Recrutement Université de Tours

Thèse Optimiser des Combinaisons Phage-Antibiotique dans un Environnement Riche en Mucus pour Restaurer l'Efficacité Antibactérienne Contre Pseudomonas Aeruginosa dans les Infections Pulmonaires H/F - Université de Tours

  • Tours - 37
  • CDD
  • Université de Tours
Publié le 26 mars 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université de Tours
École doctorale : Santé, Sciences Biologiques et Chimie du Vivant - SSBCV
Laboratoire de recherche : Centre d'Etudes des Pathologies Respiratoires
Direction de la thèse : Rodrigo GUABIRABA-BRITO ORCID 0000000340051753
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-04-27T23:59:59

Les infections à Pseudomonas aeruginosa (PA) sont un enjeu majeur dans certaines pneumopathies, où la bactérie persiste dans des voies aériennes encombrées de mucus, diminuant l'efficacité des antibiotiques et facilitant la sélection de résistances. La phagothérapie a réémergé comme approche antibactérienne ciblée, et des données récentes suggèrent que certains phages adhèrent mieux au mucus. Nous posons l'hypothèse que cette interaction augmente la rétention pulmonaire des phages et potentialise l'action des antibiotiques. La thèse utilisera des modèles d'épithélium respiratoire humain en présence de mucus pour comparer l'efficacité des phages, des antibiotiques et de leurs combinaisons, puis sélectionner des couples à valider dans des modèles murins d'infection respiratoire à PA. L'objectif est de fournir une preuve de concept préclinique solide pour une utilisation optimale de la phagothérapie, par inhalation, dans les infections respiratoires à PA, via son synergisme avec les antibiotiques et une meilleure adhésion au mucus.

Les infections respiratoires à Pseudomonas aeruginosa constituent un défi majeur, notamment dans les contextes de bronchiectasie, de mucoviscidose ou de pneumopathies associées à la ventilation, où l'encombrement muqueux réduit l'efficacité des antibiotiques et favorise l'émergence de résistances. La phagothérapie a récemment réémergé comme approche antibactérienne ciblée, en particulier par voie inhalée, mais son évaluation reste souvent réalisée dans des conditions trop simplifiées par rapport au micro-environnement réel des voies aériennes. Dans ce contexte, le projet repose sur l'hypothèse que l'interaction de certains phages avec le mucus, décrite par le concept de 'BAM' (Bacteriophage Adherence to Mucus), peut augmenter leur rétention locale et améliorer la performance de combinaisons phage-antibiotique en environnement riche en mucus.

Optimiser et valider des combinaisons phage-antibiotique en environnement riche en mucus pour le traitement par inhalation des infections pulmonaires à Pseudomonas aeruginosa.

Le projet reposera sur une stratégie progressive combinant caractérisation du phénotype BAM, criblage de combinaisons phage-antibiotique sur modèles d'épithélium respiratoire humain en conditions riches en mucus, puis validation des meilleurs candidats dans des modèles murins d'infection respiratoire à Pseudomonas aeruginosa, complétée par une analyse du risque évolutif et des résistances.

Le profil recherché

Master 2 ou diplôme d'ingénieur en microbiologie, infectiologie ou biologie cellulaire. Intérêt pour les interactions hôte-pathogène, les biothérapies et les approches expérimentales en études précliniques. Rigueur expérimentale, autonomie, capacité d'analyse et bon niveau d'anglais scientifique requis.

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