Recrutement Doctorat.Gouv.Fr

Thèse Corrélats Physiologiques et Comportementaux de l'Hyperactivité Canine H/F - Doctorat.Gouv.Fr

  • Lyon - 69
  • CDD
  • Doctorat.Gouv.Fr
Publié le 23 avril 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université Claude Bernard Lyon 1 École doctorale : NSCo - Neurosciences et Cognition Laboratoire de recherche : ISC-MJ - INSTITUT DES SCIENCES COGNITIVES MARC JEANNEROD Direction de la thèse : Clément GARIN ORCID 0000000307127330 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-31T23:59:59 Les troubles comportementaux et psychiatriques chez le chien (hyperactivité, anxiété, hyper-attachement, comportements compulsifs, agressivité) sont extrêmement fréquents. L'hyperactivité toucherait à elle seule environ 20 % de la population canine de compagnie, selon les critères diagnostiques retenus. Ces troubles engendrent des coûts importants en termes de bien-être animal, constituent une charge clinique significative pour les vétérinaires, et figurent parmi les principales causes d'abandon par les propriétaires. Malgré cette prévalence, le diagnostic reste largement subjectif, reposant sur l'historique comportemental rapporté par le propriétaire et l'observation clinique, sans recours à des biomarqueurs validés et fondés sur des bases physiologiques. Les décisions thérapeutiques, notamment la prescription de psychotropes tels que la fluoxétine, reposent souvent sur des bases empiriques et s'appliquent à un large éventail de troubles comportementaux plutôt qu'à des pathologies psychiatriques spécifiques.
Ce projet de doctorat vise à combler simultanément des lacunes méthodologiques et cliniques. En développant un ensemble de capteurs portables non invasifs, des pipelines d'analyse comportementale basés sur la vision par ordinateur, ainsi qu'une application clinique de suivi longitudinal (Dog APP), les objectifs sont : (i) de proposer des méthodologies objectives innovantes pour évaluer les états cognitifs et affectifs des chiens dans des conditions contrôlées ou en liberté ; (ii) d'identifier des biomarqueurs physiologiques permettant un dépistage et un diagnostic automatisés de l'hyperactivité canine ; et (iii) d'évaluer l'efficacité des traitements actuellement utilisés pour la prise en charge de l'hyperactivité.

Gap scientifiques identifiées et hypothèses centrales
Méthodologie : Il n'existe actuellement aucun système validé, non invasif, permettant l'acquisition simultanée et continue de signaux cardiaques, respiratoires et comportementaux chez un chien en liberté dans le cadre d'un protocole comportemental structuré. Cette absence ne constitue pas seulement une limite technique ; elle empêche l'exploration d'un ensemble de questions fondamentales relatives à l'encodage physiologique des états émotionnels chez une espèce sociale non primate. Le développement d'un tel système, ainsi que la démonstration de la fiabilité, de la reproductibilité et de l'interprétabilité comportementale de ses données, constituent la principale contribution technique de ce doctorat.
Phénotypage clinique : Les catégories diagnostiques utilisées en psychiatrie vétérinaire (hyperactivité, anxiété, compulsions) ont été largement construites par analogie avec les classifications humaines (DSM) et n'ont jamais fait l'objet d'une validation empirique fondée sur des données, telle que le permettent aujourd'hui les méthodes computationnelles modernes. Il reste à déterminer si ces catégories reflètent des entités biologiques distinctes, si elles correspondent à des profils physiologiques spécifiques, et si elles permettent de prédire la réponse aux traitements pharmacologiques. Ce projet propose de les soumettre à une analyse rigoureuse, via des méthodes de clustering non supervisé appliquées à des signaux multimodaux, afin de révéler la structure naturelle de l'espace phénotypique comportemental dans une cohorte large et finement caractérisée.

Consultation canine à l'ISC : conception et justification
La pierre angulaire de ce doctorat repose sur la conception d'un environnement dédié à la consultation canine au sein de l'ISC. Cet espace n'est pas conçu comme une salle de consultation clinique classique, mais comme un laboratoire instrumenté : un environnement contrôlé dans lequel chaque composante de l'expérience de l'animal - de l'agencement physique de la pièce à la séquence et à la durée des stimuli - est précisément définie, reproductible, et enregistrée simultanément par des systèmes de mesure complémentaires. The study of animal cognition has undergone a profound transformation over the past two decades. From early scepticism regarding higher-order mental states in non-human species, the field has converged on a broad comparative framework in which cognitive capacities (e.g. attention, memory, social reasoning, emotional regulation) are understood as phylogenetically distributed rather than uniquely primate. Dogs (Canis lupus familiaris) occupy an exceptional position within this landscape. Having co-evolved with humans for at least 15,000 years, they have developed sensitivity to human communicative signals unparalleled even among our closest primate relatives. This unique evolutionary history makes them not only scientifically compelling subjects but an ideal translational model for the neural and physiological substrates of social cognition.
Yet, for all their scientific promise, dogs remain profoundly underserved by the methodological repertoire of cognitive neuroscience. High-density EEG, fMRI, and single-unit electrophysiology are largely incompatible with awake, freely-behaving canine subjects. As a consequence, the field relies mostly on behavioral assays that are often subjective, difficult to standardize, and highly sensitive to experimenter variability, imposing a ceiling on the resolution with which cognitive and affective states can be probed, and preventing the development of scalable, objective diagnostic instruments for veterinary practice.

Le profil recherché

Nous recherchons un(e) candidat(e) fortement motivé(e), avec une formation en neurosciences, biologie du comportement ou sciences cognitives. Le profil idéal associe de solides compétences quantitatives, programmation Python, traitement du signal, et une familiarité avec des outils de vision par ordinateur tels que DeepLabCut à un véritable intérêt pour la cognition animale et la psychiatrie vétérinaire. Une expérience pratique préalable avec des chiens ou d'autres animaux constitue un atout important. Le poste implique de savoir travailler de manière autonome au sein d'une équipe pluridisciplinaire réunissant neuroscientifiques, ingénieurs en traitement du signal et psychiatres vétérinaires. Rigueur scientifique, curiosité intellectuelle et un bon niveau d'anglais écrit et oral sont attendus.

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