Thèse Étude des Anticorps Neutralisants pour le Contrôle de l'Infection par le Vih chez les Participants Traités Tôt Après la Phase Aiguë H/F - Université de Tours
- Tours - 37
- CDD
- Université de Tours
Les missions du poste
Établissement : Université de Tours
École doctorale : Santé, Sciences Biologiques et Chimie du Vivant - SSBCV
Laboratoire de recherche : Morphogénèse et Antigénicité du VIH, des Virus des Hépatites et émergents
Direction de la thèse : Karl STEFIC ORCID 0000000296869194
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-04-27T23:59:59
Les traitements antirétroviraux ont révolutionné le traitement et la prévention de l'infection par le VIH. La prochaine révolution sera la possibilité, un jour, d'être en rémission (vivre sans traitement) voire de guérir du VIH. De nombreuses recherches visent à développer de nouvelles stratégies permettant une rémission. Parmi celles-ci, l'utilisation d'anticorps monoclonaux neutralisants à large spectre (bNAbs) semble très prometteuse pour induire un contrôle post-traitement du VIH après l'interruption du traitement. Cependant, l'émergence rapide de variants résistants aux bNAbs suggère qu'ils sont présents dans le réservoir mais non détectés. Par ailleurs, des patients contrôlant l'infection après interruption du traitement ont été identifiés dans des études antérieures n'utilisant pas de bNAbs. Une étude récente a mis en évidence le rôle potentiel des anticorps neutralisants autologues (aNAbs) dans une cohorte de patients ayant interrompu leur traitement seulement un an après l'initiation. Nous ne connaissons pas la durabilité de cette réponse aNAb après des années de traitement, ce qui est important pour la conception de nouveaux essais cliniques. Les anticorps neutralisants autologues et les bNAbs sont un élément important des futures stratégies de guérison du VIH, car ils peuvent induire un contrôle immunologique similaire à l'effet d'un vaccin. Dans ce projet nous proposons de répondre à des questions spécifiques liées à la durée des réponses anticorps autologues, à l'apparition de variants résistants aux bNAbs et à leur devenir dans le réservoir viral.
Nos objectifs sont les suivants : 1) mesurer la persistance des aNAbs après plusieurs années de contrôle virologique sous traitement antirétroviral ; 2) étudier parallèlement l'émergence et la persistance de la résistance aux bNAbs dans le réservoir (persistance du virus sous la forme de provirus archivés dans le génome des cellules infectées) ; 3) développer une nouvelle stratégie pour scanner le réservoir et identifier les provirus réplicatifs résistants aux bNAbs. Cela facilitera la conception et l'interprétation des résultats des futures études évaluant des stratégies de rémission du VIH.
Antiretroviral treatments (ART) have revolutionized the treatment and prevention of HIV infection. The next major breakthrough will be the possibility of achieving sustained remission (living without therapy), or ultimately a cure for HIV. It is necessary to better understand the reservoir of HIV, the mechanisms that lead to viral rebound and to the control of viral replication after treatment interruption (TI), in order to develop new strategies to achieve remission (1,2). Among them, the use of monoclonal broadly neutralizing antibodies (bNAbs) seems very promising. In a non-human primate model, when administered shortly after infection, bNAbs have been shown to help inducing a control of viral replication without ART and a strong CD8 T cell response, mimicking a vaccinal effect (3). They are currently under evaluation in several clinical trials in combination with other molecules to see if they induce a post-treatment control of HIV after TI. Post-treatment controllers (PTCs) have also been identified in previous studies that didn't involve bNAbs (1,4). PTCs are more frequent among people treated early after the acute phase and have distinct immunological profiles (5-8). A recent study found a potential role of autologous neutralizing antibodies (aNAb) in a cohort of PTCs that interrupted ART only one year after treatment initiation (7). We don't know the durability of this aNAb response after years of treatment, which is important for generalizing this finding and for the design of new clinical trials. The aNAb response occurs naturally several weeks after HIV infection but the humoral response is permanently challenged by escape mutations in the viral envelope (9,10). The diversity in HIV envelope sequences and this evolution towards resistance to aNAbs can lead to resistance to bNAbs. In clinical trial testing bNAbs, investigators have been trying to select participants based on the proviruses detected in the reservoir and their predicted sensitivity to monoclonal antibodies. However, treatment failures and rapid emergence of variants resistant to bNAbs suggests that some may preexist in the reservoir without being detected in certain cases (11).
Neutralizing antibodies, both aNAbs and bNAbs, represent key components of future HIV cure strategies, potentially inducing an immunological control similar to a vaccinal effect. Yet resistance to bNAbs is a major hurdle to their use in clinic. In this project we propose to address specific questions related to the durability of aNAb responses, the appearance of variants resistant to bNAbs and their fate in the reservoir. This will have an immediate impact to facilitate the design and interpretation of results from future studies in the field of HIV cure.
Les objectifs du projet sont d'améliorer les connaissances sur la réponse anticorps autologue dirigée contre le VIH, l'impact sur la résistance aux anticorps monoclonaux utilisés en clinique et la persistance des virus résistants à ces anticorps dans le réservoir.
The project will involve advanced molecular biology techniques (single genome amplification, next generation sequencing, RNA/DNA quantification), bioinformatics (NGS sequence analysis), cell culture, neutralization assays using HIV pseudoviruses and TZM-BL cells.
Le profil recherché
Un Master 2 en sciences de la vie.
Dévouement, curiosité, rigueur et passion pour la science.
Capacité à travailler de manière autonome et à rechercher des informations pertinentes.
Une expérience préalable en biologie moléculaire, qPCR, culture cellulaire ou en bioinformatique (analyse de séquences, utilisation de scripts) serait un atout.