Thèse Quantification des Bénéfices Sanitaires de Politiques Locales de Transition dans les Transports par une Approche Intégrant la Qualité de l'Air et le Bruit H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- École - 73
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : École normale supérieure - PSL (ENS-PSL) École doctorale : Sciences du Vivant Laboratoire de recherche : Institut de Biologie de l'École Normale Supérieure Direction de la thèse : Kévin JEAN ORCID 0000000164627185 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-10-31T23:59:59 L'évaluation des impacts sanitaires de politiques publiques territoriales affectant le secteur des transports, en particulier de politiques de transition écologique, reste insuffisamment développée en France.
L'objectif de ce projet doctoral, porté par une équipe académique (IBENS) et un observatoire francilien de la qualité de l'air (Airparif), et en lien étroit avec les observatoires régionaux du bruit (Bruitparif) et de la santé (ORS-IdFà, est de développer une approche intégrée inédite, déclinée à l'échelle de l'Île-de-France, permettant d'évaluer les bénéfices sanitaires associés aux trajectoires de transition écologique et d'évolution du secteur des transports en considérant conjointement les deux principaux déterminants environnementaux de la santé que sont la pollution atmosphérique et les nuisances sonores.
Il vise ainsi à mettre en oeuvre une démarche d'évaluation quantitative d'impact sanitaire dans un contexte prospectif permettant d'évaluer ex ante l'impact de politiques locales en termes de santé environnementale.
Un premier axe de ce projet approfondira deux enjeux spécifiques de prise en compte intégrée des co-expositions aux polluants de l'air et au bruit pour leur évaluation d'impact sanitaire : leur potentiel synergétique et le risque de potentiel double comptage.
Le second axe de travail de ce projet concernera la méthodologie d'évaluation des expositions environnementales dans un cadre prospectif. Il visera à territorialiser à l'échelle de l'Île-de-France et à l'horizon 2050 des hypothèses d'évolution du secteur des transports issues de scénarios nationaux de neutralité carbone (évolution de la demande de transport, des parts modales, du parc roulant, etc.), puis à traduire ces hypothèses en données d'entrée exploitables dans les outils de modélisation de la mobilité, de la pollution atmosphérique et du bruit.
Ce faisant, ce projet permettra d'évaluer à l'échelle territoriale les co-bénéfices sanitaires de mesures de transition écologique dans les transports via leurs effets sur les principales expositions environnementales. Ses résultats permettront de guider l'action publique en plaçant la santé environnementale au coeur des politiques locales de transition.
En France, les politiques nationales de transition écologique sont conçues et développées autour d'outils de planification ou de prospective comme les scénarios de transition (Stratégie nationale bas carbone, scénarios Transition(s) 2050 de l'ADEME). Ces trajectoires nationales peuvent ensuite être déclinées selon des échelles territoriales plus fines dans le cadre des Schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) ou des Plans Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) à l'échelle des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).
Or, la mise en place de politiques territoriales de transition écologique s'accompagne de conséquences - très souvent positives - pour la santé publique, en particulier quand elles permettent de modifier différents déterminants environnementaux de la santé. C'est particulièrement vrai dans le secteur des transports, qui contribue pour une partie non négligeable aux émissions de polluants atmosphériques, et pour une majeure partie aux nuisances sonores ; pollution atmosphérique et bruit constituant les deux principaux facteurs de risques environnementaux en France.
Cependant, l'évaluation ex ante des impacts sanitaires de politiques publiques locales affectant les transports reste insuffisamment développée sur ces deux facteurs environnementaux, faute d'outil permettant de les évaluer conjointement.
L'objectif de cette thèse est de développer une approche intégrée inédite, déclinée à l'échelle de l'Île-de-France, permettant d'évaluer les bénéfices sanitaires associés aux trajectoires d'évolution du secteur des transports en considérant conjointement les deux principaux déterminants environnementaux de la santé que sont la pollution atmosphérique et les nuisances sonores. Cette thèse vise à mettre en oeuvre une démarche d'évaluation quantitative d'impact sanitaire (ÉQIS) dans un contexte prospectif permettant d'évaluer ex ante différents types de politiques publiques dans le domaine des transports affectant les expositions aux polluants de l'air et au bruit, à l'échelle de l'Île-de-France. Cette approche, fréquemment utilisée par les agences de santé ou les acteurs académiques, permet d'évaluer de manière prospective les bénéfices ou risques sanitaires de différents scénarios impliquant des actions concrètes modifiant certains déterminants environnementaux de la santé.
Le profil recherché
Lela candidate sera titulaire d'un Master 2 ou d'un diplôme d'ingénieur dans les domaines des sciences de l'environnement, de l'épidémiologie, ou de la bio-informatique. Ilelle et aura un bagage solide en modélisation mathématique et en programmation informatique, en particulier dans les outils de modélisation spatiale et les SIG. La maitrise des langages de programmation R et/ou Python est indispensable.