zoologiste
Le zoologiste observe les animaux dans leur milieu naturel, les filme et les photographie, avant d'analyser ses découvertes en laboratoire. Son objectif : étudier leur mode de vie et le fonctionnement de leur organisme. Ce métier de chercheur, situé à la croisée de plusieurs disciplines, nécessite une solide formation scientifique mais offre peu de débouchés.
Offres d'emploi
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Vie professionnelle
Peu d'emplois
Les emplois de chercheur se situent dans les grands organismes de recherche publics et privés : Institut national de la recherche agronomique (INRA), Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut de recherche pour le développement (IRD)... La recherche publique n'offre que quelques postes chaque année.
À l'université, dans les musées
Les zoos et, plus rarement, les parcs naturels, constituent un débouché restreint, mais à ne pas négliger. Les perspectives sont un peu meilleures concernant l'enseignement universitaire en biologie animale, par exemple (maître de conférences, professeur ou chargé de cours). Il est également possible de devenir chargé de recherche (enseignant et chercheur à la fois) ou d'obtenir un poste de directeur ou de conservateur de musée.
Salaire du débutant
Variable selon l'employeur. Pour un chargé de recherche au CNRS : entre 2000 et 3600 euros brut.
Conditions de travail
Du terrain au labo
Homme ou femme de terrain autant que de laboratoire, le zoologiste effectue de nombreux déplacements. L'observation des animaux dans leur milieu naturel nécessite de passer de longues heures à l'extérieur et d'affronter des conditions climatiques parfois difficiles (pluie, grand froid, chaleur tropicale...).
Un aspect très technique
Un enseignant qui mène parallèlement des activités de recherche a cependant une activité plus sédentaire. L'aspect technique revêt aussi de l'importance dans ce métier. Les zoologistes doivent maîtriser un matériel assez sophistiqué (microscopes électroniques, logiciels...), ainsi que certains outils mis au point en biologie et biochimie moléculaire.
De fréquentes collaborations
Les zoologistes collaborent étroitement avec les autres chercheurs, les vétérinaires, les botanistes et les associations spécialisées. Chercheurs ou enseignants-chercheurs, les zoologistes travaillent pour quelques grands organismes de recherche, des instituts spécialisés en environnement ou en protection des espèces, parfois au sein des parcs naturels.
Compétences
Beaucoup de patience
La patience et le sens aigu de l'observation arrivent en tête des qualités requises. Dans ce métier, il faut se préparer à patienter durant de longues heures pour obtenir la bonne photo et saisir, sur le vif, un comportement ou une habitude chez l'espèce étudiée.
Une grande rigueur
Comme tout chercheur, le zoologiste doit faire preuve d'une grande rigueur dans le traitement des données, d'un excellent esprit d'analyse et de synthèse et d'aptitudes à la rédaction pour ses rapports et ses articles. La plupart des articles scientifiques étant rédigés en anglais, la pratique de cette langue s'avère indispensable.
De la pédagogie
Ce professionnel doit posséder le goût du travail en équipe. Du talent pour la médiation scientifique et la pédagogie sont également requis, car de nombreux chercheurs sont amenés à rendre compte de leurs recherches auprès du grand public ou à participer à la formation des étudiants et doctorants. Enfin, ils doivent avoir des capacités pour administrer et gérer leurs projets de recherche.
Nature du travail
Observation sur le terrain
Le zoologiste se rend sur le terrain : une forêt vosgienne, la savane africaine ou les fonds marins australiens. Armé d'une caméra ou d'un appareil photo, il étudie une ou plusieurs espèces et en rend compte, grâce à des clichés, des films, des prélèvements et des prises de notes.
Un travail en laboratoire
Une fois au laboratoire, le zoologiste entretient des cultures biologiques, les observe au microscope en utilisant des techniques de biologie traditionnelle. Ce travail lui permet d'analyser les relations entre le mode de vie des espèces et le fonctionnement de leur organisme.
Une spécialisation pointue
Généralement, il est spécialiste : d'un groupe d'animaux (oiseaux, reptiles, insectes...), ou d'un thème (biologie de la reproduction, migrations, communication...). Ses recherches peuvent aussi être effectuées sur des animaux en captivité.
En tant que chercheur, le zoologiste publie des articles dans des revues spécialisées et des rapports. Il participe à des conférences. Il enseigne souvent parallèlement les sciences naturelles et la biologie à l'université. Il peut aussi devenir directeur ou conservateur d'un musée consacré à des espèces animales.
Formation pour accéder au métier
• La licence accessible en trois ans d'études après le bac surtout scientifique : licence biologie, sport, santé mention biologie des organismes (Saint-Étienne), licence sciences et technologies mention sciences du vivant spécialité biologie des organismes (Talence), licence organismes et biosphère mention biologie des organismes, des populations et des écosystèmes (Toulouse).
• Le master recherche ou le master professionnel en deux ans (M1 et M2), accessible après une licence d'un domaine proche : sciences et technologies mention biologie spécialité biologie, productions animales et qualité à Rennes...
• Le doctorat en trois ans après le master recherche.
• Autre voie possible : suivre un cursus en école d'ingénieurs spécialisée en biologie, biochimie, biotechnologies, océanologie, agronomie, puis préparer un doctorat. On peut aussi opter pour un cursus en école vétérinaire, éventuellement complété par une formation universitaire.
• Les chercheurs en zoologie des laboratoires publics sont des fonctionnaires. Ils ont le titre d'ingénieur de recherche ou de chargé de recherche (au CNRS, par exemple). Le recrutement s'effectue sur concours à très haut niveau.
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