relieur(euse)-doreur(euse)
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Le relieur habille et protège les livres. Il existe deux types de reliure. La reliure courante : la plus pratiquée pour les bibliothèques, les archives... et la reliure d'art ou de création, pour les collectionneurs et les particuliers. Les emplois concernent la reliure industrielle ou les petits ateliers de reliure d'art. Le relieur peut travailler comme salarié ou artisan. Créativité, patience, minutie... et connaissance de l'histoire du livre sont les qualités demandées.
Offres d'emploi
Retrouvez les offres d'emploi pour relieur-doreur :
Vie professionnelle
Souvent en solo
Il existe près de 400 ateliers de reliure (semi-industrielle, industrielle et artisanale). Dans les deux tiers d'entre eux, le relieur-doreur travaille seul. Dans le tiers restant, on compte entre 20 et 50 professionnels.
Surtout dans l'industrie
La Chambre syndicale de la reliure dénombre 1 800 emplois pour la reliure main (reliure courante, reliure soignée, reliure de très grande qualité). Et 7 000 emplois pour la reliure industrielle.
L'État employeur
La fonction publique ouvre des concours (maître ouvrier, technicien d'art, chef de travaux) pour exercer dans les musées nationaux, les domaines nationaux, les bibliothèques, les manufactures nationales, ainsi qu'aux Archives nationales et au Mobilier national.
Salaire du débutant
De 1280 à 3050 euros brut par mois.
Conditions de travail
Fonctionnaire
Des structures comme la Bibliothèque nationale de France, les Archives nationales ou certains musées, possèdent leurs propres ateliers de reliure. Les emplois sont accessibles par concours, à partir du CAP.
Artisan ou salarié
Le relieur doreur peut être salarié d'un petit atelier ou artisan. Dans le dernier cas, il doit veiller à ne pas s'installer n'importe où. Le mieux étant de s'établir près d'une université, d'une bibliothèque, d'un musée...
Compétences
Adroit et précis
Le relieur est extrêmement précis dans ses gestes. Par exemple, pour dorer une reliure, il applique très délicatement des feuilles d'or sur la couverture préalablement chauffée. Une erreur de pose avec une feuille d'or (très légère et très fine) et tout est à recommencer !
Adaptable aux commandes
Aujourd'hui, les bibliothèques publiques (Bibliothèque historique de la Ville de Paris ou encore celle de Belfort...) souhaitent valoriser leurs fonds en faisant appel à la reliure contemporaine. Cette dernière réclame créativité et imagination.
Patient et expérimenté
Impossible pour le relieur de faire son travail dans l'urgence. Ses gestes sont appliqués et nécessitent une grande concentration. Un bon relieur acquiert des gestes d'autant plus sûrs et précis qu'ils ont été répétés de nombreuses fois.
Expert en histoire du livre
La reliure d'art d'un vieil ouvrage exige la connaissance de l'histoire du livre. Un livre ancien a de la valeur et la reliure doit l'augmenter. L'artisan doit connaître l'époque, les matières utilisées et respecter les techniques en vigueur au moment de l'édition du livre.
Nature du travail
Démonter et remonter
Le relieur doreur commence par démonter l'ouvrage, puis il recoud (à la main pour une reliure d'art, à la machine pour une reliure courante) les pages avec de la ficelle. Puis, il ajoute les « gardes », feuilles qui séparent soit la première page du reste du livre soit les parties entre elles. Enfin, il ajuste les pages pour présenter une surface unie. Le livre est prêt pour la reliure finale faite à l'aide d'un carton recouvert d'une toile ou de cuir parfois doré à l'or fin.
Relier pour durer
Le relieur-doreur peut se spécialiser en reliure courante, la plus pratiquée. Pour cela, il utilise essentiellement des matériaux sobres (toile ou cuir peu cher) pour habiller les livres, sans faire preuve de créativité particulière. Ces derniers alimentant surtout les bibliothèques, les archives des ministères, les mairies, les collections de périodiques...
Relier pour sauver
En reliure d'art (ou de création), le professionnel est spécialisé en restauration de livres anciens, précieux (numérotés, illustrés...), uniques... et abîmés ! Les principaux clients : les musées, la Bibliothèque nationale de France, les Archives nationales, les particuliers (bibliophiles, collectionneurs).
Formation pour accéder au métier
Le CAP arts de la reliure est le diplôme de base pour devenir relieur-doreur. Toutefois, une formation complémentaire est recommandée pour réaliser des travaux plus complexes sur des ouvrages anciens et de valeur.
Niveau CAP
• CAP arts de la reliure;
Niveau bac
• Brevet des métiers d'art (BMA) arts de la reliure et de la dorure;
Niveau bac + 2
• Diplôme des métiers d'art (DMA) arts graphiques, option reliure dorure.
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