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orthoptiste

La principale mission de l'orthoptiste consiste à rééduquer les muscles de l'oeil pour guérir certains troubles de la vision (strabisme, fatigue visuelle, défaut de convergence...). lI est aussi autorisé (depuis 2007) à mener une exploration ophtalmologique pour déterminer, en particulier, l'acuité visuelle et la réfraction.  Quelque 80 % des orthoptistes exercent en libéral. Tous travaillent sur prescription d'un médecin généraliste ou d'un ophtalmologiste. Peu connue encore, cette profession offre de réels débouchés.

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Offres d'emploi

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Vie professionnelle

Surtout en libéral
Près de 80 % des 2 400 orthoptistes recensés travaillent en libéral, dans leur propre cabinet ou en collaboration avec un ophtalmologiste. Les autres sont salariés et occupent un poste dans un hôpital, un centre de soins... La profession est fortement féminisée : 90 % des orthoptistes sont des femmes.
Un emploi selon les régions
Les débouchés varient selon les régions. La Bretagne, la Côte d'Azur et la région bordelaise sont saturées. En revanche, le nord de la Bourgogne, le Nord ou la Normandie offrent de réelles opportunités.
Évoluer en se spécialisant
Après 4 ans de pratique, l'orthoptiste peut préparer le diplôme de cadre de la santé. Ce titre lui permet d'encadrer un service dans un centre de soins ou de former de futurs collègues.
Salaire du débutant
1600 euros brut par mois.

Conditions de travail

Du sur-mesure
L'orthoptiste travaille sur prescription médicale et propose toujours un traitement sur mesure. Il travaille en collaboration avec d'autres professionnels du secteur médical et paramédical : médecins ophtalmologistes, éducateurs, enseignants...
Libéral ou salarié
Le planning de l'orthoptiste s'adapte à la disponibilité des patients. En cabinet, le plus grand nombre d'heures de travail est assuré tôt le matin et tard le soir. Ce professionnel de la santé peut aussi exercer en hôpital, dans une maison de retraite, un établissement d'accueil pour personnes handicapées, un centre de rééducation et de soins... Dans ces cas, les horaires y sont plus réguliers.

Compétences

Précis et rassurant
Poser un diagnostic orthoptique requiert beaucoup de rigueur et de précision technique. Les exercices de correction les plus appropriés dépendent de la qualité de l'exploration fonctionnelle menée par le praticien. Cependant, la relation de confiance avec le patient est primordiale. Elle permet à l'orthoptiste d'évaluer les résultats du traitement à intervalles réguliers.
Un technicien pratique
Généralement, les compétences techniques de l'orthoptiste se complètent de connaissances en ergothérapie et en ergonomie nécessaires à la rééducation et à la réadaptation de personnes malvoyantes.
Patient et psychologue
La patience et le sens de l'écoute sont autant d'atouts dans ce métier. L'orthoptiste doit faire preuve de souplesse et de psychologie. Ses activités de rééducation nécessitent du tact, afin de donner confiance aux patients et d'obtenir de bons résultats.

Nature du travail

Dresser un bilan et traiter
Dans un premier temps, l'orthoptiste effectue un bilan pour évaluer les capacités visuelles et les troubles à traiter. Il intervient également après un accident, une intervention chirurgicale ou auprès des personnes malvoyantes. Avant de proposer un traitement, il prend en compte plusieurs critères : l'âge du patient, sa pathologie et ses activités.
Rééduquer l'oeil
En fonction du bilan obtenu (fatigue oculaire, strabisme, opération de l'oeil...), l'orthoptiste soigne les muscles de l'oeil par des séances de rééducation. À travers des exercices (adaptés à chaque patient), ce professionnel rééduque progressivement la vision. Il apprend à mieux maîtriser son regard et à atténuer les gênes ressenties. Depuis 2007, l'orthoptiste procède aux divers examens de l'acuité visuelle. En clair, il peut, par exemple, mesurer la pression intérieure de l'oeil, l'épaisseur de la cornée; il peut effectuer des radios, analyser le fond de l'oeil... En plus, grâce à une machine qui mesure le degré de myopie, d'astigmatisme ou d'hypermétropie, l'orthoptiste réalise une estimation de la puissance du défaut optique à corriger par le médecin.

Formation pour accéder au métier

Pour exercer ce métier, un seul sésame : le certificat de capacité d'orthoptiste. Il se prépare en 3 ans après un bac scientifique et réussite à un concours d'entrée dans l'une des 12 unités de formation et de recherche (UFR) de sciences médicales et techniques de réadaptation dépendant des facultés de médecine. Ce diplôme est reconnu au niveau bac + 2.
Niveau bac + 3
• Certificat de capacité d'orthoptiste.