Recrutement Doctorat.Gouv.Fr

Thèse Rôle du Métabolisme dans le Développement des Cancers Secondaires Radio-Induits H/F - Doctorat.Gouv.Fr

  • Montpellier - 34
  • CDD
  • Doctorat.Gouv.Fr
Publié le 9 avril 2026
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Les missions du poste

Établissement : Université de Montpellier
École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé
Laboratoire de recherche : IRCM - Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier
Direction de la thèse : Laetitia LINARES ORCID 0000000316612119
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59

La radiothérapie reste un traitement de choix pour de nombreuses tumeurs malignes, souvent en association avec d'autres stratégies thérapeutiques. En effet 50 à 70 % des patients atteints d'un cancer dans le monde sont traités par des rayonnements ionisants (RI) qui restent un outil thérapeutique efficace et courant. Une complication grave mais relativement rare de la radiothérapie est l'induction de deuxièmes cancers primaires (SPC), également appelés cancers radio-induits. Parmi les cancers secondaires en territoire irradié, se retrouvent les sarcomes des tissus mous radio-induits (RIS). Les RIS sont des entités cliniques rares, qui apparaissent dans la zone d'irradiation à proximité immédiate de zone où se trouvait la tumeur d'origine. Ils se développent généralement avec une période de latence médiane de 10 ans et surviennent dans 1% des cas d'irradiation. La chirurgie reste la principale option de traitement mais le taux de rechute est élevé et la survie courte. Ainsi, les RIS constituent à ce jour un réel défi thérapeutique.
Des travaux publiés par Goy et al. ont permis d'établir que, des fibroblastes humains sains, irradiés à faible dose, (correspondant à l'irradiation émise en bordure d'un territoire) subissent des cassures simple-brin de l'ADN, conduisant à un état de senescence sans entrainer la mort cellulaire. Certaines de ces cellules sénescentes se remettent à proliférer et deviennent invasives in vitro sans pour autant donner de tumeur après greffe chez la souris. Les auteurs de cette étude n'obtiennent aucune tumeur sur les 22 souris greffées avec des fibroblastes irradiés. Notre hypothèse de travail est qu'un facteur complémentaire à l'irradiation est donc nécessaire pour rendre les cellules tumorales. Des données de transcriptomiques étant disponibles sur les sarcomes radio-induits (RIS) et les cellules sénescentes, nous les avons comparées afin de trouver une signature pouvant expliquer la transformation cellulaire. Nous avons mis en évidence par cette analyse que le métabolisme d'un métal en particulier était altéré dans les RIS. De façon intéressante, des données de la littérature montrent que les patients atteints de cancer, tous cancers confondus, possèdent des taux de ce métal élevés. L'objectif principal du projet est de déterminer si ce métal est capable d'induire la transformation de cellules saines en cellules tumorales et quelles voies de signalisation sont impliquées dans cette transformation.

Le projet s'effectuera dans un environnement scientifique parfaitement adapté (l'Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier,INSERM U1194) au sein d'une équipe avec une forte expertise dans le domaine du métabolisme et de l'utilisation de modèles murins.

Biologie cellulaire et moléculaire.
Biochimie
Expérimentation animale

Le profil recherché

Master 2 ou Equivalent
Motivation pour des projets de recherche en relation avec l'oncologie et le métabolisme
Travail sur modèles murins
motivation bioinformatique pour l'analyse des résultats

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