Thèse Rôle de l'Immunité Méningée dans la Santé Métabolique H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Bordeaux - 33
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Bordeaux
École doctorale : Sciences de la Vie et de la Santé
Laboratoire de recherche : Institut des Maladies Neurodégénératives
Direction de la thèse : Agnès NADJAR ORCID 0000000239696530
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-05-20T23:59:59
Le projet vise à étudier les mécanismes responsables de la plus grande adaptabilité métabolique des femmes par rapport aux hommes, en particulier en réponse à un régime riche en calories. Ce projet se concentre sur le rôle du noyau arqué de l'hypothalamus (ARH), qui intègre des signaux hormonaux, neuronaux et nutritionnels pour réguler le métabolisme énergétique. Les données préliminaires suggèrent que les cellules immunitaires méningées, notamment les lymphocytes B, pourraient être responsables du dimorphisme sexuel observé dans la réponse métabolique, en collaboration avec les microglies, les cellules immunitaires du cerveau.
Nous proposons que les lymphocytes B jouent un rôle crucial dans l'adaptabilité métabolique des femelles en influençant les interactions microglie-neurones dans l'ARH. Ce projet se découpe comme suit : 1) Identifier la source des cellules B et leur mécanisme de recrutement vers l'hypothalamus lors d'un challenge métabolique ; 2) Décoder comment les cellules B communiquent avec les microglies et contrôlent l'adaptation comportementale aux changements métaboliques ; 3) Comprendre les mécanismes derrière le dimorphisme sexuel métabolique affectés par les cellules B.
Nous combinerons des approches allant d'analyses moléculaires de pointe à des évaluations comportementales, couplées à la bioinformatique. Cette recherche pourrait aboutir à des avancées dans les traitements personnalisés de l'obésité, en révélant comment les différences sexuelles influencent l'adaptabilité métabolique. De plus, elle remet en question l'idée dépassée d'un cerveau immuno-privilégié, en mettant en lumière un réseau immunitaire complexe impliquant des interactions entre le cerveau et les cellules immunitaires méningées. Le projet explorera également l'influence des hormones et des chromosomes sexuels sur ces interactions, avec des implications potentielles pour la compréhension des maladies métaboliques et autres neuropathologies.
The project will build on our previous validation of a nutritional challenge model, which enables the study of brain adaptations in a physiological context without the confounding effects of major hormonal and metabolic changes. In this model, mice are fed a high-fat diet (HFD) for three days, which induces an increase in food intake in both males and females from the very first day. While males continue to consume more calories than controls over the three-day period, females return to control levels by the end of the protocol. This pattern is reflected in body weight: males continue to gain weight, whereas females show no significant difference compared with controls on day 3 despite an initial increase. Overall, these results highlight the greater metabolic adaptability of female mice, making this an ideal model for exploring the molecular mechanisms underlying metabolic resilience.
The doctoral candidate will investigate three main objectives: 1) Identifying the source of B cells, their phenotype, and their recruitment mechanisms to the ARH under metabolic challenge; 2) Deciphering how B cells communicate with microglia and control behavioral adaptations to metabolic changes; 3) Understanding the mechanisms behind immune cell-mediated metabolic sexual dimorphism.
We will use a combination of hypothalamic and meningeal scRNAseq, coupled with bioinformatic analyses, as well as spectral flow cytometry to assess the phenotypic landscape of B cells (phenotype, isotypes, and activation state) in the ARH, the surrounding meninges, and peripheral tissues. We will use transgenic mouse lines to uncover the mechanisms that attract B cells to the hypothalamus, as well as their impact on the function of brain cells (primarily microglia and neurons).
Le profil recherché
Diplôme de Master 2. Solides connaissances en neurosciences et/ou en physiologie et/ou immunologie. Nous recherchons une personne enthousiaste et passionnée avec un fort désir de développement personnel et de travail en équipe.