Thèse Addiction aux Réseaux Sociaux en Ligne et Comportement du Consommateur Surconsommation Achats Impulsifs et Compulsifs H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Bordeaux - 33
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Bordeaux École doctorale : Entreprise Économie Société Laboratoire de recherche : IRGO - Institut de Recherche en Gestion des Organisations Direction de la thèse : Catherine VIOT ORCID 0000000240224952 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-09-20T23:59:59 L'addiction aux technologies numériques est étudiée depuis plusieurs années, sous ses différentes manifestations : addiction à Internet (Chen & Nath, 2016), addiction aux jeux vidéo en ligne (Lee et al., 2021), addiction mobile (Prodanova et Chopdar, 2024), addiction aux réseaux sociaux (RS) (Washington, 2021). Elle est définie comme : une utilisation excessive perçue du smartphone, d'Internet ou des RS par un utilisateur, au détriment de son bien-être mental (McNamee, 2014, 17). Si les effets de ces addictions sur les états psychologiques et émotionnels de l'internaute, son bien-être, sa santé, sa vie sociale, etc. ont largement été explorés, les effets de l'addiction aux RS sur les comportements de consommation sont moins connus.
Le temps consacré aux RS ne cesse de progresser, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. En 2022, au niveau mondial, le temps moyen quotidien passé sur TikTok était de 75 minutes par utilisateur pour les enfants de 4 à 15 ans, contre 95 minutes tous âges confondus (source : SensorTower). En 2024, 72,2 % des 15 millions d'utilisateurs quotidiens français de TikTok ont moins de 24 ans (source : Influence4you). Cet usage intensif des RS, par les plus jeunes, peut évoluer vers une véritable addiction (Washington, 2021).
La jeunesse de l'audience de certains RS (TikTok, Instagram) n'a pas échappé aux marques. TikTok est ainsi devenu 'the place to be' pour les marques ciblant les très jeunes. Avec l'apparition de nouvelles fonctionnalités d'achat, directement intégrées dans les vidéos (TikTok shop, par exemple), l'addiction aux RS pourrait avoir des conséquences sur le comportement de consommation. Ainsi, l'addiction aux RS pourrait se doubler d'une addiction comportementale comparable à l'addiction à l'achat en ligne définie par Nyrhinen et al. (2023, p. 1871) comme une dépendance comportementale dans laquelle un individu développe un attachement excessif aux achats sur Internet malgré les problèmes financiers, sociaux et émotionnels potentiels qui en découlent.. Cette addiction aux achats sur les RS pourrait se manifester par une consommation excessive de biens et de services (surconsommation) qui découle souvent de la conviction que les possessions matérielles et la consommation contribuent au bonheur, au statut social et à la réussite (Brown et Cameron, 2000, Håkansson, 2014). Elle pourrait également entraîner des achats impulsifs répétés. Un achat impulsif se produit lorsqu'un consommateur décide d'acheter sous l'effet d'une impulsion spontanée et non en raison d'un besoin réel du produit (Shahpasandi et al., 2020 ; Verplanken et Herabadi 2001). « La tendance à l'achat impulsif est le « degré auquel un individu est susceptible de faire des achats non intentionnels, immédiats ou spontanés et irréfléchis » (Jones et al., 2003, p. 506). Enfin, cette addiction pourrait, dans les cas les plus graves, entrainer une tendance aux achats compulsifs, considéré comme un désordre psychiatrique, une tendance à effectuer des achats incontrôlés et excessifs, souvent en raison d'une tension interne, et souvent sans tenir compte des conséquences financières, sociales ou personnelles (Flight et al., 2012 : p.453).
Les objectifs de cette thèse sont, sur un plan théorique, d'étudier les effets d'une addiction aux RS sur la tendance à la surconsommation, aux achats impulsifs et compulsifs. Il s'agit, aussi, d'identifier les mécanismes favorisant ou freinant l'apparition d'une addiction au social shopping. Sur un plan managérial, les résultats de cette thèse pourraient inciter les entreprises ayant recours au social selling, à mieux encadrer les pratiques. Sur un plan sociétal, l'addiction des plus jeunes aux RS soulève la question d'une réglementation plus stricte (âge légal, couvre-feux). Cette recherche pourrait apporter des arguments en faveur de telles mesures si l'addiction aux RS se double d'une addiction au social shopping. Les marques sont très nombreuses à utiliser les réseaux sociaux (RS) pour faire de la promotion et commercialiser leurs produits. Or l'audience de certains RS (Instragram, TikTok, etc.) est très jeune et le temps passé à regarder des vidéos ne cesse d'augmenter. Si initialement, la principale motivation était la recherche de divertissement, l'apparition de nouvelles fonctionnalités rendant possible l'achat directement depuis les vidéos regardées, augmente le risque de voir se développer des comportements d'achat excessif (surconsommation, achats impulsifs et compulsifs). Ce risque est d'autant plus élevé que ces réseaux sociaux plongent les internautes dans des expériences immersives.
Many brands use social media to promote and market their products. However, the audience for certain social media platforms (Instagram, TikTok, etc.) is very young, and the amount of time spent watching videos continues to increase. While the main motivation was initially entertainment, the emergence of new features that make it possible to purchase directly from the videos being watched increases the risk of excessive purchasing behavior (overconsumption, impulse buying, and compulsive buying). This risk is all the greater because these social networks engage users in immersive experiences. Sur un plan théorique, les objectifs sont doubles
1) Etudier les effets d'un besoin excessif et incontrôlé d'utiliser les réseaux sociaux (RS) sur les comportements d'achat et notamment la surconsommation, les achats impulsifs et les achats compulsifs.
2) Identifier les mécanismes sous-jacents favorisant l'apparition d'une addiction au social shopping et ceux permettant de les contrôler (mécanismes d'auto-régulation, notamment).
Sur un plan managérial, les résultats de cette thèse pourraient inciter les entreprises qui ont recours aux réseaux sociaux pour commercialiser leurs produits, à mieux cadrer leurs pratiques et à développer/adopter une charte de bonnes pratiques.
Sur un plan sociétal, l'addiction des plus jeunes à certains RS soulève la question d'un relèvement de l'âge légal pour les utiliser et/ou l'instauration d'un couvre-feu pour éviter les connexions nocturnes des plus jeunes. Cette recherche pourrait apporter des arguments en faveur de telles mesures si l'addiction aux média sociaux se double d'une addiction au social shopping.
Theoretically, there are two objectives
1) To investigate the effects of an excessive and uncontrolled need to use social media on purchasing behavior, particularly overconsumption, impulse buying, and compulsive buying.
2) To identify the underlying mechanisms that promote the development of social shopping addiction and those that enable it to be controlled (self-regulation mechanisms, in particular).
From a managerial perspective, the results of this thesis could encourage companies that use social media to market their products to better frame their practices and develop/adopt a charter of best practices.
At a societal level, the addiction of young people to certain social media platforms raises the question of a higher legal age for using them and/or the introduction of a curfew to prevent young people logging on at night. This research could provide arguments in favor of such a policy if social media addiction is coupled with an addiction to social shopping. Mix de méthodes qualitatives et quantitatives, expérimentation recommandée.
Mix of qualitative and quantitative methods, experimentation recommended.
Le temps consacré aux RS ne cesse de progresser, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. En 2022, au niveau mondial, le temps moyen quotidien passé sur TikTok était de 75 minutes par utilisateur pour les enfants de 4 à 15 ans, contre 95 minutes tous âges confondus (source : SensorTower). En 2024, 72,2 % des 15 millions d'utilisateurs quotidiens français de TikTok ont moins de 24 ans (source : Influence4you). Cet usage intensif des RS, par les plus jeunes, peut évoluer vers une véritable addiction (Washington, 2021).
La jeunesse de l'audience de certains RS (TikTok, Instagram) n'a pas échappé aux marques. TikTok est ainsi devenu 'the place to be' pour les marques ciblant les très jeunes. Avec l'apparition de nouvelles fonctionnalités d'achat, directement intégrées dans les vidéos (TikTok shop, par exemple), l'addiction aux RS pourrait avoir des conséquences sur le comportement de consommation. Ainsi, l'addiction aux RS pourrait se doubler d'une addiction comportementale comparable à l'addiction à l'achat en ligne définie par Nyrhinen et al. (2023, p. 1871) comme une dépendance comportementale dans laquelle un individu développe un attachement excessif aux achats sur Internet malgré les problèmes financiers, sociaux et émotionnels potentiels qui en découlent.. Cette addiction aux achats sur les RS pourrait se manifester par une consommation excessive de biens et de services (surconsommation) qui découle souvent de la conviction que les possessions matérielles et la consommation contribuent au bonheur, au statut social et à la réussite (Brown et Cameron, 2000, Håkansson, 2014). Elle pourrait également entraîner des achats impulsifs répétés. Un achat impulsif se produit lorsqu'un consommateur décide d'acheter sous l'effet d'une impulsion spontanée et non en raison d'un besoin réel du produit (Shahpasandi et al., 2020 ; Verplanken et Herabadi 2001). « La tendance à l'achat impulsif est le « degré auquel un individu est susceptible de faire des achats non intentionnels, immédiats ou spontanés et irréfléchis » (Jones et al., 2003, p. 506). Enfin, cette addiction pourrait, dans les cas les plus graves, entrainer une tendance aux achats compulsifs, considéré comme un désordre psychiatrique, une tendance à effectuer des achats incontrôlés et excessifs, souvent en raison d'une tension interne, et souvent sans tenir compte des conséquences financières, sociales ou personnelles (Flight et al., 2012 : p.453).
Les objectifs de cette thèse sont, sur un plan théorique, d'étudier les effets d'une addiction aux RS sur la tendance à la surconsommation, aux achats impulsifs et compulsifs. Il s'agit, aussi, d'identifier les mécanismes favorisant ou freinant l'apparition d'une addiction au social shopping. Sur un plan managérial, les résultats de cette thèse pourraient inciter les entreprises ayant recours au social selling, à mieux encadrer les pratiques. Sur un plan sociétal, l'addiction des plus jeunes aux RS soulève la question d'une réglementation plus stricte (âge légal, couvre-feux). Cette recherche pourrait apporter des arguments en faveur de telles mesures si l'addiction aux RS se double d'une addiction au social shopping. Les marques sont très nombreuses à utiliser les réseaux sociaux (RS) pour faire de la promotion et commercialiser leurs produits. Or l'audience de certains RS (Instragram, TikTok, etc.) est très jeune et le temps passé à regarder des vidéos ne cesse d'augmenter. Si initialement, la principale motivation était la recherche de divertissement, l'apparition de nouvelles fonctionnalités rendant possible l'achat directement depuis les vidéos regardées, augmente le risque de voir se développer des comportements d'achat excessif (surconsommation, achats impulsifs et compulsifs). Ce risque est d'autant plus élevé que ces réseaux sociaux plongent les internautes dans des expériences immersives.
Many brands use social media to promote and market their products. However, the audience for certain social media platforms (Instagram, TikTok, etc.) is very young, and the amount of time spent watching videos continues to increase. While the main motivation was initially entertainment, the emergence of new features that make it possible to purchase directly from the videos being watched increases the risk of excessive purchasing behavior (overconsumption, impulse buying, and compulsive buying). This risk is all the greater because these social networks engage users in immersive experiences. Sur un plan théorique, les objectifs sont doubles
1) Etudier les effets d'un besoin excessif et incontrôlé d'utiliser les réseaux sociaux (RS) sur les comportements d'achat et notamment la surconsommation, les achats impulsifs et les achats compulsifs.
2) Identifier les mécanismes sous-jacents favorisant l'apparition d'une addiction au social shopping et ceux permettant de les contrôler (mécanismes d'auto-régulation, notamment).
Sur un plan managérial, les résultats de cette thèse pourraient inciter les entreprises qui ont recours aux réseaux sociaux pour commercialiser leurs produits, à mieux cadrer leurs pratiques et à développer/adopter une charte de bonnes pratiques.
Sur un plan sociétal, l'addiction des plus jeunes à certains RS soulève la question d'un relèvement de l'âge légal pour les utiliser et/ou l'instauration d'un couvre-feu pour éviter les connexions nocturnes des plus jeunes. Cette recherche pourrait apporter des arguments en faveur de telles mesures si l'addiction aux média sociaux se double d'une addiction au social shopping.
Theoretically, there are two objectives
1) To investigate the effects of an excessive and uncontrolled need to use social media on purchasing behavior, particularly overconsumption, impulse buying, and compulsive buying.
2) To identify the underlying mechanisms that promote the development of social shopping addiction and those that enable it to be controlled (self-regulation mechanisms, in particular).
From a managerial perspective, the results of this thesis could encourage companies that use social media to market their products to better frame their practices and develop/adopt a charter of best practices.
At a societal level, the addiction of young people to certain social media platforms raises the question of a higher legal age for using them and/or the introduction of a curfew to prevent young people logging on at night. This research could provide arguments in favor of such a policy if social media addiction is coupled with an addiction to social shopping. Mix de méthodes qualitatives et quantitatives, expérimentation recommandée.
Mix of qualitative and quantitative methods, experimentation recommended.
Le profil recherché
Étudiant ou étudiante de nationalité Chinoise, diplômé(e) de Master ou équivalent en Sciences de gestion, ayant des connaissances dans le domaine du marketing et/ou de l'économie numérique.
Une bonne maitrise de la langue anglaise est exigée (niveau B2). Des notions de français seront appréciées.
Une bonne maitrise de la langue anglaise est exigée (niveau B2). Des notions de français seront appréciées.