illustrateur
dessinateur

L'illustrateur met en images un article de presse, un conte pour enfants ou un message publicitaire. Chaque fois, il crée un univers graphique en recourant à différentes techniques d'expression. Il travaille le plus souvent en indépendant (free-lance), mais les débouchés sont peu nombreux, que ce soit dans la presse, l'édition ou la publicité. Indispensable, le talent ne suffit pas. Il faut aussi beaucoup de personnalité pour démarcher les entreprises, se faire connaître, en un mot : se vendre.

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Vie professionnelle

Difficile de percer
Une étude du ministère de la Culture et de la communication de 2011 précise que près de 3400 illustrateurs sont affiliés à l'Agessa et à la Maison des artistes, les deux organismes dont dépendent les illustrateurs indépendants. Ils font ainsi partie des artistes-auteurs les plus représentés : le nombre d'illustrateurs affiliés à l'Agessa a notamment augmenté de 79 % en 15 ans. Mais, dans le même temps, leurs revenus n'ont cessé de baisser. Pour réussir à vivre de leur passion, les illustrateurs débutants doivent donc sortir du lot, se faire connaître et acquérir une réputation en animant, par exemple, un blog ou un site web. Tisser un réseau relationnel est indispensable.
Entre spécialisation et polyvalence
Pour se démarquer des autres illustrateurs, il faut être polyvalent et élargir son champ d'intervention afin de pouvoir répondre à un maximum de commandes. Ainsi, un illustrateur est aussi très souvent graphiste. Autre solution : se spécialiser dans un domaine et en devenir une référence : caricature, humour, animalier, jeunesse, 3D...
Assurer sa promotion
Les revenus d'un illustrateur indépendant variant en fonction du nombre de commandes, de sa notoriété et de ses droits d'auteur, il complétera ses revenus en participant à des expositions et à des ventes de ses créations, voire en donnant des cours, en intervenant en milieu scolaire, associatif, dans les bibliothèques...
Salaire du débutant
Variable en fonction du nombre de commandes et la notoriété de l'illustrateur.

Conditions de travail

À l'aise avec des crayons ou des souris
L'illustrateur utilise différentes techniques traditionnelles : plume, feutre, aquarelle, fusain, encre de Chine, collage, photo... Mais l'outil informatique est de plus en plus présent : pour scanner, retoucher et mettre en couleur un dessin, illustrer un jeu vidéo, un site web... Il manie donc également les logiciels de retouche et de création d'images tels Photoshop ou Illustrator.
De l'édition à la presse
Les débouchés se situent surtout dans la publicité, la presse et l'édition. Dans la publicité, l'illustrateur est choisi par un directeur artistique et répond à un cahier des charges précis. Dans la presse, il doit respecter le style du journal ou de la revue. Tel Cabu ou Plantu, il s'assimile parfois à un éditorialiste qui analyse l'information et donne son point de vue sur l'actualité en images. Dans l'édition, sa créativité est sans limites : il réalise des couvertures de livres, illustre des livres pour enfants...
Très souvent en free-lance
L'illustrateur est souvent indépendant (free-lance) et travaille à la commande. Il a alors le statut d'artiste-auteur. Son book (recueil de ses réalisations) sous le bras, il démarche lui-même de potentiels clients et répond à des appels d'offres. Il peut aussi travailler par l'intermédiaire d'agences.

Compétences

Sens artistique développé
L'illustrateur est avant tout un artiste. Il doit avoir du talent, de la créativité, de l'imagination et un bon coup de crayon. Caricatural, naïf... il est souvent défini par un style qu'il nourrit chaque jour en s'imprégnant des visuels qu'il rencontre (étiquettes, affiches, emballages, publicités, etc.). Il connaît également les techniques de base du dessin, les principes de colorimétrie, de même que les logiciels graphiques.
De l'humour et de la curiosité
Les magazines remplacent souvent les photos par des illustrations. Ces dernières doivent apporter un plus : de l'humour, de l'imagination, un esprit journalistique et parfois même une opinion politique. C'est ce qui caractérise le dessinateur de presse. L'illustrateur possède ainsi une bonne culture générale et de la curiosité : il aime se rendre dans les expos, lit la presse spécialisée et se tient au courant des dernières tendances et innovations technologiques.
L'esprit d'entreprise
Dans ce métier, la personnalité est aussi importante que le talent : savoir se vendre est indispensable pour décrocher des commandes. Il ne faut pas hésiter à faire du porte-à-porte, muni de son book, pour proposer ses travaux, ou relancer les maisons d'édition et les directeurs artistiques. Un travail de longue haleine qui nécessite dynamisme et audace.

Nature du travail

Rencontrer le client
Avant de mettre en images un article de presse, une histoire ou un message publicitaire, l'illustrateur rencontre le client et identifie ses attentes. Un cahier des charges a parfois été établi, précisant le support (imprimé, audiovisuel...) qui sera utilisé, les contraintes éventuelles, la charte graphique à respecter... L'illustrateur définit également avec le client les modalités de réalisation de la commande : date de livraison, rémunération, etc.
Traduire un texte en images
Une fois les attentes du client formulées, il s'approprie le texte à illustrer, fait des recherches si nécessaire, puis réalise des esquisses ou croquis. Il crée ensuite l'univers graphique approprié en faisant jouer son imaginaire et sa sensibilité. Son objectif : attirer le regard tout en véhiculant les idées et le message du client.
Sur des supports variés
Print (affiche, livre, magazine, plaquette, marque-page, journal...), multimédia (CD-Rom, DVD, site Internet, jeu vidéo...) ou audiovisuel (spot TV, vidéo de présentation d'entreprise...) : l'illustrateur peut s'exprimer sur de nombreux supports. À lui d'adapter ses techniques à ces différents modes d'expression.

Formation pour accéder au métier

Si beaucoup d'illustrateurs sont autodidactes, il existe de nombreuses formations. Au départ : le bac STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués), suivi d'une formation de niveau bac + 2 (BTS, DMA...) ou de l'admission dans une grande école d'art (Beaux-arts, Ensad). Les élèves issus d'un bac général doivent passer 1 an en classe de MANAA (mise à niveau en arts appliqués). Il existe également de nombreuses écoles privées de graphisme qui peuvent constituer une bonne formation (école de Condé et Esag à Paris, école Emile Cohl à Lyon, école d'arts appliqués de Poitiers...). • BTS communication visuelle, option graphisme, édition, publicité • DMA (diplôme des métiers d'art) arts graphiques option illustration • DNAT (diplôme national d'arts et techniques) design graphique • DSAA (diplôme supérieur d'arts appliqués) illustration médicale et scientifique • DNSEP (diplôme national supérieur d'expression plastique) option communication • Diplôme de concepteur-créateur en arts décoratifs (Ensad)