guide de haute montagne
Professionnel de l'alpinisme et de la haute montagne, il aime l'ivresse des hauteurs. Sportif résistant et pédagogue, le guide de haute montagne encadre des amateurs, lors d'excursions et d'ascensions. Mais ce spécialiste de l'alpinisme maîtrise, aujourd'hui, bien d'autres activités sportives de pleine nature. Ainsi, le ski, l'escalade, le canyonisme, la via ferrata ou la randonnée n'ont aucun secret pour ce passionné de montagne.
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Offres d'emploi
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Vie professionnelle
Des revenus très fluctuants
Tributaire des conditions météorologiques, mais aussi de la conjoncture économique, le guide perçoit des revenus plus ou moins variables. Au tarif des courses, il faut en général enlever un pourcentage reversé au bureau des guides ou à l'agence, ainsi que le coût des assurances. Le matériel et son renouvellement coûtant également cher, le guide peut signer des contrats avec des grandes marques pour tester des nouveaux équipements à moindres frais.
Jusqu'à 45 ans seulement
La pluriactivité favorise la reconversion qui s'avère nécessaire après 45 ans. Le guide peut alors se consacrer à sa profession parallèle, s'il en possède une. Il peut aussi évoluer vers le métier de formateur ou d'enseignant dans une structure de préparation aux métiers de la montagne. Photographies, reportages documentaires, publication d'ouvrages techniques sont autant de pistes possibles en fin de carrière pour un guide reconnu.
Salaire du débutant
De 250 à 340 euros la journée.
Conditions de travail
Le choix de l'indépendance
La grande majorité des 1 500 guides et aspirants guides évolue souvent au sein d'un massif dans lequel ils se sont fixés. Le guide se met alors au service d'une clientèle privée, soit individuellement, soit au sein d'une compagnie de guides. Seuls 5 % des guides sont salariés d'organismes sportifs (UCPA...), de centres de tourisme... Les autres peuvent encore travailler avec des établissements scolaires, des associations, dans une agence de voyages et de raids sportifs... voire se spécialiser dans les voyages sportifs ou les expéditions.
Souvent une double activité
Parce que le métier reste saisonnier (la pleine saison allant du 15 juillet au 15 août), environ 80 % des professionnels exercent un second métier lié à la neige (moniteur de ski, pisteur...), au secteur du tourisme, du commerce ou de l'hôtellerie. Certains travaillent pour des chantiers de bâtiment ou de travaux publics à très grande hauteur (sur la tour Eiffel, par exemple). D'autres font de la formation ou encore du conseil technique aux entreprises spécialisées en matériel sportif de montagne. Ils peuvent aussi travailler dans la gendarmerie ou la police, dans le cadre du secours en montagne.
Compétences
En pleine forme et prudent
Outre une connaissance et une pratique poussées de la montagne, le guide doit maintenir à un niveau optimal sa condition physique et son niveau technique. Évoluant avec ses clients dans un espace à risques, il sait apprécier le danger, fait preuve de sang-froid et d'une solide résistance nerveuse.
Pédagogue et attentif
Il évalue les capacités des clients et les met en confiance. Pédagogue et psychologue, il sait redonner courage et partager sa passion de la montagne. Son sens des relations humaines lui permet également de se constituer une clientèle et de la fidéliser.
Pas forcément montagnard
Le métier de guide n'est plus la chasse gardée des montagnards. Plus de la moitié des guides sont nés hors des départements de montagne, et 40 % sont diplômés de l'enseignement supérieur lorsqu'ils entrent en formation d'aspirant. Dans tous les cas, la maîtrise d'au moins une langue étrangère et des qualités de communication sont indispensables.
Un métier peu féminisé
Le métier de guide de haute montagne n'est pas encore totalement ouvert aux femmes. Actuellement, on compte 17 femmes guides sur 1 500 professionnels, contre 15 femmes en 2003 !
Nature du travail
Conduire des groupes d'amateurs
Alpes, Himalaya, Andes... rien ne fait peur à ce spécialiste de l'alpinisme ! Seul le guide de haute montagne est habilité à initier, à encadrer et à conduire des pratiquants amateurs, en excursion ou en ascension (sur rocher, falaise, glace ou terrain mixte), en haute montagne et, bien sûr, en moyenne montagne.
Enseigner son savoir
Le guide maîtrise et enseigne parfaitement les techniques de sport (alpinisme, ski de montagne, cascade de glace, escalade, canyoning, via ferrata, parcours acrobatiques, randonnée à pied ou à raquettes...).
Assurer la sécurité des groupes
Au quotidien, le guide encadre surtout des groupes pour des courses dites faciles, et non pour l'ascension de sommets mythiques ! Quels que soient la technique sportive et l'itinéraire choisis, il veille en permanence à la sécurité de ses clients. Nourri de la culture et de l'histoire de la montagne, il n'hésite pas non plus à régaler son auditoire du récit des premières ascensions.
Formation pour accéder au métier
Pour devenir guide de haute montagne, il faut être titulaire du diplôme de guide de haute montagne du brevet d'État d'alpinisme, qui se prépare en étapes fractionnées sur 6 ans environ.
• Brevet d'État d'alpinisme, diplôme de guide de haute montagne : Les candidats à l'examen probatoire qui précède la formation doivent être âgés de 18 ans révolus au 1er janvier de l'année de l'examen. Une fois cet examen obtenu, les stagiaires doivent suivre et valider successivement 5 stages, constitués chacun de deux groupes indépendants d'épreuves, l'un pratique, l'autre théorique. En règle générale, les candidats ont jusqu'à 2 ans et demi pour valider les 3 premiers stages, et jusqu'à 3 ans et 4 mois pour valider les deux derniers. La formation (600 h env.) est dispensée par l'École nationale de ski et d'alpinisme (ENSA) de Chamonix et s'étale sur 70 mois (soit 6 années environ). Pour obtenir ce diplôme, il faut également réussir la formation générale commune aux métiers de la montagne.
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