Recrutement Doctorat.Gouv.Fr

Thèse Comment les Collectivités Territoriales Articulent-Elles la Préservation du Patrimoine Matériel Culturel avec les Objectifs de Transition Écologique et de Participation Citoyenne dans leurs H/F - Doctorat.Gouv.Fr

  • Paris - 75
  • CDD
  • Doctorat.Gouv.Fr
Publié le 8 avril 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université Paris-Saclay GS Economie & Management
École doctorale : Droit, Economie, Management
Laboratoire de recherche : LAREQUOI - Laboratoire de recherche en Management
Direction de la thèse : Stela RAYTCHEVA
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59

Cette thèse s'intéresse à la manière dont les collectivités territoriales articulent la préservation du patrimoine matériel culturel avec les objectifs de transition écologique et de participation citoyenne dans leurs politiques publiques. Dans un contexte marqué par l'intensification des effets du changement climatique, la transformation des modes d'aménagement et l'évolution des attentes démocratiques, le patrimoine n'apparaît plus comme un simple héritage à conserver, mais comme un objet de gouvernance situé à l'intersection d'enjeux historiques, environnementaux, sociaux et territoriaux. Les projets de rénovation énergétique, de renaturation, de prévention des risques, de mobilité ou de requalification urbaine reconfigurent en effet les usages, les significations et les conditions matérielles de conservation des sites patrimoniaux.

Le projet adopte une approche spatio-temporelle afin de mieux comprendre les tensions qui traversent l'action publique patrimoniale. Il repose sur l'idée que les arbitrages locaux ne mettent pas seulement en concurrence des normes ou des intérêts, mais aussi des espaces et des temporalités hétérogènes : temps long de l'histoire et de la transmission, temps court des mandats et des budgets, temps urgent de l'adaptation climatique, temps procédural de la concertation, temps quotidien des habitants et des usagers. De même, les échelles du bâtiment, du quartier, du paysage, du bassin de risque ou du territoire administratif ne se superposent pas spontanément. En mobilisant notamment les apports d'Henri Lefebvre sur la production sociale de l'espace et la rythmanalyse, ainsi que des travaux en études patrimoniales, politiques publiques territoriales et management public, la recherche vise à montrer que les conflits observés relèvent aussi de désajustements entre cadres spatio-temporels concurrents.

La thèse s'organise autour de plusieurs questions : comment les collectivités intègrent-elles la transition écologique dans leurs politiques patrimoniales ? Quels arbitrages opèrent-elles entre conservation, adaptation environnementale, sécurité, usages, coûts et attractivité ? Quels dispositifs participatifs associent réellement les citoyens aux décisions ? Quels effets économiques, territoriaux et sanitaires une préservation durable du patrimoine peut-elle produire ? Enfin, dans quelle mesure les innovations techniques et les nouveaux matériaux permettent-ils de concilier authenticité patrimoniale et performance environnementale ?Pour répondre à ces questions, la recherche mobilisera une méthodologie mixte combinant enquêtes qualitatives et quantitatives : entretiens semi-directifs avec élus, responsables territoriaux, experts du patrimoine, associations et habitants ; analyse de documents institutionnels et de politiques publiques ; questionnaires auprès des usagers ; analyses comparatives et statistiques des investissements et dispositifs territoriaux. L'enquête empirique portera sur plusieurs départements français aux profils contrastés - les Hauts-de-Seine, les Yvelines, la Charente-Maritime et l'Indre-et-Loire - afin d'identifier des configurations variées de rapports entre patrimoine, écologie et participation. L'ambition scientifique de cette thèse est de contribuer aux travaux en sciences de gestion et en management public en replaçant la spatialité et la temporalité au coeur de l'analyse de l'action publique locale. Elle vise également à produire des connaissances utiles aux collectivités pour concevoir des politiques patrimoniales plus durables, plus concertées et plus adaptées aux vulnérabilités contemporaines.

Le projet s'inscrit dans un contexte où les collectivités territoriales sont confrontées à des transformations majeures de l'action publique liées aux effets du changement climatique, à la pression sur les ressources, à l'évolution des usages des territoires et à la montée des attentes participatives. Dans ce cadre, le patrimoine n'est plus seulement un héritage à protéger, mais devient un objet de décision publique traversé par des enjeux de résilience, d'aménagement, d'identité territoriale, de qualité de vie et de légitimité démocratique.

L'objectif principal est de comprendre comment les collectivités territoriales construisent leurs arbitrages entre conservation patrimoniale, adaptation écologique et implication des citoyens. La recherche vise aussi à identifier les dispositifs, instruments, critères de décision et formes de gouvernance qui permettent - ou au contraire empêchent - une conciliation durable entre ces impératifs. Elle entend enfin dégager des leviers d'action transférables pour améliorer les politiques patrimoniales locales.

La thèse repose sur une méthodologie mixte, combinant des enquêtes qualitatives et quantitatives. Elle prévoit des entretiens semi-directifs avec des élus, responsables territoriaux, experts du patrimoine et associations, ainsi qu'une analyse documentaire des politiques publiques. Elle intègre aussi des questionnaires auprès des citoyens et usagers, ainsi qu'une analyse comparative de plusieurs territoires contrastés : les Hauts-de-Seine, les Yvelines, la Charente-Maritime et l'Indre-et-Loire.

Le profil recherché

Le candidat à ce projet de thèse doit présenter un profil pluridisciplinaire, à l'interface des sciences de gestion, du management public, des politiques territoriales et des enjeux liés au patrimoine, à la transition écologique et à la participation citoyenne. Une formation de niveau master en management, sciences de gestion, science politique, aménagement, patrimoine ou politiques publiques constitue un socle pertinent. Le projet requiert également une sensibilité forte aux problématiques territoriales et à l'action publique locale, ainsi qu'un intérêt pour les approches interdisciplinaires. Une première expérience dans les collectivités territoriales, les organisations publiques ou les structures intervenant dans les champs du patrimoine, de l'environnement ou de la concertation constitue un atout important.
Le profil attendu est celui d'un candidat capable d'articuler réflexion théorique, compréhension des terrains institutionnels et intérêt pour les enjeux contemporains de transformation de l'action publique. La réalisation de cette recherche suppose plusieurs compétences complémentaires. Le doctorant doit maîtriser les fondamentaux de la recherche en sciences humaines et sociales, notamment la construction d'une problématique, la conduite d'une revue de littérature, l'analyse critique de travaux scientifiques et la rédaction académique. Il doit aussi être en capacité de mobiliser une méthodologie mixte, combinant des outils qualitatifs (entretiens semi-directifs, analyse documentaire, analyse de discours) et quantitatifs (questionnaires, traitement de données, comparaison territoriale). Des compétences relationnelles sont également nécessaires pour mener des enquêtes auprès d'acteurs variés - élus, responsables territoriaux, experts, associations, citoyens - et pour évoluer dans des contextes institutionnels diversifiés. Enfin, ce projet demande autonomie, rigueur, capacité d'analyse, sens de l'organisation et aptitude à restituer des résultats à la fois sur le plan scientifique et dans une perspective opérationnelle, afin de produire des connaissances utiles aux collectivités territoriales.

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