Recrutement Doctorat.Gouv.Fr

Thèse Patrons Spatiaux des Communautés et des Traits Fonctionnels des Abeilles de France. H/F - Doctorat.Gouv.Fr

  • Rennes - 35
  • CDD
  • Doctorat.Gouv.Fr
Publié le 5 mai 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université de Rennes École doctorale : École doctorale Écologie, Géosciences, Agronomie et Alimentation Laboratoire de recherche : ECOSYSTEMES, BIODIVERSITE, EVOLUTION Direction de la thèse : Benoit GESLIN Date limite de candidature : 2026-05-28T00:00:00 La publication récente de la Liste rouge européenne des abeilles (Michez et al. 2026) met en évidence un effondrement préoccupant des populations de pollinisateurs à l'échelle du continent, avec une espèce sur dix aujourd'hui menacée d'extinction. Au-delà du déclin des populations, c'est également le service et la fonction écologique de pollinisation qui sont gravement menacés, tant pour les plantes sauvages que cultivées. Ces menaces sont étroitement liées à la structure des communautés d'abeilles sauvages et à la diversité des traits écologiques et fonctionnels des abeilles sauvages (spécialisation alimentaire sur le pollen, mode de nidification, socialité, phénologie, taille corporelle, longueur de la langue, cleptoparasitisme etc.). Des avancées récentes ont permis de renseigner ces traits pour l'ensemble de la faune d'abeilles de France (Aubouin et al. 2025) et de mettre en place une interface d'utilisation (https://beefunc.fr/). Néanmoins, à ce jour, la distribution spatiale de ces communautés et de ces traits à l'échelle nationale reste mal connue, tout comme la manière dont les forçages écologiques sélectionnent et filtrent les assemblages d'espèces et de traits. Cette thèse a pour objectif de répondre à ces questions majeures. En s'appuyant sur les bases de données d'occurrences des abeilles de France (Mahé et al., in prep., Observatoire des Abeilles) et d'Europe (Sentil et al. 2026), l'étudiant·e explorera la répartition spatiale des communautés d'abeilles sauvages de France ainsi que les co-occurrences entre espèces. Il/elle étudiera la répartition des traits fonctionnels des abeilles à l'échelle du territoire français, en lien avec les perturbations anthropiques (occupation du sol, usage des pesticides). L'étudiant.e explorera également les implications en termes de conservation afin d'identifier les communautés particulièrement à risque, ainsi que leurs traits. Il/elle pourra également identifier les traits écologiques rares et les plantes support à spécialisation par les abeilles sauvages. Ce travail s'appuiera sur un réseau de collaborateurs déjà établi : B. Schatz (CEFE, Montpellier), avec qui un projet autour de la première version de BeeFunc vient de s'achever ; L. Ropars (CESCO, MNHN, Paris), ainsi que A. Perrard et L. Schurr (iEES, Paris), avec lesquels des collaborations de longue date portent sur la conservation des abeilles sauvages. Le projet bénéficiera du soutien financier et opérationnel du RT Pollinéco (5-10 K€ par an ; https://pollineco.org/), ainsi que de l'expertise du réseau naturaliste de l'Observatoire des Abeilles. Les enjeux de la thèse porteront principalement sur l'analyse de bases de données déjà établies et publiées. Le travail est donc un travail de modélisation, d'analyse spatiale et de cartographie. Il est attendu de la personne recrutée une excellente autonomie sous le logiciel R pour ces questions et des compétences importantes en code. Les risques associés au projet sont très limités, le travail reposant essentiellement sur des approches de modélisation et d'analyse spatiale sur des données acquises mais étant à analyser. Les besoins matériels se concentreront principalement sur l'équipement bureautique, la participation à des congrès scientifiques et les frais de publication. Enfin, le/la doctorant·e sera amené·e à interagir avec d'autres étudiant·e·s et chercheur·e·s, en France (iEES Paris, CEFE, Cesco) et à l'étranger (notamment en Belgique et en Espagne), afin de renforcer la coordination européenne autour des enjeux de conservation des abeilles sauvages .
Le projet s'appuie sur des bases de données déjà acquises, à l'échelle nationale (Observatoire des Abeilles) et européenne, constituant un socle empirique robuste. Il bénéficie d'un réseau d'acteurs structuré et actif (CEFE, CESCO, iEES, réseau naturaliste), favorisant les collaborations et le transfert vers la conservation. Il est intégré au RT Pollinéco, qui apporte un cadre scientifique et collaboratif reconnu. Ce dernier assure également un soutien financier de 5 à 10 K€ par an, couvrant missions, congrès et publications.

Les enjeux de ce projet sont avant tout liés à la conservation des abeilles sauvages et au maintien du service de pollinisation. En identifiant la distribution spatiale des communautés et des traits fonctionnels, cette thèse permettra de détecter les assemblages les plus vulnérables face aux pressions anthropiques, ainsi que les traits écologiques particulièrement sensibles ou rares. Elle contribuera ainsi à mieux cibler les priorités de conservation, en orientant les actions vers les espèces, les communautés et les habitats les plus à risque. Plus largement, ce travail vise à renforcer les stratégies de gestion et de restauration des écosystèmes afin de préserver durablement la diversité fonctionnelle des pollinisateurs et les services qu'ils assurent.

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