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sportif(ve) de haut niveau

Dépassement de soi permanent, pression des résultats, hygiène de vie irréprochable, mais aussi moments d'intenses émotions... autant de moments de vie d'un sportif de haut niveau. Son statut, officiellement reconnu par l'État, regroupe une majorité d'amateurs et quelques professionnels. Ils bénéficient de droits et d'aides, afin de concilier leur carrière sportive et leurs études, leur vie professionnelle ou leur projet de reconversion.

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Offres d'emploi

Retrouvez les offres d'emploi pour sportif de haut niveau :

Vie professionnelle

Se reconvertir dans le sport...
10 à 25 ans. C'est la durée moyenne d'une carrière sportive. C'est-à-dire qu'avant d'atteindre la trentaine, le sportif de haut niveau doit absolument penser à sa reconversion. Son expérience et sa condition physique peuvent lui être utiles. S'il souhaite rester dans le domaine sportif, il peut passer le concours de professeur d'éducation physique et sportive (EPS). Il peut aussi obtenir le diplôme d'éducateur sportif ou accéder au titre de sélectionneur. Ou encore devenir coach de personnalités ou de particuliers, voire développer des activités sportives au sein d'un gîte rural, par exemple.
...ou dans la communication
Graviter autour du sport en devenant journaliste, commentateur ou conseiller technique sportif pour les médias (journaux, radio, télé, web...) séduit également de nombreux sportifs de haut niveau. Les offres se font au coup par coup et dépendent, en grande partie, du palmarès et de la personnalité du sportif.
...ou dans le commerce, la mode...
Enfin, le sportif a encore la possibilité de se reconvertir en intégrant une grande enseigne de magasins de sport; en créant une ligne de vêtements et accessoires de sport; en ouvrant une salle de remise en forme...
Salaire du débutant
1280 euros brut par mois.

Conditions de travail

En solitaire ou en équipe
Il existe autant de conditions d'exercice sportives que de disciplines reconnues. Par exemple, le kayakiste s'entraîne en solitaire dans l'eau tandis que le basketteur le fait au sein d'une équipe dans un gymnase.
Concilier sport et travail
L'athlète qui travaille bénéficie d'aménagements d'horaires ou d'autorisations d'absence (pour participer aux entraînements et aux compétitions). Depuis 2001, il peut aussi être salarié (de n'importe quel secteur) payé à temps complet, avec un aménagement horaire pouvant aller jusqu'au mi-temps. Une fois sa carrière sportive achevée, il peut encore suivre une formation professionnelle pour mieux s'intégrer dans l'entreprise.
Des aides ou un emploi stable
Les revenus du sportif amateur proviennent surtout des bourses, des aides, des primes... variables en fonction de la discipline sportive. Peuvent s'y ajouter des activités de sponsoring et de publicité. Il peut aussi bénéficier d'un emploi dans l'administration ou dans des entreprises nationales avec des horaires de travail adaptés. Le sportif professionnel est salarié d'une entreprise avec un véritable contrat de travail. En supplément, il peut percevoir des primes et des avantages en nature (logement, nourriture, voiture de fonction...).

Compétences

Volonté et maturité
La route menant aux médailles peut être longue et le succès n'est pas assuré. La compétition de haut niveau impose des efforts quotidiens pour une condition physique toujours remise en cause. Un mental sans faille est nécessaire pour résister à la pression des compétitions. Une faculté de récupération indispensable, surtout après un échec ou une blessure. Très tôt, l'athlète doit savoir se prendre en main et gérer sa vie personnelle avec rigueur.
Souplesse et adaptation
La réussite d'une carrière de sportif de haut niveau nécessite de suivre les conseils de son entraîneur, d'évaluer ses compétences et ses méthodes d'entraînement, de s'intégrer à une équipe (même si l'on pratique un sport individuel), d'accepter la critique après une défaite...

Nature du travail

Une pratique d'excellence
Ni métier ni loisir, le sport de haut niveau est une pratique d'excellence reconnue officiellement par le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports dans 122 disciplines gérées par 52 fédérations sportives. Le statut officiel de sportif de haut niveau est délivré aux sportifs membres d'une équipe de France. Sur 7 163 sportifs, 69 % sont étudiants et 34 % des femmes.
Entraînements et déplacements
Le sportif de haut niveau possède des qualités physiques particulières et s'entraîne, tous les jours, de façon intensive. En fonction de sa discipline sportive, son planning intègre leçons techniques et préparation à un rythme hebdomadaire soutenu. Les compétitions ont lieu, le plus souvent, les week-ends avec des déplacements fréquents, en fonction des événements sportifs.
Une passion nourrie d'efforts
Pour afficher la meilleure condition physique et, ainsi, remporter des victoires, le sportif de haut niveau doit fournir de nombreux efforts. Au menu : entraînements, régimes alimentaires, discipline de vie... Sans oublier l'interdiction de pratiquer certaines activités sportives jugées dangereuses. Par exemple, trop risqué pour un pilote automobile de s'offrir un week-end au ski !

Formation pour accéder au métier

Il n'existe pas de diplôme de sportif de haut niveau, mais le parcours est balisé. • Les sections sportives scolaires : implantées dans certains collèges et lycées, elles permettent aux élèves désirant pratiquer le sport de leur choix, de continuer une scolarité normale; • Les pôles Espoir et France : dépendant du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, ils sont organisés au sein de chaque fédération sportive. Le jeune doit être repéré par sa fédération lors de compétitions ou de stages de détection. La scolarité y est organisée de manière à laisser une large place à un entraînement de haut niveau; • L'Institut national du sport et de l'éducation physique (INSEP) : pour y accéder, le jeune doit être proposé par le directeur national de sa fédération sportive. Ensuite, il peut préparer un diplôme (du CAP au diplôme universitaire); • Les centres régionaux d'éducation populaire et de sport (CREPS) : ils accueillent les pôles relevant des différentes filières d'accès au sport de haut niveau. Ils forment également aux métiers du sport et de l'animation socio-éducative.