Thèse Développement de Stratégies Nutritionnelles pour Améliorer la Tolérance Thermique de la Truite Arc-En-Ciel Face au Changement Climatique H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Pau - 64
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Pau et des Pays de l'Adour École doctorale : Sciences Exactes et leurs Applications Laboratoire de recherche : NUMEA - Nutrition, Métabolisme, Aquaculture Direction de la thèse : Emilie CARDONA ORCID 0000000192705187 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-30T23:59:59 Le changement climatique entraîne une augmentation de la température des eaux continentales et une fréquence accrue des épisodes de chaleur, représentant une menace majeure pour l'aquaculture de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Lorsque la température de l'eau dépasse les seuils physiologiques de l'espèce, les poissons présentent une diminution de l'ingestion alimentaire, une altération du métabolisme, une baisse des performances de croissance et une augmentation des mortalités. Malgré l'importance de cet enjeu pour la filière aquacole, aucune stratégie nutritionnelle validée ne permet actuellement d'améliorer la tolérance thermique des truites.
Cette thèse s'inscrit dans le projet ATHENA (Atténuation du stress THErmique par le développement de stratégies Nutritionnelles Adaptées), dont l'objectif est d'identifier, développer et valider des solutions nutritionnelles capables d'améliorer la résilience thermique de la truite arc-en-ciel. Le projet repose sur une approche intégrée combinant expérimentations in vitro, essais in vivo en pisciculture expérimentale et validation en conditions réelles de production.
Dans un premier temps, les principaux mécanismes physiologiques et métaboliques affectés par l'hyperthermie seront caractérisés à l'aide de modèles cellulaires et d'essais sur poissons. Les travaux porteront notamment sur le métabolisme énergétique, le statut oxydatif, le métabolisme lipidique et protéique ainsi que les réponses cellulaires au stress. Ces résultats permettront d'identifier les voies biologiques susceptibles d'être modulées par la nutrition.
Dans un second temps, différentes stratégies nutritionnelles seront développées et évaluées afin de déterminer leur capacité à limiter les effets délétères du stress thermique. Les formulations les plus prometteuses seront sélectionnées à l'aide d'outils de criblage in vitro puis testées lors d'expérimentations en pisciculture contrôlée. Enfin, les stratégies les plus efficaces seront validées dans une pisciculture de production confrontée à des épisodes récurrents d'hyperthermie.
Les résultats attendus permettront d'améliorer la compréhension des mécanismes impliqués dans la réponse thermique de la truite et de fournir à la filière aquacole des solutions nutritionnelles concrètes pour faire face aux conséquences du changement climatique. Le réchauffement climatique entraîne une augmentation progressive de la température des eaux continentales ainsi qu'une fréquence accrue des épisodes de chaleur extrême. Ces changements représentent une menace majeure pour l'aquaculture de la truite arc-en-ciel, espèce particulièrement sensible aux températures élevées. Lorsque les seuils physiologiques de tolérance sont dépassés, les poissons présentent une diminution de l'ingestion alimentaire, une altération de leur métabolisme énergétique, lipidique et protéique, une augmentation du stress oxydant ainsi qu'une baisse des performances de croissance pouvant conduire à des mortalités importantes.
Malgré l'importance de cette problématique pour la filière piscicole, peu de travaux ont étudié les interactions entre nutrition et tolérance thermique chez la truite. Les pisciculteurs ne disposent actuellement d'aucune stratégie nutritionnelle validée pour limiter les effets de l'hyperthermie. Le projet propose ainsi de combler cette lacune en développant une approche intégrée reliant la compréhension des mécanismes physiologiques affectés par la chaleur à l'élaboration de solutions nutritionnelles directement transférables aux élevages. Cette thèse contribuera à améliorer la résilience des systèmes aquacoles face au changement climatique tout en renforçant la durabilité de la filière. 'objectif de cette thèse est d'identifier, développer et valider des stratégies nutritionnelles capables d'améliorer la tolérance thermique de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) confrontée à des épisodes d'hyperthermie. Les travaux viseront à caractériser les principales perturbations physiologiques et métaboliques induites par la chaleur, à identifier les voies biologiques pouvant être modulées par la nutrition et à évaluer l'efficacité de différentes stratégies alimentaires pour renforcer la résilience thermique des poissons. Les solutions les plus prometteuses seront ensuite validées en conditions réelles de production. La thèse s'appuiera sur une démarche expérimentale organisée en trois étapes complémentaires.
Dans un premier temps, les effets de l'hyperthermie seront caractérisés à l'aide de modèles cellulaires hépatiques et intestinaux ainsi que d'expérimentations in vivo réalisées en pisciculture expérimentale. Les analyses porteront sur les principales fonctions physiologiques impliquées dans la réponse au stress thermique : métabolisme énergétique, statut oxydatif, métabolisme lipidique et protéique, ainsi que réponses cellulaires au stress.
Dans un second temps, différentes stratégies nutritionnelles seront développées à partir des mécanismes identifiés. Un criblage in vitro permettra de sélectionner les formulations les plus prometteuses avant leur évaluation lors d'essais de digestibilité et de performances zootechniques en conditions contrôlées.
Enfin, les stratégies les plus efficaces seront validées dans une pisciculture de production afin d'évaluer leur efficacité, leur faisabilité technique et leur potentiel de transfert vers la filière aquacole.
Le profil recherché
Titulaire (ou en cours d'obtention) d'un Master 2 ou d'un diplôme d'ingénieur dans les domaines de l'aquaculture, de la nutrition animale, de la physiologie, de la biologie cellulaire, de la biochimie ou d'une discipline connexe.
Le candidat devra démontrer un intérêt marqué pour la recherche expérimentale et les interactions entre nutrition, physiologie et environnement. Une première expérience en expérimentation animale, culture cellulaire, biologie moléculaire, biochimie ou analyse de données biologiques sera appréciée. Une connaissance du secteur aquacole constituera un atout mais n'est pas indispensable.
Compétences attendues :
Connaissances en physiologie animale, nutrition ou métabolisme ;
Connaissances en biologie cellulaire, biochimie ou biologie moléculaire ;
Maîtrise des outils d'analyse statistique et de traitement de données (R ou équivalent) ;
Capacité à mettre en oeuvre des protocoles expérimentaux et à analyser des résultats scientifiques ;
Bon niveau d'anglais écrit et oral permettant la lecture de publications scientifiques, la rédaction d'articles et la présentation de résultats en congrès internationaux.
Qualités personnelles :
Curiosité scientifique et motivation pour la recherche ;
Rigueur, autonomie et sens de l'organisation ;
Capacités d'analyse, de synthèse et de résolution de problèmes ;
Aptitude au travail en équipe dans un environnement pluridisciplinaire ;
Bonnes capacités de communication écrite et orale.