maréchal(e)-ferrant(e)
Protéger les pieds du cheval de l'usure et remédier aux problèmes d'aplomb et de forme, c'est la mission du maréchal-ferrant. Mais pas seulement. Très souvent, ce professionnel veille aussi à la dentition des équidés, devenant ainsi le meilleur allié du vétérinaire. Un métier passion exclusivement au contact des chevaux ? Pas toujours : vaches, boeufs, taureaux... peuvent bénéficier, eux aussi, des bons soins de ce chausseur animalier.
Offres d'emploi
Retrouvez les offres d'emploi pour maréchal-ferrant :
Vie professionnelle
Des emplois au compte-gouttes
Le développement de l'équitation a suscité un regain d'intérêt pour le métier. La maréchalerie attire les jeunes, mais elle recrute peu. Le secteur reste très confidentiel : on compte environ 1 600 emplois dans le secteur maréchalerie pour 58 000 emplois en tout dans la filière cheval ! La majorité des maréchaux-ferrants sont des hommes, mais les femmes ne sont pas si rares.
Se spécialiser pour évoluer
Avec de l'expérience, le maréchal-ferrant peut se spécialiser en orthopédie équine, profession rare et recherchée. Il doit alors acquérir des connaissances supplémentaires en hippologie, en soins vétérinaires et en anatomie du pied.
Salaire du débutant
Variable en fonction du nombre de clients et du type de ferrures exécutées. De 1800 à 3600 euros brut/mois.
Conditions de travail
Un professionnel itinérant
Fini le temps où les gens venaient avec leur cheval à la forge ! Aujourd'hui, c'est le maréchal-ferrant qui se rend dans les écuries. La forge à gaz a, en effet, remplacé la forge à charbon. Au volant d'une camionnette tout équipée (outils, four, seaux, tabliers...), il sillonne un département ou une région.
Indépendant ou salarié
Le maréchal-ferrant travaille seul et, dans 70% des cas, en tant que travailleur indépendant. Il peut aussi être salarié d'un centre équestre. Voire, intégrer l'armée : gendarmerie, gardes républicains ou armée de terre, où la filière cheval nécessite le savoir-faire du maréchal-ferrant.
Un travail très physique
Le métier est physique et les journées sont longues (entre 10 et 12 heures). Il y a d'un côté le contact avec les chevaux, de l'autre les relations avec les clients. Il ne faut avoir peur ni de respirer la fumée du sabot chauffé par le fer brûlant, ni de travailler à l'extérieur, ni de se salir.
Compétences
Résistance physique de rigueur
Manipuler le cheval, se baisser, porter le matériel de forge... Les activités du maréchal-ferrant mettent son dos à rude épreuve. Mais il n'est pas nécessaire d'être particulièrement fort. Une grande maîtrise de soi aide, en revanche, à approcher l'animal et à le calmer, ce qui évite de le sangler.
Savoirs et savoir-être
Sur un plan pratique, il faut connaître les techniques de forge, l'anatomie du pied et de la bouche du cheval et les soins à lui apporter. Un esprit rigoureux et ouvert permet de bien gérer son entreprise et d'entretenir de bonnes relations avec ses clients.
Nature du travail
Un créateur de fers sur mesure
Les sabots ne sont rien d'autre que des ongles, qui poussent en permanence. Ils doivent donc être nettoyés et ferrés environ tous les mois. Après avoir retiré l'ancien fer, le maréchal-ferrant «pare» le pied de l'animal en enlevant l'excédent de corne. Pendant ce temps, quand il n'est pas forgé d'avance en usine, le fer chauffe... sur place. Il sera transformé en une semelle, qui sera ensuite ajustée sur le sabot, puis clouée ou collée selon la physiologie du cheval et son activité (course, corrida, promenade, repos...).
Un dentiste, très souvent
Outre le travail de ferrage, le maréchal-ferrant veille à la santé générale de l'animal. C'est-à-dire qu'il vérifie la bonne position du fer sur le sabot et sur le sol pour lui éviter toute boiterie ou fatigue inutile. Mais il veille aussi à l'hygiène de la bouche et des dents du cheval pour lui éviter tout souci de masticage, de déglutition et de digestion.
Des équidés aux bovidés
Chevaux, ânes, mules... mais aussi vaches, boeufs, taureaux... Le maréchal-ferrant peut intervenir aussi bien sur les équidés que les bovidés.
Formation pour accéder au métier
La formation s'effectue en apprentissage, chez un maître artisan, plus rarement dans une école.
• Le CAPA (certificat d'aptitude professionnelle agricole) se prépare en 2 ans après la classe de 3e. Il permet d'entrer immédiatement dans la vie active, pour s'établir à son compte ou devenir assistant d'un maréchal-ferrant;
• Le BEPA (brevet d'études professionnelles agricole) se prépare en 2 ans après la classe de 3e. Il vise plutôt la poursuite d'études vers le BTM;
• Le BTM (brevet technique des métiers) se prépare en 2 ans après un BEPA ou un CAPA. Comparé au bac, il propose une formation où les enseignements sont plus pratiques. Il apporte une haute qualification professionnelle dans la spécialité du CAP ou du BEP.
À noter : on peut devenir maréchal-ferrant au sein de la prestigieuse garde républicaine en étant recruté comme gendarme adjoint ou garde républicain. Se renseigner auprès du service maréchalerie (voir la rubrique Sources et ressources).
Source : 