visiteur(euse) médical(e)
Responsable d'une zone géographique, le visiteur médical fait la tournée des cabinets libéraux, hôpitaux et officines pour le compte d'un laboratoire pharmaceutique. Il informe les médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, praticiens hospitaliers ou les pharmaciens sur les produits qu'il représente. Avec pour objectif de faire grimper la courbe des ventes de son employeur. Une condition pour l'exercer : posséder un diplôme national à bac + 2 et la carte professionnelle. Les labos recrutent : une opportunité pour ceux qui ont la fibre commerciale.
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Offres d'emploi
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Vie professionnelle
Une population jeune
Avec plus de 23 000 visiteurs médicaux, cette profession représente plus du quart des emplois de l'industrie pharmaceutique. Une profession jeune puisque 75 % d'entre eux ont moins de 45 ans. Et qui recrute !
Des bassins d'emplois
La situation de l'emploi reste favorable malgré des disparités régionales. Les laboratoires sont en effet concentrés en Île-de-France (15 % des emplois), Rhône-Alpes, Côte d'Azur et Nord-Pas-de-Calais. À noter qu'il est plus facile de débuter en région parisienne et dans nord de la France que dans le Sud.
Une fonction tremplin
Après quelques années, un professionnel peut devenir délégué auprès des médecins spécialistes à l'hôpital. Il peut aussi gravir les échelons et devenir directeur régional pour encadrer une équipe de visiteurs médicaux ou encore évoluer dans l'entreprise vers le marketing ou la publicité.
Salaire du débutant
Environ 1770 euros brut par mois sans les primes d'intéressement aux bénéfices.
Conditions de travail
Des horaires chargés
Le visiteur voit en moyenne cinq à six «clients» par jour, à leur cabinet, à leur officine ou à l'hôpital, selon le cas. Son carnet de rendez-vous est donc souvent chargé. Ses horaires sont irréguliers, car il doit s'adapter aux contraintes horaires des praticiens. Le temps passé dans les salles d'attente fait partie de son quotidien.
Une grande autonomie
Responsable d'un secteur géo- graphique, le visiteur médical passe beaucoup de temps sur les routes. Un avantage : il travaille seul et gère lui-même sa tournée. Il a des interlocuteurs multiples : médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, praticiens hospitaliers, mais aussi pharmaciens d'officine pour les produits délivrés sans ordonnance. Il peut se spécialiser pour l'un de ces professionnels de santé.
La course aux résultats
Comme tout commercial, il est soumis à une très forte pression : mise en concurrence permanente et course aux résultats. Traditionnellement salarié d'un laboratoire pharmaceutique, il travaille de plus en plus souvent pour une société prestataire de services. Il est alors «multicarte».
Compétences
Commercial dans l'âme
Son aptitude à argumenter, ses qualités relationnelles sont ses meilleurs atouts. Tenace, dynamique, autonome et organisé, il sait prendre des initiatives et faire preuve de rigueur et de méthode dans ses présentations aux médecins. Une bonne résistance physique et nerveuse s'impose.
Une sensibilité aux sciences
Son intérêt pour les produits à caractère scientifique et médical doit rester constamment en éveil, car il est tenu de se former tout au long de sa vie professionnelle pour être crédible auprès des professionnels de santé.
Nature du travail
Un commercial qui ne vend pas
En première ligne face aux professionnels de santé, le visiteur médical assure la promotion d'un ou de plusieurs médicaments pour le laboratoire pharmaceutique dont il dépend. Mais, attention : s'il cherche à convaincre son interlocuteur de prescrire son produit plutôt qu'un autre, il n'a pourtant rien à vendre. Une charte lui interdit même de donner des échantillons aux praticiens.
Une information scientifique
Il doit être capable de répondre à leurs questions sur la tolérance, l'efficacité, la posologie de ses produits... les informer sur de nouvelles études ou indications. Après sa visite, il rédige un compte rendu sur son «ordinateur de poche». Le soir, après sa tournée, il envoie via l'internet les informations de la journée à son directeur régional. Ainsi, il relaie les remarques du corps médical sur d'éventuels effets secondaires, contribuant à établir un dialogue entre les deux parties.
À la pointe de l'actualité
Il se rend aussi à des réunions de secteurs animées par les responsables régionaux pour s'informer sur la politique commerciale du laboratoire. Il participe à des séminaires de formation qui lui permettent de mettre ses connaissances à jour.
Formation pour accéder au métier
L'accès à la profession est réglementé. Il faut, soit obtenir la certification de Visiteur médical préparées dans les organismes habilités par le CPNVM, soit suivre les formations proposées par les universités partenaires. Le titulaire peut alors obtenir sa carte professionnelle. Celle-ci est délivrée par le CPNVM, à la demande de l'employeur lors de la 1re embauche, et renouvelée chaque année à l'initiative de l'entreprise.
Deux voies de formation possibles :
• une trentaine d'écoles privées dispensent avec le CPNVM une formation de 850 heures, soit 6 mois de cours théoriques, et 3 à 4 mois de stage. Accès sur dossier, test et entretien, avec un BTS, DUT, ou une 2e année validée de licence (L2).
• certaines facultés de sciences ou de pharmacie ont signé une convention avec le CPNVM pour dispenser une formation de visiteur médical. Celle-ci se fait dans le cadre d'un DEUST (2 ans), d'un diplôme d'université (DU 1 an) ou d'une licence professionnelle (1 an).
En école privée ou à l'université, le programme est centré sur l'enseignement des matières scientifiques et médicales, sur la réglementation du médicament, le système de santé, le marketing. Il comporte un stage obligatoire de trois mois au minimum.
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