Connexion (mot de passe oublié ?) :
Accueil > Métiers > Pilote de ligne

pilote de ligne

Aux commandes d'un Boeing ou d'un Airbus, le pilote de ligne sillonne la planète. Pour prendre les commandes d'un avion de ligne, l'apprenti pilote doit accumuler des heures de vol. Doté d'un bon équilibre nerveux, il est particulièrement vigilant : il tient entre ses mains la vie de centaines de passagers. Le métier varie selon la compagnie, le type de vol et d'appareil, mais le pilotage d'un avion reste avant tout un travail d'équipe. Plusieurs filières permettent d'accéder à ce métier.

Cours d'Anglais à partir d'1€/jour 24h/24

Offres d'emploi

Retrouvez les offres d'emploi pour pilote de ligne :

Vie professionnelle

L'embauche liée à la formation
Les recrutements dépendent du contexte économique. La totalité des pilotes cadets sont embauchés par Air France. Presque tous les pilotes issus de l'ENAC trouvent un emploi dans les compagnies aériennes. En revanche, ceux issus des formations privées ont beaucoup plus de mal à s'insérer.
Copilote d'abord
Le débutant commence en tant que copilote sur les court et moyen courriers pendant plusieurs années. Il devient pilote sur des avions de transport aérien de faible capacité, puis sur les gros-porteurs des lignes internationales. Avant de transporter des voyageurs, le pilote achemine du fret (des marchandises). L'avancement se fait en fonction de critères techniques : nombre d'heures de vol, mérite...
Salaire du débutant
De 1500 à 3500 euros brut par mois.

Conditions de travail

Gérer les cas difficiles
L'exercice du métier varie selon la compagnie (nationale, régionale...), le type de vol (régulier, charter...) et l'appareil (moyen-courrier, long-courrier). Le pilote doit faire face à toutes sortes de situations difficiles : vol de nuit, mauvais temps, espace aérien encombré, piste verglacée... Les long-courriers occasionnent une fatigue supplémentaire due aux décalages horaires, aux nuits blanches, aux changements de climat...
Sous surveillance médicale
Pour vérifier qu'il est capable de faire face à ses responsabilités et aux contraintes liées à son métier, le pilote passe deux visites médicales par an. On contrôle aussi sa capacité à piloter, sa maîtrise des manoeuvres d'urgence et de secours, sa réactivité. À la moindre défaillance physique, la licence de vol peut lui être retirée.
Prendre en charge les passagers
Avec son équipage (copilote, chef de cabine, hôtesses et stewards), le pilote prend en charge la sécurité des passagers... mais pas seulement. Doté d'un bon sens des relations humaines, il les accueille lors de leur montée à bord, les informe tout au long du vol et les salue une fois arrivés à destination.

Compétences

Du pilotage au secourisme
L'anglais étant la langue de l'aviation, le pilote la maîtrise parfaitement. Il met continuellement à jour les techniques de pilotage, car les appareils sont de plus en plus sophistiqués. Il possède des notions de secourisme pour intervenir en cas de problème à bord.
Réactif et résistant
Le pilote doit savoir réagir avec sang-froid et rapidité à tout moment : décollage, vol, atterrissage. Mais aussi en cas d'imprévus : brouillard, orages, turbulences... Il fait preuve d'une exigence extrême envers lui-même et envers les membres de l'équipage. Enfin, le pilote est doté d'une très bonne condition physique et d'un bon équilibre nerveux.

Nature du travail

Préparation du vol
Avant le départ, le pilote établit soigneusement le plan de vol en tenant compte des itinéraires à emprunter, des conditions météo... En fonction du poids de l'avion et de la destination, il calcule la quantité de carburant. Aidé du copilote, il prépare les instruments de navigation et entre les données dans l'ordinateur de vol. Quand tout est prêt, place à l'ultime récapitulation, à voix haute, des consignes de sécurité. Le commandant de bord demande alors l'autorisation de décoller à la tour de contrôle.
Aux commandes de l'avion
Tout au long du vol, dans le cockpit, le pilote surveille l'ensemble des paramètres sur le tableau de bord (direction, altitude, météo, consommation de carburant...) et se maintient en liaison permanente avec la tour de contrôle. Il réagit immédiatement en cas de problème. Parvenu à proximité de l'aéroport de destination, il amorce la descente pour poser l'appareil... en douceur.

Formation pour accéder au métier

Le pilote de ligne est au moins titulaire d'une licence de pilote professionnel (CPL). Il atteste d'une qualification de vol aux instruments (IR) et a réussi l'examen théorique de pilote de ligne (ATPL théorique). Le commandant de bord doit posséder la licence de pilote de ligne (ATPL). • École nationale d'aviation civile (ENAC) : filière la plus prestigieuse et la plus sélective, elle est accessible sur concours aux titulaires d'un bac + 2 scientifique. La formation, gratuite, dure 2 ans (pour plus de précisions, voir lien vers le site de l'ENAC). Quelques dizaines de places par an; • Air France : la compagnie a mis en place la filière « Pilotes cadets » qui forme une cinquantaine de jeunes pilotes chaque année. La formation, d'une durée de 28 mois, est rémunérée. L'admission, sur dossier et entretien, s'adresse à des candidats de niveau bac + 1 à bac + 5. Ils sont ensuite recrutés par Air-France et doivent rembourser environ un tiers du coût de la formation; • Près de 700 aéroclubs et une cinquantaine d'écoles privées forment des pilotes privés ou des pilotes de planeur. Une voie longue et coûteuse (près de 60 000 à 92 000 euros) sans garantie d'emploi à la sortie; • L'armée de l'air et la Marine nationale recrutent, sur concours, des pilotes (de chasse et de transport pour l'armée de l'air; d'aéronautique navale pour la Marine) sur contrat possédant au minimum le bac. La formation, gratuite et rémunérée, dure 2 ans et demi. À l'issue d'un engagement de 10 ans dans l'armée, ils postulent auprès de compagnies privées. À condition de faire un complément de formation souvent financé par l'armée de l'air ou la Marine.