Recrutement Doctorat.Gouv.Fr

Thèse Développement d'Une Colle Innovante pour la Chirurgie des Décollements de Rétine H/F - Doctorat.Gouv.Fr

  • Grenoble - 38
  • CDD
  • Doctorat.Gouv.Fr
Publié le 20 avril 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université Grenoble Alpes École doctorale : ISCE - Ingénierie pour la Santé la Cognition et l'Environnement Laboratoire de recherche : Hypoxie et Physiopathologie Direction de la thèse : Christophe CHIQUET ORCID 0000000276014885 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-19T23:59:59 Le décollement de rétine (DR) est une des urgences ophtalmologiques chirurgicales les plus fréquentes, et une cause majeure de perte brutale de la vision. Leur prise en charge chirurgicale urgente reste contraignante pour le patient et onéreuse pour le système de santé. En pratique, elle consiste à réaliser une intervention chirurgicale incluant une vitrectomie (exérèse du vitré, dans 90% des cas), l'induction d'une cicatrice au niveau de la déchirure (par endolaser ou cryothérapie, efficacité attendue en 8 à 15 jours) et empêcher provisoirement (plusieurs jours) le passage de liquide de la cavité vitréenne vers l'espace sous-rétinien. Cette dernière étape est réalisée par un tamponnement interne de l'oeil par gaz fluoré (95% des cas) ou par huile de silicone (5% des cas). Les complications sont variées (prolifération vitréorétinienne, récidive du décollement de rétine, cataracte, oedème maculaire cystoïde, hypertonie intraoculaire) et leur lien avec l'utilisation des produits de tamponnement est connu. De plus, les nombreuses contraintes post-opératoires imposées au patient sont incompatibles avec une activité journalière normale, et associées à un inconfort visuel marqué et prolongé (2 à 8 semaines), lié notamment au développement d'une cataracte transitoire liée au gaz, et à l'absence d'acuité visuelle utile lorsque l'oeil est rempli de gaz.
Dans ce contexte, le projet BIORETACH (BIOlogical RETinal Adhesive for CHorio-retinal repair) vise à développer et valider l'utilisation d'une colle biologique pour la chirurgie du DR, afin de simplifier la chirurgie (en évitant le tamponnement interne) et ainsi contribuer au changement de paradigme chirurgical. Il réunit les compétences complémentaires de l'équipe mixte d'ophtalmologie du CHU Grenoble-Alpes et du laboratoire HP2 - INSERM U1300 (Pr C. Chiquet, Dr M. Mentek), et de l'équipe pluridisciplinaire du Département des Technologies et l'Innovation en Santé (DTIS) du CEA-LETI (Dr I. Texier, A. Hoang).
Le projet s'articulera autour de trois axes scientifiques :
Axe 1. Formulation des candidats hydrogels (M1-M12), basée sur une formulation modulable et injectable d'hydrogel et utilisant une chimie de réticulation hautement biocompatible (brevetée par l'équipe du CEA-LETI). Les propriétés dynamiques de l'hydrogel sont modulables, via le rapport molaire entre les fonctions chimiques utilisées, pour répondre aux besoins du projet : hydrogel sous forme de seringues préremplies pour le stockage, viscosité suffisante pour une application ciblée sur la rétine, injection via des canules de 0,4 mm de diamètre. Les propriétés adhésives seront adaptées et testées.
Axe 2. Caractérisation ex vivo et biocompatibilité in vitro des candidats hydrogels (M6-M18). La première tâche sera consacrée à caractériser l'adhésivité à court terme (12 à 24h) de l'hydrogel sur des tissus rétiniens, grâce au modèle de globe oculaire porcin ex vivo. La seconde tâche sera l'étude de la biocompatibilité in vitro à court (24h) et moyen terme (jusqu'à 10 jours) sur cultures cellulaires, et sur explants rétiniens de rongeurs. La validation d'une biocompatibilité élevée de plusieurs candidats hydrogels permettra la sélection d'un candidat final.
Axe 3. Preuve de concept préclinique (M24-M36). Le candidat hydrogel sélectionné sera évalué in vivo dans un modèle bien décrit de déchirure rétinienne iatrogène chez le lapin, pour caractériser et valider son efficacité (capacité à obturer une déchirure rétinienne en condition « réelle ») et sa sécurité/biocompatibilité (jusqu'à 2 à 6 mois). Si un des deux critères n'est pas validé (efficacité et biocompatibilité), le développement reprendra dans les axes de travail 1 et/ou 2 en tenant compte des résultats obtenus. Le décollement de rétine (DR) est une des urgences ophtalmologiques chirurgicales les plus fréquentes, et une cause majeure de perte brutale de la vision. Leur prise en charge chirurgicale urgente reste contraignante pour le patient et onéreuse pour le système de santé. En pratique, elle consiste à réaliser une intervention chirurgicale incluant une vitrectomie (exérèse du vitré, dans 90% des cas), l'induction d'une cicatrice au niveau de la déchirure (par endolaser ou cryothérapie, efficacité attendue en 8 à 15 jours) et empêcher provisoirement (plusieurs jours) le passage de liquide de la cavité vitréenne vers l'espace sous-rétinien. Cette dernière étape est réalisée par un tamponnement interne de l'oeil par gaz fluoré (95% des cas) ou par huile de silicone (5% des cas). Les complications sont variées (prolifération vitréorétinienne, récidive du décollement de rétine, cataracte, oedème maculaire cystoïde, hypertonie intraoculaire) et leur lien avec l'utilisation des produits de tamponnement est connu. De plus, les nombreuses contraintes post-opératoires imposées au patient sont incompatibles avec une activité journalière normale, et associées à un inconfort visuel marqué et prolongé (2 à 8 semaines), lié notamment au développement d'une cataracte transitoire liée au gaz, et à l'absence d'acuité visuelle utile lorsque l'oeil est rempli de gaz. développer et valider l'utilisation d'une colle biologique pour la chirurgie du décollement de rétine, afin de simplifier la chirurgie (en évitant le tamponnement interne) et ainsi contribuer au changement de paradigme chirurgical. Le projet s'articulera autour de trois axes scientifiques :
Axe 1. Formulation des candidats hydrogels (M1-M12), basée sur une formulation modulable et injectable d'hydrogel et utilisant une chimie de réticulation hautement biocompatible (brevetée par l'équipe du CEA-LETI). Les propriétés dynamiques de l'hydrogel sont modulables, via le rapport molaire entre les fonctions chimiques utilisées, pour répondre aux besoins du projet : hydrogel sous forme de seringues préremplies pour le stockage, viscosité suffisante pour une application ciblée sur la rétine, injection via des canules de 0,4 mm de diamètre. Les propriétés adhésives seront adaptées et testées.
Axe 2. Caractérisation ex vivo et biocompatibilité in vitro des candidats hydrogels (M6-M18). La première tâche sera consacrée à caractériser l'adhésivité à court terme (12 à 24h) de l'hydrogel sur des tissus rétiniens, grâce au modèle de globe oculaire porcin ex vivo. La seconde tâche sera l'étude de la biocompatibilité in vitro à court (24h) et moyen terme (jusqu'à 10 jours) sur cultures cellulaires, et sur explants rétiniens de rongeurs. La validation d'une biocompatibilité élevée de plusieurs candidats hydrogels permettra la sélection d'un candidat final.
Axe 3. Preuve de concept préclinique (M24-M36). Le candidat hydrogel sélectionné sera évalué in vivo dans un modèle bien décrit de déchirure rétinienne iatrogène chez le lapin, pour caractériser et valider son efficacité (capacité à obturer une déchirure rétinienne en condition « réelle ») et sa sécurité/biocompatibilité (jusqu'à 2 à 6 mois). Si un des deux critères n'est pas validé (efficacité et biocompatibilité), le développement reprendra dans les axes de travail 1 et/ou 2 en tenant compte des résultats obtenus.

Le profil recherché

Biologiste (M2) avec compétence et/ou intérêt marqué en chimie/biochimie

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