Thèse Rôle du Liquide Péritonéal dans les Mécanismes Vasculaires Associés à l'Endométriose H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Toulouse - 31
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Toulouse École doctorale : BSB - Biologie, Santé, Biotechnologies Laboratoire de recherche : I2MC - Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires Direction de la thèse : Françoise LENFANT ORCID 0000000300247241 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-01T23:59:59 L'endométriose est une maladie gynécologique chronique oestrogéno-dépendante caractérisée par la présence de tissu endométrial en dehors de l'utérus. Elle est associée à des douleurs pelviennes chroniques, à l'infertilité et à une diminution importante de la qualité de vie. Malgré de nombreuses recherches, les mécanismes sous-jacents à l'initiation, l'implantation et la progression des lésions restent encore incomplètement compris. La principale théorie expliquant la formation des lésions d'endométriose repose sur la dissémination pathologique de fragments d'endomètre par reflux menstruel dans la cavité abdominale via les trompes de Fallope, selon la théorie dite de Sampson. Ces cellules se retrouvent alors dans le liquide péritonéal. Bien que ce phénomène soit observé chez près de 90 % des femmes en âge de procréer, seules environ 10 % développent une endométriose, suggérant l'existence de mécanismes spécifiques favorisant l'implantation des lésions chez certaines patientes. Une hypothèse propose que des cellules souches/progénitrices endométriales qui refluent durant les menstruations puissent établir des implants dans la cavité péritonéale grâce à un microenvironnement favorable à leur survie, leur adhésion, leur invasion et leur prolifération. Par ailleurs, les cellules épithéliales endométriales, en interaction avec le microenvironnement péritonéal, pourraient modifier la perméabilité des vaisseaux et/ou du mésothélium péritonéal, facilitant ainsi la dissémination, l'adhésion et l'implantation des cellules endométriales ectopiques. Cette hypothèse est renforcée par l'existence, plus rare, de lésions d'endométriose localisées en dehors de la cavité pelvienne, notamment au niveau pulmonaire, suggérant une dissémination des cellules endométriales par voie vasculaire ou lymphatique.Dans ce contexte, nos objectifs sont :
WP1) De caractériser les populations cellulaires souches endométriales contenues dans le liquide péritonéal en comparaison de celles de l'endomètre, et les lésions de patientes atteintes d'endométriose, en générant des organoïdes ; et de les stimuler par les hormones stérodiennes (17-estradiol + progesterone) pour mimer les variations hormonales lors du cycle menstruel afin d'identifier ces cellules souches à l'origine de la pathologie.
WP2 : Étudier comment les cellules épithéliales endométriales interagissent avec les compartiments vasculaire et lymphatique et modulent leur structure et leur fonction (perméabilité, angiogenèse, lymphangiogenèse), grâce à des modèles innovants de co-culture 2D et des systèmes microfluidiques de type « vessel-on-chip », afin d'identifier les mécanismes moléculaires favorisant l'implantation et la progression des lésions d'endométriose dans l'environnement péritonéal
Mieux comprendre la pathologie de l'endométriose pour identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques
Le profil recherché
Candidat(e) disposant de solides compétences en biologie cellulaire et moléculaire, avec un intérêt marqué pour la recherche translationnelle, une expérience des modèles expérimentaux et des approches omiques, d'excellentes capacités d'analyse, une grande rigueur scientifique, de l'autonomie et une forte motivation pour la recherche biomédicale.