Thèse les Inégalités Socio-Spatiales d'Exposition aux Risques Microbiologiques en Milieu Urbain une Analyse des Déterminants Territoriaux des Pratiques d'Hygiène et des Politiques Publiques à Trav H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Lyon - 69
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université Claude Bernard Lyon 1 École doctorale : EDISS - Interdisciplinaire Sciences-Santé Laboratoire de recherche : P2S - Parcours Santé Systémique Direction de la thèse : Florence CARROUEL ORCID 0000000268231636 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-10-31T23:59:59 Cette thèse vise à mieux comprendre les liens entre les caractéristiques des villes, les pratiques d'hygiène et l'exposition des habitants aux microorganismes présents dans les sols et les surfaces urbaines.
Elle s'intéressera plus particulièrement aux anthrosols, c'est-à-dire aux sols urbains fortement transformés par les activités humaines. Ces sols peuvent contenir des microorganismes potentiellement pathogènes et constituer ainsi une source d'exposition pour les populations. L'objectif est de comprendre pourquoi cette exposition peut varier selon les quartiers et les caractéristiques des territoires, et dans quelle mesure elle est liée à l'organisation de la ville, à la gestion des espaces publics et aux conditions de vie des habitants, au-delà des comportements individuels.
La recherche cherchera à identifier et cartographier les différences d'exposition entre les quartiers, en croisant des informations sur les caractéristiques sociales et urbaines des territoires avec des données environnementales et microbiologiques. Elle s'intéressera également à la manière dont les habitants perçoivent ces risques et aux pratiques d'hygiène qu'ils mettent en oeuvre.
Enfin, la thèse analysera la manière dont les enjeux liés à la qualité des sols urbains, à l'hygiène et à la santé sont pris en compte dans les politiques publiques.
Les résultats permettront de mieux identifier les situations de vulnérabilité, de produire des cartes permettant de visualiser les différences entre les territoires et de proposer des éléments utiles à la mise en place de politiques urbaines et sanitaires adaptées. L'objectif est ainsi de contribuer à une meilleure compréhension des liens entre environnement urbain, inégalités sociales et santé. Les villes sont des environnements complexes dans lesquels les populations sont quotidiennement en contact avec de nombreux éléments de leur environnement, notamment les sols et les surfaces urbaines. Ces milieux, fortement transformés par les activités humaines, contiennent une grande diversité de microorganismes, dont certains peuvent être potentiellement pathogènes. Pourtant, leur rôle dans l'exposition des populations et leurs conséquences possibles sur la santé restent encore peu étudiés.
Les anthrosols, c'est-à-dire les sols profondément transformés par les activités humaines, constituent ainsi une interface entre l'environnement urbain et les populations. Leur composition et leurs caractéristiques peuvent varier selon les usages des espaces, leur localisation, leur gestion ou encore les conditions environnementales. Ces variations peuvent influencer la présence et la diversité des microorganismes et donc les possibilités d'exposition des habitants.
Par ailleurs, les conditions d'exposition ne sont pas nécessairement les mêmes d'un quartier à l'autre. Les caractéristiques sociales et urbaines des territoires, l'organisation des espaces publics, leur entretien et les pratiques des populations peuvent contribuer à créer des différences d'exposition. Cependant, les liens entre ces dimensions sociales, territoriales, environnementales et microbiologiques sont encore insuffisamment documentés.
Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de développer une approche interdisciplinaire permettant de mieux comprendre les relations entre les caractéristiques des territoires urbains, les pratiques d'hygiène, les propriétés des sols et surfaces urbaines et la présence de microorganismes potentiellement pathogènes. Cette approche permettra également de mieux identifier les éventuelles inégalités socio-spatiales d'exposition et d'éclairer leur prise en compte dans les politiques de santé et d'aménagement urbain. L'objectif principal est de permettre au doctorant de conduire un projet de recherche original répondant à une problématique scientifique clairement définie, depuis la conception méthodologique jusqu'à l'analyse, l'interprétation et la valorisation des résultats.
Les objectifs spécifiques sont les suivants :
acquérir une maîtrise approfondie du domaine scientifique concerné et de ses enjeux ;
développer les compétences méthodologiques nécessaires à la conduite du projet ;
assurer la collecte, la gestion et l'analyse rigoureuse des données, dans le respect des exigences éthiques et de l'intégrité scientifique ;
développer une capacité d'analyse critique, de synthèse et d'autonomie scientifique ;
communiquer régulièrement les résultats au sein de l'équipe et lors de manifestations scientifiques ;
valoriser les travaux par la rédaction d'articles dans des revues internationales à comité de lecture ;
produire et soutenir une thèse apportant une contribution originale au champ de recherche ;
préparer l'insertion professionnelle du doctorant, dans le secteur académique ou dans d'autres secteurs mobilisant des compétences en recherche et innovation.
Le profil recherché
Le/la candidat(e) devra être titulaire d'un Master, ou être en cours d'obtention, dans l'un des domaines suivants :
Santé publique
Épidémiologie
Santé environnementale
One Health
Microbiologie
Maladies infectieuses
Biostatistiques
Géographie de la santé
ou dans une discipline connexe.
Compétences recherchées
Le/la candidat(e) devra idéalement disposer de :
solides compétences en analyse quantitative, notamment en utilisant R ;
une première expérience en recherche épidémiologique ;
un intérêt pour les méthodes qualitatives et les approches interdisciplinaires ;
des compétences en systèmes d'information géographique (SIG/QGIS), qui constituent un atout ;
de bonnes capacités de rédaction scientifique en anglais ;
de la curiosité, de l'autonomie et un réel intérêt pour la recherche interdisciplinaire.
Une connaissance en microbiologie environnementale constitue un atout, mais n'est pas obligatoire.
Santé publique
Épidémiologie
Santé environnementale
One Health
Microbiologie
Maladies infectieuses
Biostatistiques
Géographie de la santé
ou dans une discipline connexe.
Compétences recherchées
Le/la candidat(e) devra idéalement disposer de :
solides compétences en analyse quantitative, notamment en utilisant R ;
une première expérience en recherche épidémiologique ;
un intérêt pour les méthodes qualitatives et les approches interdisciplinaires ;
des compétences en systèmes d'information géographique (SIG/QGIS), qui constituent un atout ;
de bonnes capacités de rédaction scientifique en anglais ;
de la curiosité, de l'autonomie et un réel intérêt pour la recherche interdisciplinaire.
Une connaissance en microbiologie environnementale constitue un atout, mais n'est pas obligatoire.