Thèse Mesures des Microplastiques dans l'Eau Potable Afin d'Améliorer les Estimations d'Exposition de l'Homme aux Microplastiques et les Couts pour la Santé Associes. H/F - Université de Toulouse
- Toulouse - 31
- CDD
- Université de Toulouse
Les missions du poste
Établissement : Université de Toulouse
École doctorale : SDU2E - Sciences de l'Univers, de l'Environnement et de l'Espace
Laboratoire de recherche : GET - Geosciences Environnement Toulouse
Direction de la thèse : Jeroen SONKE ORCID 0000000171463035
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-06-01T23:59:59
Les êtres humains sont exposés aux microplastiques en ingérant des aliments et de l'eau contaminés, et en inhalant les microplastiques dans l'air. Dans notre corps, les microplastiques libèrent des produits chimiques toxiques tels que des additifs qui augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, endocriniens et de cancers. La directive européenne 2020/2184 sur la qualité de l'eau consommable a récemment proposé des approches méthodologiques pour la détection des microplastiques dans l'eau potable dans la gamme de taille de 20-5000 micromètres (m). Les particules fines de 1 à 20 m, les plus dangereuses, sont ainsi écartés de la règlementation future. Pour évaluer l'impact de cette omission/négligence sur le nombre total de particules détectées, cette thèse propose de developer et d'utiliser la technique de microscopie Raman (plateforme OMP-PANGEE) pour étudier les petits microplastiques jusqu'à 1 m dans les eaux minérales, et l'eau de robinet en collaborant avec la SETOM (Société de l'eau de la ville de Toulouse Métropole).
Dans un 2ieme temps, la thèse propose une révision du bilan complet de l'exposition de l'homme aux microplastiques. Les bilans actuels sous-estiment notre exposition, car ils ne prennent pas en compte la divergence des tailles de microplastiques observés, le plus souvent >20 m. En utilisant une nouvelle approche d'harmonisation de données de la littérature, la thèse s'attaque à ce problème d'intercomparabilité de données, et proposera une nouvelle estimation de couts associés à la pollution en plastiques et microplastiques, dont les couts de santé humaine.
Les êtres humains sont exposés aux microplastiques en ingérant des aliments et de l'eau contaminés, et en inhalant les microplastiques dans l'air. Dans notre corps, les microplastiques libèrent des produits chimiques toxiques tels que des additifs qui augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, endocriniens et de cancers. La directive européenne 2020/2184 sur la qualité de l'eau consommable a récemment proposé des approches méthodologiques pour la détection des microplastiques dans l'eau potable dans la gamme de taille de 20-5000 micromètres (m). Les particules fines de 1 à 20 m, les plus dangereuses, sont ainsi écartés de la règlementation future. Pour évaluer l'impact de cette omission/négligence sur le nombre total de particules détectées, cette thèse propose de developer et d'utiliser la technique de microscopie Raman (plateforme OMP-PANGEE) pour étudier les petits microplastiques jusqu'à 1 m dans les eaux minérales, et l'eau de robinet en collaborant avec la SETOM (Société de l'eau de la ville de Toulouse Métropole).
Dans un 2ieme temps, la thèse propose une révision du bilan complet de l'exposition de l'homme aux microplastiques. Les bilans actuels sous-estiment notre exposition, car ils ne prennent pas en compte la divergence des tailles de microplastiques observés, le plus souvent >20 m. En utilisant une nouvelle approche d'harmonisation de données de la littérature, la thèse s'attaque à ce problème d'intercomparabilité de données, et proposera une nouvelle estimation de couts associés à la pollution en plastiques et microplastiques, dont les couts de santé humaine.Le projet de thèse a trois objectifs principaux : 1. améliorer notre compréhension de l'ingestion humaine de petits microplastiques (jusqu'à 1um) provenant de l'eau potable en developpant l'analyse par micro-spectroscopie Raman, 2. améliorer les estimations actuelles de l'exposition humaine aux microplastiques provenant de l'ingestion d'aliments et d'eau, et de l'inhalation, en harmonisant les données de la littérature, 3. améliorer les estimations régionales et mondiales des coûts de la pollution par les microplastiques, y compris les coûts pour la santé humaine.
Le travail envisagé consiste à :
1.Extraire et preconcentrer les microplastiques de l'eau potable par methodes de filtration et de mineralisation et separation physicochimique; developpement de l'analyse de micropalstiques sur filtre par micro-spectroscopie Raman (voir Yakovenko et al., 2025)
2.Apprendre les methodes d'harmonisation des donnees de microplastiques, afin de corriger les concentrations mesures pour leur gamme de taille (voir Sonke et al., 2025b)
3.Developper notre modele numerique de dispersion et fragmentation de plastiques à des fins d'estimation de couts pour la santé (voir Sonke et al., 2025a).
Le profil recherché
Diplômé de Master 2 (MSc) ou d'école d'ingénieurs ayant de bonnes connaissances en modélisation numérique, et en géosciences de l'environnement. Des compétences solides en programmation et outils de calcul numérique (python) sont souhaitables. Une expérience en spectroscopie infra-rouge ou Raman est considéré un plus.