Thèse Addiction Symptôme ou Mode de Rupture. Étude Psychodynamique des Conduites Addictives Contemporaines H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Rennes - 35
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université Rennes 2 École doctorale : École doctorale Education, Langages, Interactions, Cognition, Clinique, Expertise Laboratoire de recherche : Recherches en Psychopathologie et Psychanalyse Direction de la thèse : Myriam CHEREL Date limite de candidature : 2026-10-03T00:00:00 Ce projet de recherche doctoral vise à interroger le concept même d'addiction et sa généralisation. Les addictions se valent-elles toutes ? Ont-elles toutes, la même puissance ? et de quelle puissance parle-t-on ? Ce projet de recherche vise à déplier combien notre époque est génératrice d'addiction, puisqu'elle promeut une consommation toujours plus effrénée d'objets de jouissance. En effet, la clinique moderne nous confronte à la question de l'objet, à partir du discours du maitre, dans sa version du discours capitaliste, où la surévaluation de l'objet, que Lacan dit « être monté au zénith » est généralisé sous la forme des objets de consommation. Ce projet vise à interroger les effets du discours du maître moderne qui rend les sujets accros et comment tout excès est alors considéré comme une addiction. Il s'agit de questionner les nouveaux diagnostics associés aux addictions contemporaines : la bigorexie (addiction à une activité physique), l'hyperfagie (addiction à la nourriture), etc... Là où la toxicomanie était de tradition la référence conceptuelle et ne concernait que les substances psychoactives, aujourd'hui la technique, principe du discours hyper moderne a pris le pas sur la civilisation. Dans cette recherche il s'agit d'interroger deux dimensions qui s'ouvrent, deux champs distincts dans la clinique des addictions : celui où le sujet est ventousé avec des objets en toc mais il reste connecté à l'autre, même si parfois il est réduit à une sorte de code, donc un Autre mais sans manque (donc pas tout à fait du côté de l'amour). Et celles où précisément l'objet n'est pas en toc. C'est bien la question du statut de l'objet qu'il s'agit d'interroger : l'objet drogue, le produit d'une part, même si c'est un produit issu de la science, et les addictions aux objets technologiques, aux réseaux, aux jeux vidéos, d'autre part.
Ce projet de recherche a également pour ambition d'interroger le lien à l'Autre dans l'addiction : le sujet est-il en lien avec l'Autre dans son usage addictif des objets en toc ? ou il y a-t-il un court-circuit de l'Autre ? particulièrement quand le sujet est directement branché sur le produit et sur ce que lui procure ce produit ?
Le concept psychanalytique de jouissance sera convoqué afin de saisir de quoi il retourne. Quelle est cette expérience d'extase, de défonce ? sans connexion à l'Autre ? sans la médiation de la parole, sans demande, sauf pour avoir sa dose ?
Pour orienter les prises en charges et le traitement thérapeutique, ce projet vise à questionner un point limite, un point structural dans ces deux champs de l'addiction et, en premier lieu, le lien à l'Autre et le statut de l'objet.
Il s'agira d'interroger le mode de jouissance spécifique des addictions, mais aussi la question transférentielle dans la clinique auprès des toxicomanes ? Peut-il y avoir transfert ? si oui quel pouvoir possible de la parole ?
Terrains cliniques possibles avec institutions (partenariat(s) du projet de recherche en cours)
Points avec direction de thèse tous les trimestres minimum.
Participation aux journées doctorales pendant le doctorat
Participation aux AG et autres invitations du laboratoire RPpsy
Ce projet vise à interroger les thérapeutiques actuelles et décliner des ressources majeures pour les professionnels dans l'accompagnement des sujets en souffrance. L'enjeu majeur de ce projet de recherche est la prévention des risques addictifs. Modalités d'évaluation des risques addictifs. Amélioration du soutien aux professionnels du champ de l'addiction.