Recrutement Doctorat.Gouv.Fr

Thèse Découvrir les Mécanismes de l'Homéostasie des Métaux chez les Mycoplasmes Pathogènes H/F - Doctorat.Gouv.Fr

  • Toulouse - 31
  • CDD
  • Doctorat.Gouv.Fr
Publié le 14 mai 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université de Toulouse École doctorale : BSB - Biologie, Santé, Biotechnologies Laboratoire de recherche : LMGM - Laboratoire de Microbiologie et Génétique Moléculaires Direction de la thèse : Cécile ALBENNE Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-01T23:59:59 Les métaux sont essentiels pour les organismes vivants, qui utilisent leurs propriétés uniques pour accomplir des processus métaboliques fondamentaux. Cependant, les métaux peuvent également être toxiques, notamment en générant des radicaux libres qui endommagent la cellule. En raison de cette dualité, les organismes vivants possèdent des mécanismes dédiés au maintien de l'homéostasie cellulaire des métaux, impliquant une variété de protéines telles que des transporteurs membranaires, des régulateurs transcriptionnels, et des systèmes de trafic et de stockage intracellulaires. Les métaux jouent également un rôle central dans la lutte entre l'hôte et l'agent pathogène. L'une des réponses du système immunitaire de l'hôte consiste à limiter l'accès aux métaux essentiels, afin d'affamer les microorganismes pathogènes, un processus appelé « immunité nutritionnelle ». Pour contrer l'immunité nutritionnelle, ces microorganismes ont développé des stratégies vitales pour acquérir des métaux à partir des cellules et des tissus qu'ils infectent. Les systèmes de régulation de l'homéostasie des métaux représentent donc des cibles médicamenteuses intéressantes pour combattre les microorganismes pathogènes.

Les bactéries du genre Mycoplasma (ou 'mycoplasmes') comprennent de nombreuses espèces qui infectent les vertébrés, notamment les pathogènes humains Mycoplasma genitalium, Mycoplasma pneumoniae, et le pathogène aviaire Mycoplasma gallisepticum. Ces mycoplasmes pathogènes peuvent causer des maladies graves et on observe une importante émergence de leur résistance aux antibiotiques.

Ce projet de thèse vise à caractériser les mécanismes de l'homéostasie des métaux chez les mycoplasmes pathogènes. Ce projet pourrait ainsi révéler de nouvelles voies prometteuses pour combattre la résistance aux antibiotiques chez les mycoplasmes. De nombreuses espèces de mycoplasmes infectent les vertébrés, notamment les agents pathogènes humains Mycoplasma genitalium, Mycoplasma pneumoniae, et le pathogène aviaire Mycoplasma gallisepticum. M. genitalium est une bactérie sexuellement transmissible dont la prévalence dans la population générale est estimée entre 1,3% et 3,9%. Ce pathogène pourrait être responsable de 35% des urétrites non chlamydiennes non gonococciques chez l'homme et il est associé à des syndromes inflammatoires de l'appareil reproducteur chez la femme, ainsi qu'à des naissances prématurées. M. pneumoniae provoque des infections respiratoires aiguës chez l'être humain, et est responsable de 4 à 8% des pneumonies communautaires bactériennes, entraînant environ deux millions de cas et 100 000 hospitalisations rien qu'aux États-Unis chaque année. M. gallisepticum est un agent pathogène hautement contagieux, responsable de maladies respiratoires chroniques chez les volailles. Ces infections entraînent une baisse de la ponte, une augmentation de la mortalité et, par conséquent, des pertes économiques majeures pour le secteur avicole.

La résistance aux antibiotiques est l'une des principales menaces pour la santé mondiale reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et constitue un problème préoccupant dans le cas des mycoplasmes. Les traitements de première intention sont des antibiotiques à large spectre, tels que les macrolides qui inhibent la synthèse des protéines ou les quinolones qui ciblent la réplication de l'ADN. Il est frappant de constater que les taux de résistance aux macrolides pour M. pneumoniae sont de plus en plus élevés dans le monde, atteignant 100% en Asie, et déclenchant de fréquentes épidémies. De même, la prévalence des souches de M. genitalium résistantes aux antibiotiques augmente rapidement dans le monde entier. La résistance aux antibiotiques de M. gallisepticum est également en augmentation, ce qui pourrait avoir un impact économique négatif sur l'élevage. Cette émergence alarmante de la résistance aux antibiotiques chez les mycoplasmes exige que de nouvelles options thérapeutiques soient étudiées. À cet égard, le ciblage des protéines impliquées dans l'acquisition et l'utilisation des métaux chez les mycoplasmes pourrait représenter une stratégie thérapeutique prometteuse et innovante pour combattre l'antibiorésistance.

Le profil recherché

Étudiant de niveau Master avec une formation initiale en microbiologie.

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