Thèse Impact du Papillomavirus Humain Hpv Spermatique sur les Résultats en Assistance Médicale à la Procréation AMP et la Restauration des Chances de Fertilité Spontanée Humaine. H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Montpellier - 34
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Montpellier
École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé
Laboratoire de recherche : DEFE - Développement Embryonnaire, Fertilité et Environnement
Direction de la thèse : Sophie BROUILLET ORCID 0000000333541551
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59
L'HPV est présent dans le sperme de 30% des hommes (y compris des donneurs de sperme) et jusqu'à 45% des patients infertiles dans certaines cohortes (Bruni et al., 2023 ; Garolla et al., 2024 ; Guo et al., 2024). La présence de ce virus dans le sperme cause une diminution significative des paramètres spermatiques (devenant ainsi une cause directe d'infertilité masculine), mais également une diminution des taux de fécondation et de développement embryonnaire en AMP. Elle diminue également les chances d'implantation embryonnaire et cause une augmentation significative des fausses-couches (par apoptose du trophoblaste) ; entrainant ainsi une diminution significative des chances de naissances en fertilité spontanée et en AMP (Sun et al., 2025 ; Ardekani et al., 2025 ; Guo et al., 2024 ; Guidelines ESHRE, 2021). La recherche de l'HPV dans le sperme en fertilité est récente et ne fait pas partie - pour l'instant - des examens de routine. Ces dernières années, notre équipe a conduit plusieurs études cliniques multicentriques (en cours de publication), qui nous ont permis notamment de montrer que : (1) la présence de l'HPV dans le sperme est indépendante de la présence de l'HPV sur le col de l'utérus de la conjointe, attestant l'importance de le chercher spécifiquement dans le sperme, (2) que sa présence diminue de moitié les chances de naissances chez les patient.e.s pris en charge en fécondation in vitro par micro-injection de spermatozoïdes (FIV-ICSI), (3) que la vaccination post infection raccourcit la clairance dans le sperme des patients infectés (de 24 mois à 5 mois en moyenne) et (4) que son élimination dans le sperme permet de restaurer les chances de grossesses en FIV-ICSI. De plus, nous avons observé la survenue de grossesses et naissances spontanées chez 30% de nos patients vaccinés qui étaient en échecs répétés de prise en charge en AMP. A ce jour, les mécanismes moléculaires et cellulaires associés à l'impact négatif de l'HPV sur la fertilité humaine sont encore largement méconnus. Ce projet de thèse aura pour objectif de déterminer les mécanismes d'infection et d'élimination du virus dans le sperme humain, et de déterminer la valeur seuil au-delà de laquelle les chances de succès en FIV-ICSI sont compromises.
Ces données novatrices permettront de mieux connaitre la physiopathologie de l'HPV spermatique, encore largement méconnue à ce jour. Elles pourraient permettre d'identifier un nouveau facteur d'infertilité responsable de l'échec d'une partie des tentatives d'AMP. L'identification d'une valeur seuil utilisable en routine clinique pourraient permettre de proposer une solution thérapeutique (par exemple la vaccination post infection), d'améliorer les résultats en AMP et de restaurer pour certains patients leur fertilité spontanée, permettant ainsi de diminuer la souffrance des personnes en AMP et la charge financière pour la société.L'objectif principal sera d'évaluer l'impact du niveau d'infection mais également du génotype de l'HPV sur la fonctionnalité des spermatozoïdes (mobilité et pouvant fécondant). L'objectif secondaire sera d'identifier la valeur seuil d'HPV spermatique pouvant prédire un échec en FIV-ICSI.
La proportion de spermatozoïdes porteurs de virions d'HPV (en pourcentage) et la charge virale (en nombre de copies/spermatozoïde) des échantillons de sperme de patients sains, infectés et vaccinés après infection seront quantifiés par les techniques d'Inno-LiPA®, de PCR quantitative (qPCR) et d'hybridation in situ fluorescente (FISH). Le/la candidat.e aura à sa disposition une banque de paillettes de sperme données à la recherche provenant de patients sains (n=90), de patients porteurs d'HPV spermatique (n=35) et des mêmes patients après vaccination (n=35) pour cet objectif principal (IRB CHU Montpellier 230106). Le/la candidat.e participera également à l'étude clinique non interventionnelle prospective en cours. Son rôle sera de caractériser le niveau d'infection d'HPV dans le sperme utilisé pour la mise en fécondation par les 3 techniques et d'analyser l'impact de l'infection HPV sur les résultats (critère de jugement principal : nombre de blastocystes utiles par tentative, critère de jugement secondaire : taux de grossesses/naissances).
Le profil recherché
Rigueur
Gestion du stress
Empathie
Curieux