Thèse Essais Cliniques Précoces et Bioéthique une Approche Empirique d'Enjeux Bio-Éthiques. H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Paris - 75
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université Paris-Saclay GS Santé publique École doctorale : Santé Publique Laboratoire de recherche : DANTE - Laboratoire de Droit des Affaires et Nouvelles Technologies Direction de la thèse : Henri-Corto STOEKLE ORCID 0000000258882224 Début de la thèse : 2026-09-01 Date limite de candidature : 2026-07-13T23:59:59 Depuis plusieurs années, nous observons l'arrivée croissante de molécules innovantes améliorant la prise en charge thérapeutique du cancer, en partie grâce à l'essor de la médecine de précision. Reste qu'une partie non-négligeable de ces molécules ne sont aujourd'hui accessibles aux patients majoritairement qu'au travers d'essais cliniques, en particulier d'essais cliniques de phase précoce. Au départ, ce type d'essais cliniques se limitaient principalement à l'identification des toxicités associés aux dites-molécules. Désormais, ils s'étendent à l'évaluation de leur efficacité, et à la possibilité d'un bénéfice thérapeutique pour les participants. L'accès à ces essais à l'échelle de la France est source de travaux de recherche empirique en sciences humaines et sociales. Mais relativement peu de ces travaux portent sur les enjeux bio-éthiques, du reste explicitement. Face à ce constat, le département d'éthique et intégrité scientifique et le service d'oncologie médicale de l'hôpital Foch, ont initié en 2023 un travail préliminaire en bioéthique empirique dont les résultats ont été publiés en 2024. Il y a été induites différentes tensions éthiques, notamment dans l'inclusion, sources d'inégalités sociales en santé, qui ont dès lors une importance toute particulière en santé publique. Reste qu'il s'agit d'un travail très préliminaire. Il mérite donc d'être considérablement élargi et approfondi, tant sur le plan empirique qu'éthique, ne serait ce qu'au regard de ses perspectives en termes de santé publique. Et la thèse de doctorat répond le mieux à cette nécessité d'une large temporalité pour traiter au mieux un tel sujet. Depuis plusieurs années, nous observons l'arrivée croissante de molécules innovantes améliorant la prise en charge thérapeutique du cancer, en partie grâce à l'essor de la médecine de précision [1]. En effet, ces molécules, qu'on nomme pour l'essentiel « thérapies ciblées » et « nouvelles immunothérapies », sont notamment le résultat d'une production et d'une exploitation massives de données [2]. Mais elles partagent surtout la particularité d'être liées spécifiquement à des profils cellulaires et/ou moléculaires précis. Et certaines permettent désormais d'obtenir meilleurs résultats thérapeutiques vis-à-vis de différents types et/ou sous-types de cancers [3]. Reste qu'une partie non-négligeable de ces molécules ne sont aujourd'hui accessibles aux patients majoritairement qu'au travers d'essais cliniques, en particulier d'essais cliniques de phase précoce [4]. En effet, au départ, ce type d'essais cliniques se limitaient principalement à l'identification des toxicités associés aux dites-molécules. Désormais, ils s'étendent à l'évaluation de leur efficacité, et à la possibilité d'un bénéfice thérapeutique pour les participants.L'accès à ces essais à l'échelle de la France est source de travaux de recherche empirique en sciences humaines et sociales (SHS) [5]. Mais relativement peu de ces travaux portent sur les enjeux bio-éthiques, du reste explicitement. Face à ce constat, le département d'éthique et intégrité scientifique et le service d'oncologie médicale de l'hôpital Foch, ont initié en 2023 un travail préliminaire en bioéthique empirique dont les résultats ont été publiés en 2024 [6]. Il y a été induites différentes tensions éthiques, notamment dans l'inclusion, sources d'inégalités sociales en santé, qui ont dès lors une importance toute particulière en santé publique [7].Pour rappel, la bioéthique empirique traite d'enjeux bio-éthiques - au sens de tensions et/ou dilemmes éthiques entre des pratiques de sciences de la vie et/ou de la santé et des valeurs et/ou normes morales - au travers d'études, préalablement protocolisées [8], qui aboutissent à la collecte, le traitement, puis l'analyse, de données, et/ou d'informations, primaires et/ou secondaires, par des méthodologies inspirées de SHS [9]. Lorsque ces études se limitent à l'identification puis la description de ces enjeux, nous parlerons, auquel cas, d'études descriptives. Nous parlerons d'études normatives seulement si elles s'étendent jusqu'à une résolution des mêmes enjeux, par l'application d'une théorie éthique' [10]. Quoi qu'il en soit, le travail déjà réalisé par le DEIS reste un travail très préliminaire. Il mérite donc d'être considérablement élargi et approfondi, tant sur le plan empirique qu'éthique, ne serait-ce qu'au regard de ses perspectives en termes de santé publique. Et la thèse de doctorat répond le mieux à cette nécessité d'une large temporalité pour traiter au mieux un tel sujet. Les objectifs principaux sont :1) L'identification puis la description des enjeux bio-éthiques majeurs associés et/ou associables aux essais cliniques de phase précoces à l'échelle de la France, métropolitaine et d'outre-mer ;2) L'élaboration puis l'évaluation de solutions à ces enjeux à travers l'application de la « théorie néopotterienne de la bioéthique globale ».L'objectif secondaire serait d'entrevoir les perspectives pour la recherche clinique en psychiatrie, et à la même échelle. Premier travail : revue non systématique de la littérature scientifique - analyse qualitative et descriptive des informations recueillies - apport et ajustement des enjeux bio-éthiques préalablement identifiés et décrits à l'échelle de la France au travers du travail préliminaire déjà publié (ainsi qu'européenne et internationale, pour comparatif). Deuxième travail : étude prospective transversale auprès de patients et de professionnels impliqués dans les EPC à partir d'entretiens semi-directifs - analyse qualitative, descriptive et consultative des données primaires recueilles - apport et ajustement des enjeux bio-éthiques et macro-bio-éthiques majeures préalablement identifiés et décrits à l'échelle de la France au travers du premier travail.Troisième travail : analyse normative des enjeux précédents à l'échelle de la France métropolitaine et d'outre-mer - application de la « théorie néopotterienne de la bioéthique ».Quatrième travail : perspective en psychiatrie, à l'échelle de la France métropolitaine et d'outre-mer.
Le profil recherché
Diplômé d'un master en éthique ou équivalent.