il peut collaborer avec d'autres professionnels de l'artisanat d'art. Installé à son compte, il doit assumer les responsabilités d'un chef d'entreprise. Ce sont l'entretien, la réparation, la restauration, l'expertise ou la revente qui assurent son chiffre d'affaires.
Un travail long et délicat
La fabrication d'un instrument à cordes, par exemple le violon, exige l'assemblage d'au moins 80 pièces et comporte un important travail d'ébénisterie. Certains instruments rares ou anciens sont fabriqués aussi par des ébénistes. Beaucoup de facteurs d'orgues travaillent à la restauration et à l'entretien des instruments classés ou inscrits au patrimoine.
De concert avec le musicien
Le luthier adapte les sonorités au désir du client, présent lors des réglages. Une relation de confiance s'établit alors peu à peu entre l'artisan, l'instrument et le musicien (soliste ou concertiste). Il n'est pas rare qu'un violoniste passe chez son luthier avant un concert pour être rassuré.
Compétences
Sens artistique et oreille fine
Pour qu'esthétique rime avec acoustique, le facteur d'instruments doit posséder un sens musical développé et pratiquer l'instrument dont il s'occupe. Une bonne oreille, acquise en allant très souvent au concert, est indispensable pour accorder les instruments, alors que la mémoire visuelle constitue la base de l'expertise.
Connaissance des matériaux
Patience et grande habileté manuelle sont également de rigueur pour fabriquer des instruments de qualité. Par ailleurs, il doit connaître le travail des différents matériaux (bois, feutre, cuir, métal) mais aussi l'acoustique et parfois la mécanique.
Un métier passion
Quant à la restauration, elle requiert une importante culture technique et historique. Enfin, la maîtrise d'une langue étrangère constitue un sérieux atout pour se former dans des écoles ou des ateliers à l'étranger. Mais, au-delà des compétences, ce métier ne peut s'exercer sans passion ni sans un fort investissement personnel, car seule la persévérance permet de se faire un nom.
Nature du travail
Du piano à la flûte
Le facteur d'instruments est capable de fabriquer des instruments de musique, de les restaurer, de les accorder et de les vendre. Le plus connu est le luthier qui s'occupe des instruments à corde (violon, guitare...). Mais il y a aussi des facteurs d'orgue, de piano... D'autres encore s'occupent d'accordéons, des cuivres (trompette, flûte traversière...).
Entre passé et modernisme
Il réalise seul, à la main, l'instrument dans son intégralité, en utilisant des essences de bois communs (érable, épicéa...). Si les gestes restent les mêmes que par le passé, les outils se sont modernisés. Il utilise, comme l'ébéniste, le rabot, le canif, le ciseau à bois, la lime et la scie électrique.
Restaurateur et expert
Cet artisan répare et restaure les instruments anciens, nombreux sur le marché, comme les plus récents. Cette activité peut représenter les deux tiers de son travail. Elle va du simple réglage à la restauration d'envergure, et peut porter sur l'instrument d'un débutant comme sur celui d'un soliste célèbre.
Enfin, le luthier qui exerce depuis plus de 20 ans peut se lancer dans l'expertise. Il procède alors à des évaluations techniques et financières, notamment pour le monde de l'art.
Formation pour accéder au métier
Les formations pour devenir facteur d'instruments dépendent de l'instrument choisi. Il existe des diplômes très spécialisés du CAP jusqu'au niveau bac.
Niveau CAP
• CAP assistant technique en instruments de musique, options guitare, accordéon, instruments à vent, piano; accordeur de piano; facteur d'orgues; lutherie
Niveau bac
• Brevet des métiers d'art (BMA) technicien en facture instrumentale, options guitare, accordéon, instruments à vent, piano;
Niveau bac + 2
• Diplôme des métiers d'art (DMA) lutherie et Facture instrumentale options accordéon, guitare, piano, vents (à la rentrée 2009).
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