cordiste
Bon alpiniste, le cordiste est avant tout un professionnel du bâtiment qui maîtrise parfaitement son métier d'origine (peintre, maçon, couvreur, etc.). À des hauteurs vertigineuses, il participe à la construction de ponts, monte des pylônes, rénove des toits, etc. Ce métier requiert des mesures de sécurité importantes.
Si les premiers cordistes étaient des alpinistes, il est désormais vivement conseillé d'obtenir une qualification en BTP. Les besoins en cordistes ne cessent de croître.
Offres d'emploi
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Vie professionnelle
BTP, industrie et spectacles
Ses compétences sont utilisées surtout dans le bâtiment, l'industrie, les travaux publics ainsi que pour la rénovation et la restauration des monuments historiques. Mais la demande s'est étendue à d'autres domaines : travaux publics, nettoyage, maintenance industrielle, événements, spectacles, rénovation et restauration de monuments historiques...
Un métier... en pleine ascension
Les besoins en cordistes ne cessent de croître. Depuis dix ans, le chiffre d'affaires des entreprises spécialisées dans les travaux en hauteur augmente en moyenne de 30% par an ! Dans le bâtiment, ils sont 250 employeurs pour 4 000 salariés.
Rémunération
Salaire du débutant
Entre 1500 et 3000 euros brut par mois.
Conditions de travail
Des risques maîtrisés
Avant toute chose, le cordiste est responsable de sa propre sécurité : il doit calculer les risques, connaître son matériel et respecter les normes réglementaires. Casque, chaussures, gants et harnais antichute composent son équipement de protection.
Jamais seul
Sur les chantiers, le cordiste travaille toujours avec d'autres cordistes, souvent en binôme. Tous sont sous la responsabilité d'un chef d'équipe. Ce dernier, un professionnel expérimenté, organise le travail et veille à la sécurité des ouvriers, pour lesquels bénéficier d'un solide encadrement est fondamental.
Même à l'étranger
Plus de 300 sociétés spécialisées dans les travaux d'accès difficile font appel aux compétences d'ouvriers cordistes. Ces PME prennent en charge différents chantiers à la demande des entreprises de construction. Si elles interviennent d'abord à l'échelle nationale, leur expertise reconnue leur ouvre les portes des chantiers internationaux. Un cordiste français peut ainsi être envoyé en mission à l'étranger.
Compétences
Professionnel passionné
Les cordistes sont avant tout des professionnels du bâtiment maîtrisant parfaitement leur métier d'origine. Et, ensuite seulement, des passionnés de «la grimpe».
Sportif et responsable
Les techniques de travail sur cordes relèvent de l'exploit sportif. Grimper le long des façades, travailler suspendu en l'air, nécessitent une solide condition physique. Cette activité risquée exige de la concentration et une attention constante... et exclut ceux qui ont le vertige. Une attention particulière doit être apportée à la sécurité.
Nature du travail
Des maçons voltigeurs
Installer l'illumination de la tour Eiffel, qui culmine à 324 mètres, construire le viaduc de Millau, à plus de 300 mètres du sol, nettoyer les vitres pentues de la pyramide du Louvre... autant de défis relevés par le cordiste. Les premiers professionnels étaient des alpinistes recrutés pour entretenir les surfaces en verre des buildings et des monuments d'art. Aujourd'hui, ces voltigeurs sont pour l'essentiel peintres, maçons, couvreurs et soudeurs, formés à l'alpinisme et aux travaux d'accès difficile.
Usines, ponts et toitures
Véritable Spiderman du bâtiment, le cordiste travaille à des hauteurs vertigineuses, auxquelles nul engin ne peut accéder. Harnaché, muni de cordes, d'un baudrier et de mousquetons, il inspecte des grues et d'immenses cheminées d'usine, rénove des toits en surplomb, assure le montage et la maintenance de pylônes et de haubans. Lors de la construction d'autoroutes ou de ponts, il grimpe le long des falaises pour installer filets de protection ou procédés de dynamitage.
Formation pour accéder au métier
Si les premiers cordistes étaient alpinistes, la profession s'est organisée au fil des ans et a créé ses formations. Aujourd'hui, il est vivement conseillé d'obtenir d'abord un diplôme du secteur BTP (CAP voire bac pro), puis une des spécialisations de cordiste.
Deux diplômes permettent d'acquérir les techniques de déplacement sur cordes et de maîtriser les règles de sécurité et de prévention des risques d'accident. Les exercices pratiques en conditions réelles représentent une grande partie des enseignements.
• Le certificat de qualification professionnelle (CQP) de cordiste se prépare en formation continue après une formation du bâtiment ou d'alpiniste (voir la rubrique «Sources et ressources»).
• Le certificat d'aptitude aux travaux sur cordes (CATSC) s'obtient après une expérience professionnelle de plusieurs mois et un stage de formation continue organisé par certains Greta (voir la rubrique «Sources et ressources»).
• En formation initiale, il existe également une FCIL (formation complémentaire d'initiative locale) techniques de travaux de bâtiment sur cordes. Recrutement sur dossier et tests d'aptitude après un CAP ou un bac pro. Formation en 23 semaines en alternance.
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