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conducteur de train / TGV
agent de conduite

Conduire un train, c'est non seulement assurer la régularité et la sécurité de sa marche, mais aussi respecter des horaires et veiller au confort des voyageurs... et des marchandises ! Les contraintes sont multiples et les responsabilités énormes. Cette profession demande à la fois des aptitudes techniques, du sang-froid et une bonne hygiène de vie. Elle n'est accessible qu'après une formation dispensée par la SNCF. Le recrutement reste limité.

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Offres d'emploi

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Vie professionnelle

Du TER au TGV
La carrière se déroule au sein de la filière traction de la SNCF. Une jeune recrue débute sur les trains de marchandises ou de banlieue avant d'être placée sur des lignes de moyenne importance. Au bout d'une dizaine d'années, l'agent peut devenir conducteur de ligne principale (seul habilité à prendre les commandes d'un TGV) ou s'orienter vers un poste d'encadrement.
Des emplois selon les besoins
Les recrutements dépendent des besoins régionaux. Toutefois, on prévoit l'embauche de 1 000 conducteurs en 2007. Le trafic de marchandises par voie ferrée (ferroutage) a beaucoup diminué en raison de la concurrence de la route : 12 % par rail et 80 % par route. En ce qui concerne le fret, les créations d'emplois sont ralenties mais l'ouverture à la concurrence et le développement du ferroutage devraient redynamiser le secteur.
Promotion en attente de poste
L'évolution de carrière est parfois subordonnée au passage d'un examen. Et en cas de succès, la nomination ne suit pas forcément. Le candidat doit rester dans son poste jusqu'à ce qu'un autre poste, correspondant à ses nouvelles fonctions, se libère.
Salaire du débutant
De 1600 à 2800 euros brut par mois.

Conditions de travail

À l'heure de l'électronique
Le conducteur de train s'adapte aux systèmes électroniques. Les signalisations, la vitesse à ne pas dépasser... s'affichent sur un écran. Des sonneries régulières préviennent le risque d'endormissement au volant. De nombreux voyants le renseignent sur les dispositifs de pilotage.
Faire face à l'imprévu
La profession ne connaît pas la routine. Le conducteur, généralement employé à la SNCF, fait face aux imprévus entraînés par chaque nouveau voyage, chaque nouvelle manoeuvre. Seul maître à bord de son train, il gère des situations parfois difficiles : personne marchant sur les voies, alimentation électrique interrompue... Il communique par radio avec son autorité pour chaque intervention.
Disponible 24 h sur 24
Le quotidien du conducteur de train : travail posté et horaires irréguliers. Il travaille de nuit, les dimanches et jours fériés. Il peut être appelé en dernière minute pour remplacer un conducteur défaillant. Selon sa destination finale, il rentre ou pas chez lui après son service. Toutefois, la réglementation lui interdit de passer plus de 2 nuits hors de son domicile.

Compétences

Sang-froid et bonne santé
Lorsqu'une rame tombe en panne et que les alarmes sonnent simultanément, il ne faut pas céder à la panique ! De bons réflexes et une grande vigilance sont indispensables. Les longues heures passées seul en cabine, les horaires décalés, les manoeuvres... réclament un solide équilibre psychologique et une excellente santé.
Bien voir pour réagir
L'attention soutenue requise pour la lecture des panneaux ou pour vérifier que les voies sont libres nécessite une acuité visuelle sans défaut. Toutefois, que les porteurs de lunettes ne se découragent pas : il existe une norme avec correction.
Connaissances en électricité
Des compétences en électricité se révèlent précieuses. Par exemple, pour surveiller les nombreux appareils de pilotage et de contrôle : manipulateurs de commande de l'électricité, ampèremètres, voltmètres, manomètres, cylindres de frein... Un strict respect des procédures de sécurité et des règles techniques de conduite permet également d'éviter les accidents. Ce qui exige une organisation rigoureuse.

Nature du travail

Contrôle total
Avant de partir, le conducteur de train contrôle, à l'aide d'un tableau, la vitesse à ne pas dépasser, la distance de freinage, la charge du train et le nombre de voitures. Il vérifie l'état et la sécurité de la ligne et procède à des tests sur le bon fonctionnement du train.
Deux fonctions possibles
Le métier recouvre deux fonctions distinctes. Le conducteur de manoeuvre, sur chantiers ou lignes, participe à certaines opérations sur rames et engins moteurs. Le conducteur de ligne qui fait rouler des trains de voyageurs ou de marchandises.
Une attention constante
Pendant le trajet, de nombreux voyants et des appareils de mesure et d'alarme renseignent le conducteur sur la locomotive. Celui-ci fait attention à toute la signalisation extérieure (qu'il doit absolument respecter), aux travaux ou obstacles sur la voie, aux conditions atmosphériques...
Procédure à suivre
Si un problème survient malgré les essais techniques, la réaction du conducteur doit être rapide et adaptée. Il applique la réglementation d'usage (alerte radio, protection des voies), voire effectue certains dépannages. À son actif aussi des tâches administratives.

Formation pour accéder au métier

Il faut d'abord être recruté par la SNCF, puis suivre une formation interne à l'entreprise. On peut se présenter avec un diplôme de niveau V (ex : Cap),  mais un bac (scientifique ou techno STI2D (développement durable)) est conseillé ou  un bac pro ELEEC, MEI, ainsi que tout diplôme reconnu équivalent dans l'Union européenne.   • Accès : sur CV et dossier; visite médicale; tests de connaissances; tests psychotechniques; entretien de motivation. • Formation : d'une durée allant de 4 mois (pour le conducteur de manoeuvre) à 1 an (pour le conducteur de ligne), elle est assurée dans les établissements traction de la SNCF et est rémunérée. À la fois théorique et pratique, elle inclut un contrôle continu sanctionné par un examen... pour devenir (ou non) conducteur. La SNCF propose également différents examens pour l'évolution de carrière de ses agents.