Thèse Vaccination Anti-Hantavirus Optimisation de Plateformes Arnm-Lnp pour Induire une Immunité Mucosale et Protectrice. H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Orléans - 45
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université d'Orléans École doctorale : Santé, Sciences Biologiques et Chimie du Vivant - SSBCV Laboratoire de recherche : InTherNA - Thérapie Innovantes et Nanomédecine Direction de la thèse : Chantal PICHON ORCID 0000000331613937 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-08-15T23:59:59 Le virus Andes (ANDV) est un hantavirus du Nouveau Monde responsable du syndrome cardiopulmonaire à hantavirus, une maladie rare mais potentiellement mortelle, constituant une préoccupation majeure de santé publique dans les régions endémiques d'Amérique du Sud. L'infection survient principalement par inhalation de particules aérosolisées contaminées par des rongeurs infectés. L'ANDV est unique parmi les hantavirus, car une transmission interhumaine limitée a été documentée. Ces caractéristiques justifient le développement de stratégies vaccinales capables d'induire à la fois une immunité systémique et une immunité mucosale.
Ce projet de thèse vise à établir la faisabilité d'un vaccin à ARNm mucosal contre l'ANDV. Nous mettrons au point des formats innovants d'antigènes avec une hypothèse centrale, l'ARNm formulé pour une administration optimisée par voie mucosale, renforcera les réponses locales en anticorps neutralisants et favorisera l'induction de lymphocytes T mémoires résidents tissulaires.
Le projet intégrera la production et le contrôle qualité de l'ARNm, l'optimisation des nanoparticules lipidiques pour une administration systémique et mucosale, la validation in vitro de l'expression antigénique, ainsi que l'évaluation de l'immunogénicité dans des modèles murins adaptés. Une plateforme protéique sera également produite comme référence, afin de permettre la comparaison des modalités vaccinales et l'évaluation de combinaisons prime/boost.
Les résultats attendus comprennent un prototype de candidat vaccin et l'identification de corrélats immunitaires de protection. Ce projet de thèse sera coordonné par Pr Chantal Pichon (INTHERNA U1364, Inserm & Université d'Orléans) et Pr Véronique Godot (IMRB U955, Inserm & UPEC) en collaboration avec Dr Pablo Guadardo-Calvo (Institut Pasteur, Paris) qui possèdent des expertises complémentaires et offrent une base solide pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de cette thèse de doctorat.
Les hantavirus sont des agents pathogènes zoonotiques maintenus dans des réservoirs de rongeurs et responsables de maladies humaines sévères. Les hantavirus du Nouveau Monde, notamment le virus Andes, sont associés au syndrome cardiopulmonaire à hantavirus, une maladie rare mais souvent grave, caractérisée par une détérioration rapide des fonctions respiratoire et cardiovasculaire. Le virus Andes présente un intérêt majeur en santé publique car il associe une sévérité clinique élevée, un réservoir zoonotique, une restriction géographique, mais également un potentiel épidémique.
À ce jour, aucune stratégie vaccinale largement déployée n'est disponible contre le virus Andes en Europe ou en Amérique latine. La rareté des cas et leur concentration géographique ont historiquement limité les investissements industriels, malgré une létalité élevée et l'impact sociétal potentiel d'épisodes épidémiques groupés.
La pandémie de COVID-19 a démontré la valeur des technologies à ARNm pour la conception rapide de vaccins, la production à grande échelle et l'ingénierie flexible des antigènes. La plupart des vaccins à ARNm autorisés sont administrés par voie systémique et visent principalement à induire des anticorps neutralisants sériques. Pour les agents pathogènes acquis par la muqueuse respiratoire, l'intérêt croît pour des stratégies vaccinales capables d'induire des réponses immunitaires locales, notamment des anticorps muqueux et une mémoire immunitaire résidente dans les tissus. Le virus Andes constitue donc un modèle pertinent pour étudier si la vaccination à base d'ARNm peut être adaptée à une administration muqueuse tout en préservant l'immunogénicité d'un antigène complexe de l'enveloppe virale.
La pertinence économique et industrielle du projet réside dans le développement d'un concept de plateforme applicable au-delà du virus Andes : l'administration muqueuse de vaccins à ARN codant des antigènes glycoprotéiques viraux soumis à des contraintes structurales. Une telle plateforme pourrait contribuer à la préparation aux épidémies, au développement rapide de vaccins de réponse aux émergences et à la diversification des voies d'administration des vaccins à ARN. D'un point de vue sociétal, le projet répond à un besoin non satisfait dans la prévention d'infections zoonotiques rares mais sévères, tout en contribuant à l'autonomie stratégique en matière d'innovation vaccinale fondée sur l'ARN.
Le profil recherché
Niveau d'études
-Diplôme de Master 2 en biotechnologies, immunologie, biopharmaceutique, nanomédecine ou dans un domaine connexe.
\_Formation scientifique solide, incluant une expérience pratique en laboratoire, idéalement avec au moins six mois de stage en recherche.
Compétences techniques requises
-Formulation et caractérisation de nanoparticules : expérience souhaitée dans la préparation de nanoparticules lipidiques, ainsi que dans les techniques de caractérisation physico-chimique, notamment la mesure de la taille, de la charge de surface et de la stabilité des formulations.
-Immunologie et virologie : connaissances fondamentales en immunité innée et adaptative, immunité muqueuse, ainsi qu'en techniques de sérologie telles que l'ELISA et le titrage d'anticorps.
-Biologie moléculaire et cellulaire : expérience dans la préparation d'ARN, les techniques de transfection cellulaire et les approches de base en biologie moléculaire.
-Techniques cellulaires : maîtrise des bases de la culture cellulaire, de la cytométrie en flux et des analyses in vitro.
-Outils informatiques : maîtrise des logiciels courants de traitement et d'analyse de données scientifiques.
Qualités personnelles
-Autonomie et prise d'initiative : capacité à concevoir, organiser et conduire des expériences dans un cadre structuré, tout en faisant preuve d'adaptabilité.
-Dynamisme et rigueur scientifique : aptitude à résoudre des problèmes expérimentaux, à analyser les résultats de manière critique et à maintenir une rigueur scientifique irréprochable.
-Esprit d'équipe : capacité à collaborer activement au sein d'une équipe multidisciplinaire et franco-internationale.
-Curiosité scientifique : intérêt marqué pour les technologies émergentes dans le domaine des vaccins à ARNm, de la nanomédecine et des approches thérapeutiques innovantes.
Compétences linguistiques
-Anglais : niveau courant minimum B2/C1, permettant de :
lire et comprendre la littérature scientifique internationale ; communiquer efficacement lors de réunions scientifiques ; rédiger des rapports, présentations et publications scientifiques en anglais.