Thèse Impact des Modifications de l'Arn sur la Différenciation et la Fonction des Lymphocytes t Cd4 H/F - Doctorat_Gouv
- Toulouse - 31
- CDD
- Doctorat_Gouv
Les missions du poste
Établissement : Université de Toulouse
École doctorale : BSB - Biologie, Santé, Biotechnologies
Laboratoire de recherche : INFINITY - Institut Toulousain des Maladies Infectieuses et Inflammatoires
Direction de la thèse : Veronique ADOUE ORCID 0000000335487456
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-05-31T23:59:59Les lymphocytes T CD4 sont très efficaces pour protéger notre organisme contre de nombreux dangers endogènes ou exogènes, dont les cellules tumorales, les virus, les bactéries et les parasites. Leur efficacité provient au moins en partie de leur capacité à adapter leur phénotype et leur fonction à la menace. Les lymphocytes T mobilisent ainsi des programmes d'expression génique distincts qui coordonnent l'acquisition de phénotypes et de fonctions spécifiques adaptés au danger. Les lymphocytes T CD4 naïfs sont ainsi capables de se différencier en populations distinctes de lymphocytes « Thelper » (Th) : les Th1, Th2, Th17 et Treg.
L'interaction des facteurs de transcription et des mécanismes épigénétiques joue un rôle causal dans la régulation des programmes d'expression des gènes des lymphocytes Th. Des résultats préliminaires de notre équipe et l'émergence de données de la littérature suggèrent un nouveau mécanisme régulateur impliqué dans le contrôle de la différenciation et de la fonction des lymphocytes Th : les modifications épitranscriptomiques, c'est-à-dire les modifications chimiques et dynamiques des transcrits. Il s'agit d'un mécanisme fondamental et conservé, impliqué dans le contrôle de la différenciation et de l'homéostasie cellulaire. Plus de la moitié des modifications de l'ARN ont déjà été associées à des maladies chez l'Homme, notamment auto-immunes.
Alors que plusieurs études ont caractérisé un rôle essentiel des modifications épitranscriptomiques dans la régulation de différents aspects du système immunitaire, le rôle de la majorité des acteurs épitranscriptomiques dans les lymphocytes Th reste encore mal connu. Récemment, une nouvelle méthode permettant une détection précise (au niveau de la base unique) des modifications de l'ARN dans les transcrits natifs, basée sur le séquençage de troisième génération (Oxford Nanopore Technologies), a émergé.
L'objectif principal de ce projet est de comprendre le rôle respectif des enzymes liées aux modifications de l'ARN dans les populations de lymphocytes Th, en combinant des approches in vitro et in vivo ainsi que du séquençage sur Nanopore. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait non seulement éclairer la physiopathologie des maladies auto-immunes, mais aussi ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant les lymphocytes T CD4 pour renforcer la réponse immunitaire contre les cellules tumorales, offrant ainsi des perspectives prometteuses pour le traitement du cancer.
Le doctorant rejoindra une jeune équipe de recherche dynamique, au sein d'un environnement de travail stimulant, entouré d'autres étudiants passionnés par l'immunologie et l'épigénétique. Il bénéficiera d'un encadrement bienveillant et d'échanges scientifiques enrichissants au quotidien.
The PhD student will join a young and dynamic research team, working in a stimulating environment alongside other students passionate about immunology and epigenetics. They will benefit from supportive supervision and enriching scientific interactions on a daily basis.
Le profil recherché
Nous recherchons un·e candidat·e motivé·e et rigoureux·se, titulaire d'un Master 2 (ou équivalent) avec un excellent dossier académique, pour intégrer notre équipe dans le cadre d'un projet de thèse ambitieux et interdisciplinaire.
Compétences et qualités attendues :
Solides connaissances en immunologie, avec un intérêt marqué pour la biologie des lymphocytes T et les mécanismes de régulation épigénétique et épitranscriptomique.
Expérience pratique en biologie moléculaire, culture cellulaire ou techniques d'analyse in vitro/in vivo serait un atout, mais n'est pas obligatoire.
Capacité à travailler en équipe, esprit collaboratif et aisance relationnelle pour s'intégrer dans un environnement pluridisciplinaire.
Esprit d'analyse et de synthèse, curiosité scientifique et capacité à proposer des idées innovantes.
Maîtrise de l'anglais scientifique (écrit et oral) pour la rédaction d'articles, la présentation de résultats et les échanges internationaux.
Aptitude à communiquer clairement ses travaux, aussi bien à l'écrit (rédaction de rapports, publications) qu'à l'oral (présentations en conférences, réunions d'équipe).
Les candidat·e·s n'ont pas besoin de maîtriser l'ensemble de ces compétences dès le départ : la motivation, l'engagement et la capacité d'apprentissage seront des critères déterminants. Une formation complémentaire sera assurée en cours de thèse pour renforcer les compétences techniques et théoriques nécessaires.