Recrutement Doctorat.Gouv.Fr

Thèse Travailler dans l'Ombre Travailleur.Euses Cadence et Contrôle dans les Dark Kitchens H/F - Doctorat.Gouv.Fr

  • Paris - 75
  • CDD
  • Doctorat.Gouv.Fr
Publié le 13 avril 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université Paris-Saclay GS Sociologie et Science Politique École doctorale : Sciences Sociales et Humanités Laboratoire de recherche : Centre Pierre Naville, Laboratoire de sociologie Direction de la thèse : Guillaume TIFFON Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-04-30T23:59:59 Ce projet de thèse porte sur les conditions de travail et les dynamiques organisationnelles au sein des dark kitchens, ces cuisines dédiées à la livraison via plateformes numériques. En forte expansion depuis les années 2010 et accélérées par la pandémie de Covid-19, ces structures se caractérisent par leur invisibilité spatiale et sociale, leur dépendance aux plateformes (comme Uber ou Deliveroo) et une grande diversité de formes organisationnelles.La littérature existante s'est principalement concentrée sur les modèles économiques, les enjeux urbains, sanitaires ou technologiques de ces cuisines, mais reste lacunaire concernant les conditions de travail des travailleur·euses. Les rares études disponibles, souvent quantitatives ou indirectes, montrent des résultats contrastés et soulignent le manque de données empiriques qualitatives. Ce projet entend donc répondre à ce déficit en proposant une enquête approfondie centrée sur les travailleur·euses.

La problématique interroge la manière dont ces dernier·es sont mobilisé·es pour intégrer et reproduire les logiques productives dans ces environnements marqués par une forte rationalisation du travail, inspirée du taylorisme et du lean management, ainsi que par un contrôle algorithmique des performances. Les dark kitchens combinent ainsi intensification des cadences, polyvalence des tâches et nouvelles formes de management, où la supervision humaine est partiellement remplacée par des dispositifs numériques.

L'objectif est d'analyser les transformations contemporaines des rapports sociaux au travail, en mettant au centre le vécu des employé·es. Le projet s'intéresse notamment aux formes de consentement ou de résistance, à l'auto-organisation du travail en contexte de faible encadrement direct, aux effets du contrôle algorithmique, ainsi qu'aux relations sociales et aux inégalités (classe, genre, migration) au sein de ces espaces.

La méthodologie repose principalement sur une participation observante : le chercheur prévoit de se faire embaucher dans une ou plusieurs dark kitchens à Paris afin d'observer et expérimenter de l'intérieur les conditions de travail. Cette immersion sera complétée par des entretiens qualitatifs avec des travailleur·euses, permettant de confronter les interprétations du chercheur aux perceptions des enquêté·es. Une approche comparative entre différents types de dark kitchens est également envisagée.

Au-delà de sa contribution académique, cette recherche vise à rendre visibles des travailleur·euses largement invisibilisé·es et à documenter des formes contemporaines d'exploitation dans l'économie de plateforme. Elle ambitionne ainsi de nourrir le débat public, d'informer les politiques publiques et de sensibiliser les consommateur·rices aux conditions de production de la nourriture livrée. La littérature existante s'est principalement concentrée sur les modèles économiques, les enjeux urbains, sanitaires ou technologiques de ces cuisines, mais reste lacunaire concernant les conditions de travail des travailleur·euses. Les rares études disponibles, souvent quantitatives ou indirectes, montrent des résultats contrastés et soulignent le manque de données empiriques qualitatives. Ce projet entend répondre à ce déficit en proposant une enquête approfondie centrée sur les travailleur·euses. L'objectif est d'analyser les transformations contemporaines des rapports sociaux au travail, en mettant au centre le vécu des employé·es. Le projet s'intéresse notamment aux formes de consentement ou de résistance, à l'auto-organisation du travail en contexte de faible encadrement direct, aux effets du contrôle algorithmique, ainsi qu'aux relations sociales et aux inégalités (classe, genre, migration) au sein de ces espaces. La méthodologie repose principalement sur une participation observante : le chercheur prévoit de se faire embaucher dans une ou plusieurs dark kitchens à Paris afin d'observer et expérimenter de l'intérieur les conditions de travail. Cette immersion sera complétée par des entretiens qualitatifs avec des travailleur·euses, permettant de confronter les interprétations du chercheur aux perceptions des enquêté·es. Une approche comparative entre différents types de dark kitchens est également envisagée.

Le profil recherché

Etudiant diplômé d'un master ou équivalent en sociologie ou en sciences sociales

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