orthoprothésiste
Permettre aux personnes qui ont perdu une jambe ou un bras de vivre le plus normalement possible, c'est ce que recherche l'orthoprothésiste. Il conçoit et fabrique les prothèses (pour remplacer, partiellement ou totalement, un membre) et des orthèses (pour soutenir une déficience osseuse ou musculaire). Il travaille le plus souvent dans une entreprise de type artisanal. Selon son niveau de qualification, il assure une ou plusieurs étapes de la réalisation des appareillages.
Testez votre anglais gratuitement !
Offres d'emploi
Retrouvez les offres d'emploi pour orthoprothésiste :
Vie professionnelle
Un marché confidentiel
On recense environ 1 500 orthoprothésistes. Ce nombre, peu élevé, correspond à un marché qui reste confidentiel. Les formations sont peu nombreuses, ce qui permet aux jeunes diplômés de trouver, assez facilement, un premier emploi. La majorité des employeurs étant de petites entreprises artisanales (moins de 10 salariés), le recrutement s'effectue, très souvent, grâce aux relations qu'entretiennent les centres de formation et les professionnels. Il existe actuellement environ 150 entreprises de grand appareillage.
Plutôt du côté des orthèses
Des débouchés existent dans les centres de rééducation et d'appareillage. Les postes sont plus rares dans les hôpitaux. Les progrès de la chirurgie réparatrice et une meilleure prévention ont entraîné un ralentissement du marché de la prothèse. En revanche, celui de l'orthèse, qui doit suivre la croissance d'une personne au fil des ans, se porte bien.
Salaire du débutant
De 1280 à 1400 euros brut par mois.
Conditions de travail
Un métier artisanal
L'orthoprothésiste exerce principalement en atelier, au sein d'une entreprise de petite taille. Sa charge de travail dépend du type de structure qui l'emploie et, surtout, de sa qualification. Selon son niveau de formation, il peut prendre en charge uniquement la phase de conception, celle de fabrication ou les deux.
Souvent en déplacement
Ce professionnel est en relation permanente avec le patient, son médecin, le rééducateur, les ouvriers de la fabrication... Son travail l'amène à se déplacer fréquemment dans les centres d'appareillage, de rééducation, les hôpitaux et les cliniques.
Compétences
Un moral d'acier
Technicien minutieux, l'orthoprothésiste est également, pour son patient, un soutien psychologique important au moment de l'appareillage.
Si le goût du travail manuel est indispensable, le tact et l'ingéniosité comptent autant pour obtenir le meilleur résultat possible. Enfin, un moral d'acier est souvent nécessaire pour travailler en relation avec des personnes handicapées ou en situation de souffrance morale.
Des compétences variées
Les compétences requises pour exercer ce métier dépendent du niveau de qualification. Avec un CAP, c'est surtout l'habileté technique et la précision qui s'expriment en atelier. Il faut également bien connaître les matériaux et les techniques d'ajustage, de mise en forme, de moulage. En revanche, avec un diplôme de technicien (DT), et plusieurs années d'expérience, on devient plutôt chef d'atelier et on encadre une équipe.
Nature du travail
Concevoir la prothèse...
Avant de réaliser une prothèse, l'orthoprothésiste s'entretient longuement avec le patient, afin de définir le type d'appareillage qui lui conviendra le mieux. Ensemble, ils étudient son aspect fonctionnel et esthétique ainsi que les matériaux qui vont entrer dans sa fabrication. Des empreintes permettent de prendre des mesures exactes.
... la fabriquer
Ensuite, le spécialiste prépare les moulages, sculpte les matériaux choisis et réalise l'assemblage de tous les éléments pour finaliser la prothèse. Si le bois, le cuir et l'acier continuent d'être utilisés, ils sont de plus en plus souvent remplacés par des alliages légers et des matériaux nouveaux (résine, fibre de verre ou de carbone...).
... la placer et la faire accepter
Tout en fabriquant la prothèse, l'orthoprothésiste procède à des essais d'adaptation, afin d'effectuer les retouches nécessaires. Ces rendez-vous avec le patient sont l'occasion de s'assurer que son appareillage lui convient, s'agissant du confort mais aussi d'un point de vue psychologique.
Formation pour accéder au métier
Trois diplômes permettent d'exercer ce métier, à différents niveaux de responsabilité. Le CAP débouche sur un poste d'ouvrier spécialisé dans la réalisation de l'appareillage. Le DT permet d'occuper un poste de chef d'atelier. Et le BTS, un poste de technicien supérieur, chargé de concevoir, de réaliser et d'adapter l'appareillage sur les personnes handicapées.
Niveau CAP
• CAP orthoprothésiste;
Niveau bac
• Diplôme de technicien prothésiste-orthésiste (DT);
Niveau bac + 2
• BTS prothésiste-orthésiste : à terme, ce diplôme devrait faire partie des métiers de la santé et deviendra donc un diplôme d'État (DE).
Source : 