Thèse Brest Port Militaire du Royaume de France. Dynamiques Démographiques au Temps des Lumières H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Bretagne - 90
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Bretagne Occidentale École doctorale : École doctorale Espaces, Sociétés, Civilisations Laboratoire de recherche : Centre de Recherche Bretonne et Celtique Direction de la thèse : Antoine RIVAULT ORCID 0009-0004-3618-3889 Date limite de candidature : 2026-10-19T00:00:00
La thèse porte l'ambition d'approfondir notre connaissance du développement de la ville de Brest, sur le plan démographique, au temps des Lumières, en s'appuyant, grâce à la puissance de traitement des outils informatiques, sur un corpus qui n'a pas fait, à ce jour, l'objet d'une réelle exploitation. Elle reposera tant sur une approche globale que sur des parcours individuels, qui pourront illustrer le propos, mais aussi sur l'exemple d'autres villes présentant des caractéristiques proches en termes d'activités économiques, pour mettre en avant la singularité de Brest.
A ce jour, le nombre de ces transcriptions des actes des registres paroissiaux est proche des douze millions, dont une grande partie porte sur les XVIIe et XVIIIe siècle. Il est désormais possible d'accéder à une copie des actes, conservés principalement aux Archives Départementales du Finistère. Les rôles de capitation, conservés quant à eux, à Brest (Archives municipales) sous les cotes CC1 à CC21, concernent les années 1720 à 1790, ou à Quimper (AD Finistère) sous les cotes 3C168 à 3C171. Les 345 recueils regroupant les rôles des ouvriers de l'arsenal de Brest, de 1743 à 1800, se trouvent à Brest (SHD) sous les cotes 3E1 à 3E345. Il y a lieu de rajouter les registres du bagne de Brest, conservés également à Brest (SHD) sous la cote 2O. Un travail important de transcription de tout ou partie de ces rôles sera à mener la première année, parallèlement à la reconstitution des familles. Ces travaux seront suivis, l'année suivante, d'analyses avec l'utilisation de méthodes quantitatives, aujourd'hui usitées dans la pratique historique ainsi que d'un rapprochement avec d'autres sources issues de correspondances ou de récits, avant d'entamer la rédaction. Si nombre d'études ont déjà été réalisées, il y a lieu de s'interroger sur les dynamiques démographiques qui ont fait d'une petite ville du fin fond de la province de Bretagne, une ville de près de trente mille habitants et le premier port militaire du royaume à la fin du XVIIIe siècle. En effet, Brest présente des caractères singuliers dont, principalement, celui d'avoir une économie reposant essentiellement sur son arsenal et les activités de la marine royale. Or, suivant les politiques menées, ces activités ont fortement fluctué à la fin du XVIIe siècle et tout au long du siècle suivant, des aléas budgétaires contraignant le pouvoir royal à une gestion très serrée et ne lui permettant pas toujours d'honorer ses engagements pécuniaires dans les temps. C'est dans ce contexte difficile que la population brestoise, également durement frappée par la maladie et les épidémies, soumise régulièrement à des crises du logement (le tout sans même parler de l'arrivée de bagnards) a évolué. Seule une analyse fine des données précitées peut nous éclairer sur l'ampleur des mobilités géographiques, leurs raisons, ainsi que sur l'occupation de l'espace urbain.