Thèse Modellisation et Observation de la Réponse de la Chromosphère aux Flares Solaires H/F - Doctorat_Gouv
- Paris - 75
- CDD
- Doctorat_Gouv
Les missions du poste
Établissement : Université Paris-Saclay GS Physique
École doctorale : Astronomie et Astrophysique d'Ile de France
Laboratoire de recherche : Département d'Astrophysique / Astrophysique, Instrumentation et Modélisation
Direction de la thèse : Susanna PARENTI ORCID 0000000314381310
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-04-10T23:59:59
Les flares sont des éruptions impulsives le plus énergétique de l'atmosphère solaire. Ces phénomènes sont le résultat de l'accumulation d'énergie crée par le stress du champ magnétique de l'atmosphère solaire. L'énergie est en suite dissipée surtout par chaleur et accélération des particules du plasma. Ces phénomènes peuvent être associés à une éruption de matière coronale (CME), qui est une composante clé pour l'influence du Soleil sur la Terre (Météo de l'Espace) : les particules accélérées et à très haute énergie sont dangereuses pour nos apparats technologiques.
Dans le modèle standard des éruptions solaires, la libération d'énergie dans la couronne (la partie externe plus chaude et plus raréfiée de l'atmosphère solaire) produit, entre autres, des particules accélérées qui sont identifiées, par exemple, grâce à l'émission de rayons X durs (HXR) observée à la fois dans la haute couronne et dans les couches supérieures de la chromosphère (l'atmosphère inférieure, plus dense et plus froide). Ces particules déposent une quantité significative d'énergie dans la chromosphère, entraînant un échauffement important. Les observations des flares réalisées par la sonde Solar Orbiter, combinant les mesures HXR de l'instrument STIX et l'émission thermique en EUV de l'instrument EUI, ont apporté un nouvel éclairage sur cette problématique. Leur haute résolution spatiale et temporelle permet d'explorer en détail le chauffage, la dynamique et la réponse chromosphérique à la libération d'énergie lors des éruptions.
Dans ce projet, l'étudiant.e. sélectionné.e utilisera des simulations ainsi que des observations de pointe de Solar Orbiter afin d'étudier la libération d'énergie thermique et non thermique lors des éruptions solaires, ainsi que la réponse de la chromosphère à cette libération d'énergie.
La responsable scientifique française est experte internationale de physique solaire et en particulier de l'atmosphère solaire. Elle est experte de l'analyse spectroscopique et d'imagerie UV et X.
Elle fait partie des équipes internationales qui ont construit l'imageur EUV et l'instrument STIX de Solar Orbiter.
Le responsable scientifique d'Exeter est un expert international de théorie et modélisation des plasmas de l'atmosphère solaire.
Dr. Hillier est un expert en magnétohydrodynamique des plasmas partiellement ionisés, de turbulence et ondes. Les directeurs de thèse des deux pays ont déjà des coopérations existantes. Ils ont participé ensemble à un groupe de travail international pour l'étude des plasmas partiellement ionisés qui inclut les protubérances solaires. L'encadrant de Exeter (Dr. Hillier) était l'éditeur d'une publication (Special Issue) sur les plasmas partiellement ionisés dans laquelle la Dr. Parenti a été invitée à donner sa contribution (Parenti et al. 2024).
Répondre à une des grandes questions pour la compréhension des phénomènes les plus énergétiques de l'atmosphère solaire : quelle est la réponse de la basse atmosphère (la chromosphère) aux éruptions impulsives coronales (flares) ?Modélisation, simulations, observations spatiales, analyse de données spatiales
Le profil recherché
Le/la candidat.e doit avoir un Master de physique.
Connaissances en physique des plasmas appréciées, mais pas nécessaires.
Notions de traitement du signal. Notions de programmation Python et IDL. Une bonne connaissance est un plus.