maroquinier(ière)
gantier, sellier
Spécialiste du travail du cuir (mais aussi du similicuir et du tissu), le maroquinier fabrique des accessoires de mode (sacs, ceintures, gants, portefeuilles...). En mélangeant techniques modernes (machines automatisées...) et techniques artisanales (couture main...), il doit être capable d'adapter ses produits aux tendance de la mode. Très technique, son travail nécessite une solide formation. Il est alors facile de trouver un emploi soit comme artisan, soit dans le secteur industriel.
Offres d'emploi
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Vie professionnelle
Dans les grandes entreprises
La maroquinerie est essentiellement constituée d'entreprises artisanales ou de PME (environ 1 500) employant moins de 50 personnes. Le marché est dominé par une douzaine de grandes entreprises qui dépassent les 200 salariés : Delsey, Hermès, Longchamp, Le Tanneur... Elles sont aussi celles qui embauchent le plus. Même quand leur production est délocalisée, elles recherchent des candidats à l'expatriation.
Techniciens recherchés
Les professionnels qualifiés (au moins titulaires du bac) trouvent plus facilement un emploi. Les entreprises ont besoin de techniciens expérimentés, détenteurs d'un savoir-faire traditionnel. Dans l'avenir, le poste de prototypiste devrait faire l'objet de recrutement. Présent chez les sous-traitants des grandes maisons, ce professionnel apporte sans cesse des améliorations sur les procédés de fabrication et participe à l'optimisation des coûts : temps de production, coût des matières premières...
Salaire du débutant
1280 euros brut par mois.
Conditions de travail
Ateliers à géométrie variable
Le travail du maroquinier varie en fonction de la taille de l'atelier. Dans une entreprise artisanale, il maîtrise l'ensemble du processus de fabrication. Il peut créer ses propres modèles (il est alors styliste) ou réaliser des commandes pour le compte de clients. Dans le secteur industriel, il se spécialise dans une fonction bien précise : prototypiste, coupeur, piqueur ou monteur en maroquinerie.
À la main et à la machine
S'il pratique le cousu main au moyen d'un poinçon servant à percer les cuirs (l'alêne), le maroquinier utilise aussi de nombreuses machines. Certaines sont automatisées : presse hydraulique, emporte-pièces, ciseaux électriques pour la coupe, machines à refendre pour obtenir l'épaisseur idéale, à parer pour amincir le cuir sur le bord...
Compétences
Sens du toucher
Premier impératif, l'habilité manuelle. Un sens du toucher plus développé que la moyenne peut aussi être un atout, car seul le contact de peau à peau permet d'apprécier la qualité du cuir. Le sens artistique est sans aucun doute un plus.
Rigueur et résistance
Rigueur et précision sont autant de qualités pour devenir maroquinier. Une excellente vue est nécessaire pour repérer les défauts de la peau, distinguer les teintes et les nuances dans une même couleur. Sans oublier une bonne condition physique. La position debout est fréquente et les matières parfois dures à manipuler et à couper.
Des connaissances pointues
Les matériaux étant de plus en coûteux, le maroquinier doit connaître et maîtriser parfaitement les procédés de fabrication. Et aucune matière (crocodile, vache, autruche, skaï, lin, alcantara, pvc...), ne doit avoir de secret pour lui !
Nature du travail
Une production diversifiée
Sacs à main, ceintures, étuis, porte-monnaie, mallettes, valises... les productions du maroquinier sont très variées. Outre le cuir, son matériau de prédilection, il travaille aussi le synthétique et le tissu. Quand il se spécialise dans la réalisation de selles, d'habillages d'objets ou d'intérieurs pour les automobiles et les bateaux... on l'appelle « sellier ».
Préparation du travail
À partir d'un modèle, il conçoit un prototype (premier exemplaire). Il choisit la matière, la coupe à la main (ou à l'emporte-pièces) en réduisant les chutes au maximum. Puis, il assortit au mieux les nuances et positionne les pièces à assembler.
Traitement de la peau
Avant de passer à l'assemblage, le maroquinier affine le cuir afin de réduire l'épaisseur des coutures. Il le plaque et le glace ensuite sous une presse chaude pour le rendre brillant.
Fabrication de l'article
Enfin, il assemble les morceaux de cuir entre eux, grâce à différentes techniques : couture à la main ou à la machine, rivetage, soudage, piquage et montage des fermetures à glissière, des doublures, des bandoulières... Il termine par la pose d'accessoires (boucles, pressions, fermoirs) et les finitions.
Formation pour accéder au métier
Du CAP au BTS, différents diplômes permettent d'accéder aux métiers de la maroquinerie.
Niveau CAP
• CAPmaroquinerie;
Niveau bac
• Bac pro métiers du cuir, option maroquinerie (ouverture à la rentrée 2009)
Niveau bac + 2
• BTSindustriesdes matériaux souples, options productique; modélisme industriel (en cours de rénovation).
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