Thèse Régénération Osseuse In Vivo par un Microenvironnement Immunitaire Pro-Ostéogénique Induit par le Milieu Conditionné de Cellules Souches de Pulpe Dentaire H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Montpellier - 34
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : LBN - Laboratoire Bioingénierie et Nanosciences Direction de la thèse : Pierre-Yves COLLART DUTILLEUL ORCID 0000000330176843 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 La reconstruction des pertes de substance osseuse mandibulaires et alvéolaires constitue un enjeu majeur en odontologie et en chirurgie orale, notamment après un traumatisme, une avulsion dentaire ou une pathologie ayant entraîné une résorption osseuse incompatible avec une réhabilitation implantaire simple. Au-delà de la seule présence de cellules ostéoformatrices, la qualité de la réparation osseuse dépend étroitement du microenvironnement immunitaire local. Parmi les cellules impliquées, les macrophages jouent un rôle central, en particulier par leur capacité à évoluer d'un phénotype pro-inflammatoire de type M1 vers un phénotype réparateur de type M2, plus favorable à l'angiogenèse et à l'ostéogenèse.
Dans ce contexte, les cellules souches de pulpe dentaire (DPSCs) représentent une source cellulaire particulièrement prometteuse en médecine régénérative, en raison de leur potentiel ostéogénique et de leurs propriétés immunomodulatrices. Ce projet repose sur l'hypothèse selon laquelle les DPSCs peuvent orienter la polarisation macrophagique vers un phénotype M2, générant ainsi un milieu conditionné enrichi en cytokines, facteurs de croissance et signaux paracrines capables de stimuler à leur tour la différenciation ostéogénique des DPSCs.
Afin de conférer à cette stratégie une portée translationnelle, ce milieu conditionné sera incorporé dans un scaffold imprimé en 3D, conçu pour maintenir l'espace du défaut osseux, limiter l'invasion des tissus mous et permettre une libération progressive des signaux bioactifs au site d'implantation. L'efficacité de cette approche sera évaluée dans un modèle de défaut osseux chez le rat, en analysant la néoformation osseuse, la vascularisation et l'intégration tissulaire du biomatériau.
En combinant immunomodulation, thérapie paracrine dérivée des cellules souches et ingénierie de scaffolds imprimés en 3D, ce projet vise à développer une stratégie innovante, simplifiée et efficace pour la régénération des défauts osseux mandibulaires et alvéolaires. La régénération des défauts osseux mandibulaires et alvéolaires reste une problématique clinique importante, en particulier lorsque le volume osseux résiduel est insuffisant pour permettre une reconstruction fonctionnelle et implantaire. Les approches conventionnelles, notamment les greffes osseuses, présentent des limites liées à la morbidité du site donneur, au volume disponible et à la reproductibilité des résultats. Parallèlement, les travaux récents montrent que la réponse immunitaire, et plus particulièrement le comportement des macrophages, conditionne fortement la qualité de la réparation tissulaire. Dans cette perspective, l'exploitation des propriétés immunomodulatrices et paracrines des DPSCs ouvre une voie innovante vers des stratégies de régénération osseuse plus biologiques et plus transposables. L'objectif principal est de développer une stratégie de régénération osseuse fondée sur l'utilisation du milieu conditionné issu d'interactions entre cellules souches de pulpe dentaire et macrophages polarisés vers un phénotype réparateur. Le projet vise plus précisément à :
> étudier la capacité des DPSCs à orienter la polarisation macrophagique
> caractériser le potentiel pro-ostéogénique du milieu conditionné obtenu
> incorporer ce milieu conditionné dans un scaffold imprimé en 3D
> évaluer in vivo l'efficacité de cette approche dans un modèle de défaut osseux chez le rat. Le projet combinera :
des cultures cellulaires de DPSCs et de macrophages ;
des essais de polarisation macrophagique et de caractérisation phénotypique ;
la production et l'analyse de milieux conditionnés ;
des études de différenciation ostéogénique in vitro ;
l'incorporation du milieu conditionné dans un scaffold imprimé en 3D ;
l'évaluation in vivo dans un modèle de défaut osseux chez le rat ;
des analyses histologiques, histomorphométriques et d'imagerie pour quantifier la néoformation osseuse et la vascularisation.
Le profil recherché
Le candidat ou la candidate recherché(e) devra présenter une solide formation en biologie, biologie cellulaire, médecine régénérative, ingénierie tissulaire, biomatériaux, ou dans un domaine connexe pertinent pour le projet. Une appétence marquée pour la recherche expérimentale, l'interface entre sciences du vivant et biomatériaux, ainsi que pour les approches translationnelles en régénération tissulaire, sera particulièrement appréciée.
Les compétences et qualités attendues incluent :
de bonnes connaissances en biologie cellulaire et moléculaire ;
une sensibilité aux problématiques de médecine régénérative, d'immunologie ou d'ingénierie tissulaire ;
une expérience pratique en culture cellulaire, analyses biologiques ou travaux sur biomatériaux, qui constituera un atout ;
un intérêt pour l'expérimentation in vivo et les approches multidisciplinaires ;
des capacités de rigueur, d'autonomie, d'organisation et d'analyse critique ;
une aptitude à travailler en équipe dans un environnement collaboratif et international ;
de bonnes compétences rédactionnelles et orales en français et en anglais scientifique.
Une première expérience de recherche, en particulier dans le cadre d'un master avec stage long en laboratoire, sera fortement appréciée.