ingénieur électricien
ingénieur électrotechnicien

Installer des lignes à haute tension, créer des batteries pour les satellites de télécommunications, mettre au point le moteur du TGV... L'ingénieur électricien intervient sur tous les équipements électriques et sur les automatismes qui les contrôlent. Selon son poste dans l'entreprise, il est chargé de concevoir le produit, organiser la fabrication, négocier des contrats, diriger les chantiers importants...

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Offres d'emploi

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Vie professionnelle

L'énergie, 2e employeur
L'énergie est, après les transports, le secteur qui recrute le plus grand nombre d'ingénieurs électriciens dans deux principaux domaines. L'électricité, en tant qu'énergie à transporter, à distribuer et à utiliser (centrales, blocs électriques...). Et l'électricité en tant que moyen de communication et d'information (téléphonie, images, sons, données informatiques...).
Autres débouchés importants
Les grandes entreprises telles EDF, la SNCF, la RATP... voire le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) figurent aussi parmi les employeurs potentiels. À ne pas négliger : les constructeurs de matériels électriques et les industries de production. Ces dernières recrutent des ingénieurs pour calculer l'économie réalisée si elles achètent l'électricité à EDF ou si elles la produisent elles-mêmes.
Début de carrière intéressant
Les jeunes diplômés débutent généralement leur carrière comme chargés d'études ou ingénieurs commerciaux dans une société de services, chez un fabricant de matériel ou un équipementier. Dans un grand groupe, l'électricien peut se voir confier l'encadrement d'une équipe, puis devenir chef de service, avant de coiffer tout un département. Dans une PME, il peut à terme viser la direction.
Salaire du débutant
De 2300 à 2900 euros brut par mois.

Conditions de travail

Dans l'industrie, les services
Dans l'industrie, l'ingénieur électricien travaille chez les constructeurs de matériels électriques (Alstom, Legrand...) à la création des nouveaux produits. Dans les services, il exerce chez les installateurs, les sociétés d'ingénierie électrique (Cegelec, Clemessy...), dans les sociétés de maintenance industrielle.
Du laboratoire au chantier
Dans ce métier, les contacts sont multiples. La recherche se fait en laboratoire avec les ingénieurs et techniciens du bureau d'études. Le responsable de chantier travaille avec les clients, les fournisseurs et les équipes de monteurs. Quant à l'ingénieur d'affaires, il est amené à se déplacer souvent pour voir ses clients.
De lourdes responsabilités
L'ingénieur électricien doit gérer les imprévus : panne électrique dans un hôpital, technicien malade, livraison en retard... Il doit aussi respecter scrupuleusement les normes de coût, de qualité et de délais. Dernier impératif : veiller à la sécurité des usagers et des employés.

Compétences

Un « matheux »...
Centré sur la production, le transport et l'utilisation de l'électricité, le génie électrique inclut également les dispositifs automatisés qui permettent de régler la vitesse d'un moteur d'ascenseur ou la température d'une chaudière. L'ingénieur électricien dispose donc d'une vaste culture technique et scientifique nécessaire à la résolution d'un problème industriel.
... soucieux de la sécurité...
Incollable sur les normes de sécurité et de construction, ce professionnel connaît un ou plusieurs langages de programmation et maîtrise toutes les fonctionnalités de la conception assistée par ordinateur (CAO, recherche de solutions techniques, calculs, réalisation sur écran de la maquette 3D (en trois dimensions) d'un produit...).
... et doublé d'un manager
Ingénieur rime aussi avec manager. Prendre en compte les aspects financiers, organisationnels et humains d'un projet fait aussi partie de sa mission. Sans oublier la communication, l'organisation, la planification et la direction des équipes. Une bonne maîtrise de l'anglais se révèle indispensable pour lire les documents techniques ou mener une négociation.

Nature du travail

De la recherche...
Chercheur, l'ingénieur électricien met au point des composants et des matériaux aux qualités innovantes (magnétisme, isolation...), participe aux projets d'énergies renouvelables (mise au point de véhicules électriques, par exemple) pour en évaluer les capacités et la rentabilité...
... à l'ingénierie spécialisée
Ingénieur d'études, il détermine l'architecture d'un moteur électrique ou conçoit le pilotage automatique d'une ligne de métro... Ingénieur d'essais, il définit les tests à pratiquer afin de vérifier qu'un prototype (premier exemplaire d'un disjoncteur ou d'un moteur...) est conforme aux performances attendues et aux normes de sécurité.
... jusqu'au terrain
Ingénieur responsable de chantier, il apporte conseils et assistance, veille aux travaux (extension d'une ligne de tramway, balisage des pistes d'un aéroport...) et aux délais, met en service l'installation. Ingénieur d'affaires, il établit le dossier technique d'un projet et propose un devis. Une fois le contrat négocié, il assure le suivi et la réception des travaux.

Formation pour accéder au métier

Les écoles d'ingénieurs demeurent la voie classique de formation, mais le métier est également accessible aux universitaires titulaires d'un master recherche ou d'un master pro. • ENSEM (Nancy), ENSIEG (Grenoble), ESE-Supelec (Gif-sur-Yvette), ESIEE (Amiens), ESIGELEC (Rouen-Mont-Saint-Aignan), ESME-SUDRIA (Paris)... : ces écoles d'ingénieurs recrutent sur concours, à différents niveaux. Après le bac (S, STI2D (développement durable) pour les écoles avec prépa intégrée. Les études durent 5 ans. • Après une prépa scientifique, un BTS, une 2e année de licence ou un DUT, les études durent 3 ans. • Centre universitaire des sciences et techniques Clermont II, université de technologie de Belfort-Montbéliart, université de Poitiers, École polytechnique de l'université de Nantes... : de nombreuses universités sont habilitées à délivrer le titre d'ingénieur, après sélection sur dossier. Elles sont généralement accessibles à bac + 2 : 2e année de licence en sciences et technologies, DUT, plus rarement avec un BTS.